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Comédie musicale : les jeux du désir. De l'âge d'or aux réminiscences
Chalaye Sylvie ; Masson Alain ; Lombard Gaëlle ; P
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753507340
Le plaisir enfantin toujours renouvelé de plusieurs générations de spectateurs explique sans aucun doute l'importance toute particulière de la comédie musicale dans l'histoire du cinéma mondial. Mais il y a peut-être une autre raison, plus surprenante en apparence: la comédie musicale est un lieu formidable de propositions formelles qui inspire nombre de cinéastes contemporains désireux à leur tour de passer par la musique, la danse et le chant pour réinventer le monde ou plus simplement le donner à voir. Les études qui composent cet ouvrage, tout en proposant de nouvelles lectures des inépuisables classiques, témoignent de la richesse et de la diversité des ressources de ce que Jean-Luc Godard a appelé "l'idée de la comédie musicale". S'il est illusoire de définir avec précision cette "idée" tant elle suppose de multiples déclinaisons, la question du désir s'impose cependant comme un possible facteur d'unité. Bien sûr les chastes duos de Ginger et Fred et les étourdissantes conquêtes de l'infatigable Kelly ont laissé place aux renaissances nostalgiques de Rob Marshall, aux réminiscences spectrales de Martin Scorsese, à l'ironie grinçante et désespérée de Federico Fellini, voire à la cruauté de Bob Fosse. "La danse n'est plus seulement mouvement du monde, mais passage d'un monde à un autre, entrée dans un autre monde, effraction et exploration", écrit Gilles Deleuze. Cet ouvrage n'a d'autre ambition que de faire découvrir avec autant de curiosité que de plaisir quelques-uns de ces mondes. Bon voyage!
Petite comédie du fameux Dorvigny, jouée à Versailles en 1775 pour Louis XVI et Marie-Antoinette. Le Nègre blanc est une curiosité théâtrale qui mérite bien de figurer dans la collection " Autrement Mêmes ". De retour des Amériques, Valère veut revoir Angélique dont il est amoureux. Mais sa mère, Mme Simplex, doit la marier à un Procureur. Or celle-ci ne jure que par son cabinet de curiosités. Afin d'introduire son maître dans la maison, Crispin se fait alors passer pour un capitaine de vaisseau qui revient du Mexique avec dans ses bagages un " nègre blanc "... drôle de phénomène dont s'entiche bien sûr Mme Simplex. Si la comédie s'amuse des cabinets de curiosités tant à la mode à la cour de Louis XVI, et tourne en ridicule les coquetteries des dames de la haute société qui se piquent d'exotisme, ce n'est pas sans un réel enjeu prémonitoire, de ceux qui annonceront l'histoire de la " Vénus hottentote ". Mais surtout, sous couvert d'un divertissement léger, Dorvigny amène à penser le préjugé de couleur et la construction mentale qui infériorise l'Autre et conduit au plus stupide des aveuglements.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.