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Les droits de l'homme et le suffrage universel. 1848 - 1948 - 1998
Chabot Jean-Luc
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782738495457
Cet ouvrage est le prolongement d'une gageure réussie : la célébration concomitante du 150e anniversaire des révolutions de 1848 et du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il a un caractère résolument comparatif, à la fois dans le temps et dans l'espace, sur les thèmes du suffrage universel et des droits de l'homme. La problématique, volontairement redondante, met en perspective fondements et exercice du suffrage universel et fondements et pratique des droits de l'homme. Elle permet de mieux dégager les points de convergence des deux thèmes. Elle permet, également, de souligner la spécificité des approches théoriques et des expériences tant en France que dans certains pays européens, américains ou africains. Historiens, philosophes, politologues, sociologues et juristes, français ou étrangers joignent leurs contributions pour baliser le chemin déjà parcouru mais aussi pour souligner que l'accès de l'humanité à la terre promise des droits de l'homme et du suffrage universel est encore loin.
Ce livre met en lumière des articles et des contributions portant sur les inspirations philosophiques et religieuses de la pensée politique, la théorie politique de la construction européenne et l'éthique sociale sous-jacente aux Droits de l'homme. Le besoin de normativité, qui caractérise le phénomène sociétal en général et la dimension du politique en son sein en particulier, se nourrit de références anthropologiques fondatrices comme le sont le raisonnement philosophique et l'explication religieuse.
Le Droit est l'un des instruments privilégiés dans le domaine de la gestion des sociétés humaines. Le développement considérable des droits de la personne n'a pas été sans effet sur le maniement de cet instrument. L'Etat lui-même s'est vu faire l'objet d'une gestion par le droit en développant le concept d'Etat de droit. Cet ouvrage collectif examine ce phénomène sous quatre aspects différents : premièrement, face aux changements survenus en Europe dans les régimes étatiques depuis la fin des années quatre-vingt ; deuxièmement, face aux particularités culturelles propres aux Etats africains ; troisièmement, face à la dialectique de l'universel et du particulier ; et, quatrièmement, en ayant égard au fondement théorique du concept de l'Etat de droit dans sa relation avec les droits de la personne. Dans tous ces textes, présentés par des chercheurs provenant de quatre continents, nous retrouvons une question sous-jacente : dans quelle mesure les démocraties occidentales peuvent-elles exiger, au nom des droits de la personne, que les cultures et traditions différentes se plient à leur conception de l'Etat de droit ? Ces travaux sont le fruit de la collaboration entre le Centre des Droits de l'homme, Faculté de droit de Grenoble, Espace Europe de l'Université Pierre Mendès France, et Personne, culture et droits, équipe de recherche internationale et interdisciplinaire subventionnée par l'Agence Universitaire Francophone et faisant partie de son réseau de recherche partagée " Droits fondamentaux ".
Cet ouvrage explore les représentations de l'Antiquité dans la pensée moderne et contemporaine autour de deux problématiques : l'utilisation par la modernité européenne de figures empruntées, de manière réelle ou fictive, à l'Antiquité, et la question des continuités ou des ruptures entre Antiquité et Modernité.
Le titre de cet ouvrage et l'origine turque de son auteur pourraient laisser croire au genre classique de la thèse devenant plaidoyer pro domo en faveur de son pays, il n'en est rien. Selon le Professeur Chabot : " c'est une raison qui avance sereinement et nous conduit selon une analyse posée, mesurée et qui parvient à démontrer ce que l'on pourrait appeler "l'exception singulière de conditionnalité" appliquée à la Turquie par rapport aux autres processus d'adhésion ". " L'interrogation initiale est constituée par la singularité du comportement des institutions et des dirigeants politiques de l'UE à l'égard d'un pays qui est encouragé régulièrement à poursuivre la marche vers l'adhésion mais dont on recule sans cesse l'effectivité par des arguments qui ne sont pas toujours très convaincants ; comme si les responsables politiques de l'Union avaient peur d'exprimer les raisons véritables de leurs reports successifs ". Depuis la première demande turque, 21 Etats ont adhéré à l'Union et la Turquie attend toujours. L'explication officielle de cette lenteur particulière est l'incapacité de la Turquie à satisfaire la conditionnalité politique de l'adhésion. Or, lorsqu'on y regarde de plus près, on constate qu'aux conditions classiques contenues dans celle-ci s'ajoutent de nouvelles conditions dans le cas turc. En pareille situation, la conditionnalité politique ne constituerait-elle pas pour la Turquie davantage un critère de non adhésion qu'un critère d'adhésion ?
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.