Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Par lui-même et par les siens
Chabrol Claude ; Pascal Michel
STOCK
26,95 €
Épuisé
EAN :9782234070172
PAR LUI-MÊME ET PAR LES SIENSClaude ChabrolAvril 2011, 240 pages« En janvier 2010, peu après la mort d?Éric Rohmer, Claude Chabrol a enfin accepté un projet qu?il reportait d?année en année: se pencher sur sa vie et réfléchir sur lui-même, sur son travail, revenir sur une existence tout entière consacrée à une passion presque exclusive, le cinéma. À quatre-vingts ans, il était temps pour lui de le faire, disait-il, même s?il avait en horreur les dates anniversaires et les chiffres ronds. Ont commencé, pendant un peu plus de six mois, une série de rencontres où ce géant de la Nouvelle Vague, à la modestie légendaire et étrange, a laissé s?ouvrir les tiroirs de son coeur et de sa mémoire pour évoquer pêle-mêle ses films et ses femmes, les polars et la politique, ses maladies d?enfance et ses béatitudes, mais aussi la vieillesse et la mort? Elle approchait sans qu?on le sache. Et la voix s?est tue brusquement quand Claude Chabrol a interrompu nos conversations pour courir vers un destin qui l?a emporté en quinze jours. À toute allure.Ainsi ce livre, qui restera une aventure unique, a changé de forme. D?un côté, le cinéaste se raconte, tel qu?il veut qu?on le voie. De l?autre, les siens, de Stéphane Audran à Mathieu Chabrol, son fils musicien, de Cécile Maistre-Chabrol, sa fille et première assistante, à Aurore Chabrol, sa troisième femme qui fut aussi sa script-girl, le dévoilent, tels qu?ils l?ont connu et aimé. Et les deux images s?accolent et se collent en tremblant, pour sculpter les deux visages d?un Chabrol bien plus complexe et secret qu?il ne le laissait paraître. Pour ces confessions chuchotées, ces souvenirs impressionnistes, rédigés pendant les derniers mois de sa vie, Claude Chabrol a puisé dans ses souvenirs pour la première et la dernière fois, plongeant dans sa vie et ses films qui ne faisaient qu?un. Il parle de tout: de l?argent, des femmes, de l?amour et du sexe, de la jalousie, de la mort, de la politique, de ses bonheurs et de ses déceptions, de sa jeunesse et de sa vieillesse, sur un ton aussi feutré que sincère, où le rire n?est jamais loin, en livrant des clefs sur son cinéma et un éclairage inédit sur sa vie d?homme. » Michel Pascal
J'ai dit à mes débuts qu'il ne fallait pas plus de quatre heures - et encore, quand on n'est pas doué - pour apprendre la mise en scène, et je le pense toujours. Il suffit de quatre heures pour apprendre ce qui est nécessaire: à quoi correspondent les objectifs, la petite grammaire sur la direction des regards, comment réaliser les mouvements d'appareil, la profondeur de champ. Claude ChabrolDu choix du sujet à l'écriture du scénario de la recherche d'un producteur à l'aventure du tournage de la direction d'acteurs à celle des techniciens de la finition du film à la sortie en salles - le service après vente -, Claude Chabrol nous donne une vision chaleureuse et caustique de son métier.
La démarche pragmatique présentée ici à l'intention des travailleurs sociaux évalue théoriquement et met en relation concrète dans l'analyse des discours les principaux courants : psychologie sociale interactionniste, ethnométhodologie et philosophie du langage.
Claude Chabrol est cinéaste. Il travaille dans un art qui est aussi une industrie et où, par nature, la création est aléatoire. Et pourtant, il tourne... Pour la première fois, un auteur de films livre au public son expérience de créateur. Il explique comment. pour fuir l'académisme, il se refuse à dessiner ses plans, à prévoir ses tournages sur le papier. Il s'attache à une forme abstraite qu'il maintiendra à travers obstacles et difficultés de tous ordres. Ainsi seulement, tout en intégrant constamment les trouvailles des comédiens et des techniciens, il pourra donner à chacune de ses productions sa cohérence, son allure, sa personnalité. Ainsi ont procédé, toujours, ceux qu'il appelle les Hauteurs: Murnau, Lang, Renoir, Hawks, Ford, Hitchcock... Claude Chabrol raconte comment on fabrique un film. Il fait le procès de la censure, parle de l'argent, de la violence, du porno, de la politique, de la télévision. Il propose une réforme globale du système de production. Il règle quelques comptes, pique des colères, s'attendrit. se marre. Il nous dit sa haine d'une certaine caste de politiciens, son indifférence aux critiques, aux honneurs, aux modes, son admiration pour Molière. Balzac, Simenon, Velasquez, Mozart, certains auteurs de science-fiction, Philippe-Auguste, Joséphine de Beauharnais... Il affirme sa conviction que toute morale ne peut être que personnelle et qu'il ne faut pas enfermer les hommes dans des définitions et des jugements. Sa fière devise est: "Oncques ne m'emmerde"... A le lire, on en est persuadé.
