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Désobéir en démocratie. La pensée désobéissante de Thoreau à Martin Luther King
Cervera-Marzal Manuel
FORGES VULCAIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782919176229
Cet ouvrage de sciences humaines propose une réflexion autant qu'un état des lieux de la pensée politique autour du thème de la désobéissance civile et de la non-violence. Comment et pourquoi peut-on désobéir dans une démocratie, alors que les lois sont, théoriquement, l'émanation de la volonté du peuple? S'appuyant sur la pensée de Gandhi, Martin Luther King et Henry David Thoreau, et sur plusieurs de leurs écrits inédits en français, Manuel Cervera-Marzal explore les différentes possibilités qui s'offrent au citoyen d'une démocratie de s'opposer, par la désobéissance, à une situation qu'il juge injuste et contre laquelle les institutions démocratiques n'ont pas permis de lutter. Il montre ainsi que l'acte de désobéissance ne peut être justifié par le contexte politique, mais par la manière dont on désobéit. A partir de la pensée de Gandhi et King notamment, il analyse les manifestations contemporaines de désobéissance civile, comme celles du mouvement des "faucheurs volontaires" luttant contre les essais transgéniques et les cultures d'OGM. Cet ouvrage de théorie politique, écrit dans une langue accessible à tous, est destiné à un public large, des étudiants en sciences humaines, aux personnes impliquées dans l'action publique, mais aussi à toute personne désirant mieux comprendre les théories de la non-violence.
Nous ne livrons pas ici un travail sur mais avec Miguel Abensour. Plutôt qu'une présentation de son oeuvre, il s'agit de l'investir pour entrer en sympathie avec le mouvement même de sa pensée. Deux tâches s'imposent à l'interprète : systématiser Abensour et le prolonger. D'abord, bien que d'une grande cohérence, les idées d'Abensour ne font jamais l'objet d'une présentation unifiée et synthétique. Elles sont au contraire disséminées dans des dizaines d'articles n'ayant à première vue pas grand chose en commun. Sa pensée est difficile à restituer car il ne s'agit pas d'un système philosophique. Abensour passe toujours par les textes des autres (Arendt, Lefort, Clastres, Saint-Just, etc.) pour construire le sien. Pour y voir plus clair dans une pensée de son propre aveu extrêmement complexe, il nous faut donc opérer une reconstruction systématique. Mais cette systématisation ne risque-t-elle pas de briser l'élan émancipateur qui se dégage à la lecture des textes de l'auteur ? Car l'on sait l'attention méticuleuse qu'Abensour accorde à l'écriture philosophique : ne jamais clore les débats, ne fournir aucune réponse toute faite ni aucune solution, bref, entretenir une inquiétude susceptible de conduire le lecteur à penser par lui-même. La reconstruction systématique de cette pensée permettrait d'en saisir plus clairement les tenants et les aboutissants mais aurait pour défaut majeur de trahir Abensour en apportant des réponses là où l'auteur prenait soin de préserver une écriture placée sous le signe de l'incertitude ? Pas nécessairement, car les éclaircissements et les "réponses" que nous apporterons visent moins à résoudre les énigmes qu'à les relancer, en déplaçant les termes, en les agençant autrement. Nos "réponses" ne mettront pas fin à la réflexion car l'étonnement philosophique sera préservé, réorienté et non refermé. Chaque solution entraînera une nouvelle question. De la sorte, nous resterons fidèles à Abensour, qui n'est pas l'avocat de l'absence de solution mais de l'absence de solution définitive qui viendrait clore la réflexion une fois pour toutes.
