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Eugène Boudin par ses contemporains (Baudelaire, Monet, Zola...)
Chaleil Frédéric
PARIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846211741
De Baudelaire à Zola, en passant par d'autres écrivains contemporains d'Eugène Boudin, ce livre réunit un florilège de textes critiques, poétiques et littéraires consacrés à l'oeuvre de celui que Corot surnomma " le roi des ciels ", et dont Monet disait : " Je dois tout à Boudin ". A l'occasion de l'exposition rétrospective Eugène Boudin aufil de ses voyages, à Paris, qui montre à travers peintures, pastels et aquarelles toute la palette de celui qui se voua entièrement à l'étude inlassable des ciels et des rivages, des bateaux et des ondes, et qui chercha en Belgique, en Hollande, sur les côtes normandes, flamandes ou picardes, à Bordeaux, dans le Midi et à Venise, l'infinie variation de la beauté atmosphérique. Des notes de voyage, prises par Boudin lui-même lors d'un voyage en Bretagne, donnent à voir comment l'artiste se confronte au paysage et aux hommes qui l'animent. Né à Honfleur, mort à Deauville, Eugène Boudin (1824-1898) célèbre pour ses représentations des élégances du Second Empire sur les plages normandes, fut surtout ce peintre de la mer et du ciel dont la lumière et la couleur annonçaient un pionnier de l'Impressionnisme.
Il n'y a rien de plus bas dans la race humaine que les Français ". Mark Twain haïssait la France avec passion, si l'on en croit ce mot péremptoire. Entre ironie et provocation, sarcasme et mauvaise foi, l'humoriste américain attaque allègrement la morale, l'histoire et la politique françaises qu'il juge en touriste, en puritain et en écrivain. Dans ce recueil de textes qui mêle un essai comparatif entre Français et Comanches, le récit d'un voyage dans la nation de Napoléon III en 1867, un faux reportage sur un grand duel de Gambetta sous la Troisième République, un conte saugrenu autour du peintre Millet, des notes piquantes sur Paris et les Parisiens, ou la relation d'une cure thermale à Aix-les-Bains, on goûtera la verve, l'invention et parfois la cruauté dont sait faire preuve Mark Twain dans ce portrait de la France et de ses drôles d'autochtones à la fin du XIXe siècle.
Résumé : "Lorsque je suis allé la première fois à l'exposition Sickert je suis devenu complètement et seulement un insecte - un pur oeil. J'ai volé de couleur en couleur, du rouge au bleu, et du jaune au vert. Les couleurs traversaient mon corps en spirale, en allumant une torche, comme si une fusée filait dans la nuit et éclairait des verts et des bruns, l'herbe et les arbres, et puis là dans l'herbe, un oiseau blanc. La couleur m'a réchauffé, ravi, irrité, brûlé, apaisé, nourri, et finalement épuisé". La rencontre avec l'art de Walter Sickert est une expérience sensible puissante selon Virginia Woolf qui met en lumière, dans cet essai esthétique publié en 1934 (et inédit en français), tout ce que déclenchent les créations du peintre anglais chez le regardeur. Woolf développe ici sa conception de l'oeuvre d'art, littéraire comme picturale, et compare Sickert à un grand biographe, qui voit toute la vie d'un être pour peindre son visage, ou à un romancier qui exprime et fait sentir la réalité même sans celer la part de silence propre au caractère du tableau. Un texte fondamental pour découvrir, comprendre et aimer un des meilleurs artistes anglais de la modernité.
Il ne faut pas essayer de ménager les sentiments des gens car à être trop gentil on fait fausse route, et puis ne pas essayer d'être un gentleman du tout, c'est beaucoup plus gentleman que d'essayer et de rater! Ce don, cette grâce, ou cette vertu, ne réside pas tant dans la conduite que dans la connaissance; non pas tant en se préservant de ce qui est mal, qu'en sachant précisément ce qui est droit". Dans "Gentlemen", un essai écrit en Amérique, en 1888, Robert-Louis Stevenson s'attache à étudier le concept si british du gentleman. Celui qui représente en quelque sorte l'homme idéal, "l'homme qui, dans chaque circonstance de la vie, sait ce qu'il faut faire et comment le faire élégamment". Avec quelques exemples historiques à l'appui, son expérience personnelle et une bonne dose d'ironie spirituelle, Stevenson aborde la dimension sociale autant que morale de ce sujet dont la distinction constituera l'essence même. Dans le texte "Sur quelques gentlemen dans la fiction", écrit et publié à la suite du précédent, Stevenson se penche sur quelques personnages de théâtre ou de roman, nés de l'imagination de Shakespeare, Fielding, Dickens et Thackeray, et nous montre que chez eux les figures de gentleman ne sont pas toujours marqués d'une "qualité d'aptitude exquise", sans que cela nuise à leur force littéraire. À ces deux textes pleins de sève et d'érudition malicieuse, qui étaient inédits en français, nous avons joint de la même veine "Lettre à un jeune gentleman" qui se propose d'embrasser la carrière artistique, et la "Philosophie des parapluies", le premier essai théorique de Stevenson (1871) où l'humour s'allie pertinemment à l'analyse.
