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Didier Anzieu
Chabert Catherine
PUF
10,50 €
Épuisé
EAN :9782130477730
Parmi les grandes figures de la psychanalyse contemporaine, Didier Anzieu occupe une place originale et essentielle : son parcours d'humaniste, de la philosophie à la psychanalyse via la psychologie, soutient une démarche épistémologique qui concilie l'attachement rigoureux à la méthode et à la métapsychologie freudiennes, avec une ouverture, une extension des concepts et des techniques, dans des champs cliniques très diversifiés. Le psychodrame, la méthodologie projective, la dynamique de groupe, et bien sûr la cure classique, trouvent leur point de rencontre dans une recherche qui porte à la fois sur les contenants et les contenus psychiques. Catherine Chabert fraie un chemin qui nous permet de suivre les mouvements communs et multiples qui traversent une ?uvre complexe mais accessible par la fécondité de l'expérience et la clarté de pensée qui l'animent. Elle s'appuie sur la fidélité aux problématiques de fond qui en constituent les lignes de force : l'auto-analyse de Freud, la psychanalyse du génie créateur, l'intérêt essentiel pour le problème des limites et pour la métapsychologie susceptible de les conceptualiser, enfin le concept de Moi-peau, lieu de convergence d'une clinique nouvelle et d'une théorie.
La régression fait partie des processus psychiques qui peuvent se déployer dans des directions différentes, s'entremêlent et se condensent pour se lier, se délier, construire ou détruire. Moteur puissant du fonctionnement psychique, elle est quotidiennement présente dans la simplicité de la vie, inquiétante et énigmatique dans les dérives de la maladie grave, attractive et dangereuse dans les traitements psychiques où règnent le transfert, ses menaces et ses espérances. Splendeurs et misères, exaltation ou déréliction, mais toujours excès et démesure : la régression s'ancre définitivement au corps et à la psyché. Elle ne pourrait être absente de l'appareillage psychique le plus habituel sauf à entraîner des troubles graves : ne plus dormir, ne plus rêver ? Vivre en étant totalement privés de sensorialité ? Sans l'expérience de ce qui ne passe pas par les mots ? A partir de leur pratique, les auteurs explorent les diverses formes de cette notion complexe au caractère trompeusement banal et connu. Leurs contributions témoignent d'une mise à l'épreuve de la régression à différentes périodes de la vie (enfance, adolescence, âge adulte) et dans différents champs de la clinique psychanalytique contemporaine.
Résumé : "Qu'espérez-vous de moi ? " N'est-ce pas la question silencieuse qui traverse l'analyste dans les premières rencontres avec un patient ? "Qu'attendez-vous de moi ? " C'est aussi la question du patient dans l'adresse à l'analyste, qui inscrit d'emblée le désir dans l'impatience de sa réalisation. L'analyste, certes, ne se fixe pas de but. Mais, en dépit de ses précautions, il doit bien admettre qu'une part de son être-analyste l'incite à imaginer quelques visées à la cure : des espérances sans doute, ces "belles espérances" qui animent le patient comme l'analyste et sans lesquelles aucun des deux ne s'engagerait dans l'aventure. Une aventure patiente, qui accepte d'emblée les résistances et les détours inhérents à la méthode. Combien de temps d'analyse faut-il pour que l'attente inconsciente se précise et prenne forme ? Quelles liaisons, quelles déliaisons entre l'espoir et l'attente ? En appui constant sur la clinique, Catherine Chabert suit ce fil conducteur et déploie les différentes nuances de l'attente : attente patiente, joyeuse ou anxieuse, attente confiante ou douloureuse, selon les moments de l'analyse. Ancrée dans les états de détresse, au coeur de la sexualité infantile, l'attente est régulièrement réactivée autant par la déception et l'impuissance que par l'amour et la passion. Et le transfert est là pour révéler la force des désirs et l'attente taraudante de leur satisfaction : ses espérances.
La vie d'un loup n'est plus ce qu'elle était. Surtout quand on a une faim... de loup et qu'on n a plus rien à se mettre sous la dent. Et lorsque, comble de malheur, tous les animaux de la forêt et de la ferme se liguent contre soi... Assurément, une histoire à rendre tous les loups végétariens !
Féminin et mélancolique, la liaison de ces deux mots peut paraître provocante dans sa hâte à associer la féminité au masochisme et à la perte. Dans toutes les cures, pourtant, s'entend un double message: l'un qui parcourt les réseaux du complexe oedipien, l'autre qui se dissimule dans les arcanes de l'angoisse de perdre l'amour. Dans son creux, le féminin abrite l'enfant, l'enfance et l'infantile, attirant à lui les images de la passivité, de l'impuissance et du désarmement. Ce féminin-là est présent chez les deux sexes. Point de cristallisation de la bisexualité et des identifications, il détermine le devenir sexuel de chacun. Sa part vivante peut alors se défaire de ses entraves mélancoliques.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.