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Intifada : vers la paix ou vers la guerre ?
Chagnollaud Jean-Paul
L'HARMATTAN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782738407931
On voit la barricade de la route, des pneus enflammés, des bidons, des cageots de carton. Derrière, un groupe d'adolescents et à leur tête un garçon habillé de bleu. Ils jettent des pierres qui tombent à 20 mètres des soldats. "Il faut leur balancer du gaz", dit un lieutenant qui se trouve là avec son unité, "et ensuite donner l'assaut". Les ordres crépitent des talkies-walkies et entre temps les pierres se font plus précises (...) Le garçon en bleu a dépassé la barricade. Il regarde les soldats droit dans les yeux, et jette ses pierres. Il n'a pas peur ce garçon (...) Toute son existence se résume à cet acte de résistance. Le muscle qui s'étire, le poids de la pierre (...)."Viens, viens, fils de pute" crie le soldat en agitant sa matraque (...) "Viens toi-même", crie l'enfant et il s'avance. Pierre après pierre. Il les choisit sur le sol, soulève, lance. De très près. Il n'a pas peur. Il fait encore un pas. Un soldat lève son arme et vise (...) L'enfant s'en fout. Il continue d'avancer, face au fusil pointé sur lui (...) "Petit garçon que t'a donc fait la vie pour que tu n'aies pas peur de mourir ? (...)"
Depuis son indépendance le Pays du Cèdre va de problèmes en crises politiques qui dégénèrent parfois en guerres civiles. Deux sources de son malheur semblent demeurer inépuisables : une géopolitique complexe qui a fait de lui une arène de gladiateurs régionaux et internationaux, et un système politique confessionnel hypothéquant toute velléité de créer un Etat de droit moderne et démocratique.
Pris dans une actualité tragique, le Moyen-Orient est observé au prisme de ses minorités : persécutions des Chrétiens d'Orient, résistance armée des Kurdes, centenaire du génocide arménien. Les textes présentés ici sont issus d'une rencontre entre chercheurs et acteurs de la société civile. Ils illustrent la diversité des diasporas. Ce faisant, ils dessinent une universalité du déracinement et contribuent à une meilleure compréhension de la préservation d'une culture en exil.
Ce numéro de Confluences s'invite dans le débat hexagonal sur le devenir des politiques françaises en Méditerranée. Les auteurs ont cherché à fournir des clefs de lecture précises sur des sujets méditerranéens pour susciter une dynamique d'actions et ainsi questionner le futur des politiques françaises en Méditerranée. Une invitation pour tous les acteurs de la coopération méditerranéenne à agir dans le sens d'une politique méditerranéenne stratégique et responsable.
La conduite de la politique étrangère est un exercice d?une grande complexité sans doute davantage lorsqu?il s?agit d?une région aussi tourmentée que le Moyen-Orient. Ce numéro tente d?en explorer quelques aspects, avec les contributions d?Ignace Dalle, Bertrand Badie, Monique Chemillier-Gendreau, François Nicoullaud, Didier Billion, Hicham Mourad, Agnès Levallois, et des entretiens avec Bassma Kodmani et l?Amiral Guillaud.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.