Résumé : "La Divine" ou "L'Incomparable" pour Oscar Wilde ; "La voix d'or" , pour Victor Hugo ; "Miracle de grâce moderne" pour Colette ; "Monstre sacré" pour Jean Cocteau ; "Etrange créature qui enchante et ensorcelle" pour Sigmund Freud ; "Gazelle à la férocité de panthère" pour D. H. Lawrence ; "Il existe cinq sortes d'actrices : les mauvaises, les belles, les bonnes, les grandes, et puis il y a Sarah Bernhardt" enfin pour Mark Twain. Sur "L'impératrice du théâtre" qui fut la première star internationale, on a beaucoup écrit et rêvé. Sa vie, son art, ses décors, ses excentricités, ses scandales, ses tournées, ses triomphes sont célébrées dans la presse et la littérature à travers le monde. Cent ans après sa disparition, Sarah Bernhardt (oct-1844-26 mars 1923) reste une figure immortelle, une légende qui palpite encore dans ce florilège de textes d'écrivains français ou étrangers ayant vu ou connu l'actrice sur la scène ou dans les coulisses.
Biographie de l'auteur Né en 1775 à la Martinique où son père, riche négociant armateur, possédait de nombreuses propriétés, Joseph Elysée Peyre-Ferry s'installe à Marseille avec sa famille en 1783. A 17 ans, il s'engage dans le bataillon des volontaires de Marseille, participe ou siège de Toulon, puis combat en Espagne, en Italie et dans l'Ouest avant de s'embarquer en 1801 pour Saint-Domingue. Après son retour, il servira au Portugal et en Espagne où il sera gravement blessé. Admis à la retraite en 1809, il se retire à Toulon où il sera directeur de la bibliothèque municipale jusqu'à sa mort en 1835. Historien, Jacques Dussart a réalisé plusieurs courts-métrages pour la télévision et le cinéma et a été co-scénariste de deux longs métrages : The clan d'Hervé Renal (1998), Gaspard de Besse de Christian Philibert (2001). Il a également publié plusieurs ouvrages.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, membre senior de l'Institut Universitaire de France, où il occupe la chaire de Civilisation des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale, Bernard Cottret est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont Cromwell, Calvin (traduit en sept langues), Histoire de la Réforme protestante, Histoire de la révolution américaine, Histoire de l'Angleterre. Il a publié aux Éditions de Paris : Jacques Fontaine, Persécutés pour leur foi, La Renaissance, civilisation et barbarie, ainsi qu'un ouvrage collectif Saintes ou sorcières ? L'héroïsme chrétien au féminin. Parallèlement à cet ouvrage, il publie le Traité des reliques de Jean Calvin.
De nombreux livres d'histoire et de fiction ont été écrits sur le hors-la-loi Jesse Woodson James (1847-1882) et son gang, mais l'ouvrage que son fils lui a consacré est un document unique et inédit en français. Publié en 1899, ce récit fait revivre la figure paternelle à travers souvenirs d'enfance et témoignages familiaux, et retrace aussi les aventures du Robin des bois américain : de sa participation à la guerre civile au Kansas et au Missouri jusqu'à sa mort chez lui tué dans le dos par un traître. Un meurtre qui suscitera bien des créations dont la dernière est le film L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Mais ce livre est aussi un plaidoyer pour un héros viril dont le fils cherche à réhabiliter la mémoire, en atténuant la portée de ses meurtres et la réalité de ses vols. D'ailleurs, Jesse James lui-même se pose en victime dans les lettres qu'il envoya aux journaux de son temps (traduites ici) et qui participèrent aussi de la fabrication de sa légende. . . Jesse Edwards James Jr (1875-1951), le seul fils survivant de Jesse James, fut lui-même accusé d'une attaque de train, et apparut dans le premier film dédié à l'histoire de son père, avant de devenir avocat à Los Angeles.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, BERNARD COTTRET occupe la chaire d'histoire des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale à l'Institut universitaire de France. Il est, entre autres, l'auteur de La2000), d'un Calvin, biographie (Payot) traduit en cinq langues et d'une toute récente Histoire de la révolution américaine (Perrin, 2003).