Résumé : Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l'âme d'un poète et l'uniforme d'un policier. Tandis qu'Anvers résonne sous les bottes de l'occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix. Récompensé par le plus prestigieux prix littéraire belge, Trouble interroge la frontière entre le bien et le mal et fait surgir un temps passé qui nous renvoie étrangement à notre présent. Traduit du néerlandais (Belgique) par Françoise Antoine
Résumé : Par un hasard miraculeux, Balthazar Janvier, enfant abandonné, devient le domestique dévoué de Lavoisier, père de la chimie moderne, homme encyclopédique : minéralogiste, météorologue, agronome, régisseur des poudres et salpêtres... Eduqué grâce à la générosité de son maître, Balthazar devient un Sganarelle de laboratoire, ébahi des expériences auxquelles il assiste. Mais ce domestique astucieux sera aussi le témoin des événements de son temps, au moment où la Révolution française s'emballe. Narrateur candide au coeur de la Terreur, il fera au lecteur le récit picaresque autant que tragique de la dernière année de vie de son maître. Le 24 novembre 1793, sous le coup d'un mandat d'arrêt, le chimiste se cache un temps dans Paris. Une nuit durant, Balthazar le conjure de s'exiler. Son maître décide de se livrer. Sans répit, le fidèle valet court Paris pour apporter au Comité de sureté générale la pétition signée par des savants en faveur de son maître. Rien n'y fait. Une dernière chance subsiste. C'est sans compter sur les passions humaines, exacerbées par la Terreur. La peur rôde dans chaque rue de Paris, dans chaque intérieur également, la frénésie, la folie, l'urgence sont racontées à hauteur d'homme, par ce jeune homme simple, qui est témoin de l'Histoire en train de broyer un monde, pour construire notre République. Mais elle coûte cher, cette liberté.
Résumé : Homme secret, cinéaste exigeant, Michael Haneke se révèle de manière étonnante dans ce livre, le premier en français qui lui est consacré. Fruit d'une soixantaine d'heures d'entretiens entre Vienne et Paris, cet ouvrage, illustré de 136 photos rares ou inédites, permet au réalisateur de Funny Games et du Ruban blanc d'exprimer sa conception du septième art et sa perception du monde contemporain. Face à Michel Cieutat et Philippe Rouyer, deux critiques de la revue Positif, Michael Haneke revient sur ses années de jeunesse et ses mises en scène au théâtre avant d'évoquer, film par film, son travail à la télévision et au cinéma, de ses débuts en 1974 à son dernier film sorti en 2017, Happy End. Au gré d'échanges libres et passionnés, se dégage l'image d'un créateur singulier, perfectionniste et plein d'humour, qui compte parmi les grands humanistes de notre temps.
Résumé : C'est à un mystère que s'attelle ici François Heisbourg, relatant le parcours de l'étrange baron Franz von Hoiningen. Cet officier allemand qui traverse deux guerres mondiales, s'engage spontanément dans le parti nazi, puis sauve des centaines de Juifs et de résistants ? dont le père de l'auteur?, qui s'évade d'Allemagne avec la Gestapo aux trousses après avoir été "mouillé" dans le complot contre Hitler, finit son odyssée dans les bras de sa femme au Luxembourg et disparaît de tous les écrans radar. Au point que ce récit aurait pu s'appeler "L'homme sans visage", tant il a été difficile de trouver une trace photographique de lui. Qui était-il ? Comment passe-t-on à un moment donné du mal au bien ? Quelle est l'alchimie de cette "banalité du bien" ?
Je n'ai jamais eu aucune ambition de devenir ou d'être une star de cinéma, mais la fascination que ce processus créatif opérait sur moi me donna l'envie de travailler et de travailler très dur pour plaire à Mr. von Sternberg. Ma légende m'a bien servie, et j'ose dire qu'elle a bien servi tous les autres cinéastes qui ont pris la suite après qu'il eut décidé que je devais continuer seule. » Parmi les stars de cinéma, Marlene Dietrich (1901-1992) se singularise en ce qu'elle a intimement collaboré avec un metteur en scène de génie à l'élaboration de sa propre légende. Les sept chefs-d'oeuvre qu'elle tourna en cinq ans avec Josef von Sternberg constituent le fondement de sa gloire et restent la raison essentielle de la fascination qu'elle continue d'exercer. Sa personnalité puissante et entière s'affirma cependant dans d'autres domaines cruciaux de l'histoire du XXe siècle, comme la lutte contre le nazisme ou la libération des moeurs.
Greene Milton H. ; Kirkland Douglas ; Greene Joshu
Résumé : Marilyn, comme vous ne l'avez jamais vue, à l'apogée de son incomparable beauté et de sa fulgurante célébrité (1953-1957). Cet ouvrage montre la grande complicité entre l'actrice et le photographe Milton H. Greene, réputé pour ses images de mode et ses portraits de stars de l'âge d'or hollywoodien. Il contient près de 300 photographies, dont 150 inédites - un trésor mis au jour par Joshua Greene.
En janvier 1954, un jeune critique nommé François Truffaut publie un violent pamphlet qui dénonce la "tradition de qualité française" et préfigure la Nouvelle Vague. Le retentissement est tel qu'il déchaîne contre lui la jalousie virulente de nombreux confrères, mais lui ouvre les portes de l'hebdomadaire Arts-Spectacles. Truffaut y publiera plus de cinq cents articles en cinq ans : une critique directe et sans concession. Il cultive ses goûts, affiche ses dégoûts, et le temps lui donnera souvent raison... Pour Truffaut, écrire sur le cinéma, c'est déjà en faire, mais la critique n'est pour lui qu'un viatique. Dès août 1957, il s'en éloigne en réalisant Les Mistons et ses derniers articles évoquent déjà le regard d'un cinéaste...