La célèbre phrase prononcée par Heidegger lors du début d'un cours sur Aristote ("Nous allons commencer par la vie d'Aristote : il naquit, travailla et mourut. Passons maintenant à ce qui importe, sa pensée") résume assez bien la position des philosophes sur la question des rapports entre la vie et la pensée. Quant aux Confessions de Rousseau, comme aux autobiographies de Sartre et Beauvoir, on les cantonne au genre littéraire, qu'on distingue fermement du versant philosophique de leurs oeuvres. De leur côté, sociologues et historiens s'aventurent volontiers sur le terrain de la réflexivité. Est-ce en raison de l'abstraction et de la conceptualité qui est la sienne que la philosophie n'est pas portée sur ce genre de réflexion et d'écriture ? Les sciences sociales, en vertu du matériau empirique sur lequel elles se fondent, auraient-elles plus de facilité à revenir sur le terrain de la vie ? Il convient de poser de manière radicale le problème des rapports entre une oeuvre et son auteur : nos objets d'étude n'ont-ils pas toujours un lien avec nos histoires de vie ? Dès lors, que fait-on de ce lien ? Doit-on le traiter comme un objet embarrassant, quitte à le refouler ? Ou essaie-t-on de l'assumer, en exerçant un acte de réflexivité qui nous mette véritablement aux prises avec ce que nous sommes ? Afin de traiter ces questions, cet ouvrage collectif les contributions de Blaise Bachofen, Ludivine Bantigny, Manuel Cervera-Marzal, Adélaïde Fins, Isabelle Garo, Ivan Jablonka, Martine Leibovici, Yann Moulier Boutang, Claire Pagès, Irène Pereira, Nicolas Poirier et Jérôme Segal.
Une petite histoire de la contestation sociale. Ce livre nait d'un constat : il n'est plus possible de militer comme le faisions il y a vingt ans. Ni même il y a cinq ans. Le temps social n'est pas celui des horloges. Il lui arrive d'accélérer. Ce qui hier encore nous semblait impensable devient soudainement réalité. Les choses s'emballent et les acteurs sociaux, pris dans le tourbillon des évènements, ne sont pas toujours en mesure de comprendre ce qui leur arrive. Comment de bons pères de famille n'ayant jamais manifesté de leur vie se retrouvent-ils subitement à lancer des pavés sur des CRS au pied de l'Arc de triomphe ? Un gouvernement autoritaire, une pandémie mondiale : les épisodes récents ne sont pas dénués d'intensité. Manuel Cervera-Marzal tente, à travers cette courte histoire de la contestation et du militantisme, de comprendre d'où notre geste politique vient et surtout quels chemins lui sont encore ouverts.
Cet ouvrage est une invitation à penser avec plutôt que sur Miguel Abensour, parce que le meilleur hommage que l'on puisse rendre à un maître n'est pas d'arpenter en long et en large le chemin qu'il a déjà parcouru, mais de reprendre le flambeau pour l'amener plus loin. La pensée de Miguel Abensour n'est pas un objet d'étude. Elle est une force vive, une source d'interrogations continûment renouvelées, une puissance intempestive inquiète de l'ordre des choses et qui pourtant ne s'en accommode jamais. Composer avec elle, c'est recomposer notre façon d'envisager le monde. Parce qu'il a été leur professeur, leur éditeur, leur directeur de thèse ou simplement un inspirateur, tous les contributeurs et toutes les contributrices de cet ouvrage ont une dette envers Miguel Abensour. La meilleure façon d'honorer cette dette n'est pas de rendre au créancier - et que lui rendrait-on, d'ailleurs ? - mais de préserver le souffle de ce qu'il a transmis. Le souffle insurgeant de la démocratie, le souffle imaginatif de l'utopie, le souffle révolutionnaire de l'émancipation, le souffle vivant de la philosophie. Des souffles qui se mêlent, s'emmêlent et se démêlent. Des souffles désordonnés qui ont la vertu de nous désarçonner. Nous n'avons ni voulu domestiquer ces souffles, ni les mettre à l'unisson, mais avons, chacun et chacune à notre manière, choisi de nous laisser porter, et emporter, tout simplement, par le souffle d'une pensée.
Notre monde est fait de règles. Si toutes ces injonctions permettent la cohabitation pacifique de tous, elles assurent aussi le complet malheur de chacun. Les dés peuvent nous libérer, comme ils ont libéré Luke Rhinehart, un psychiatre à la vie étriquée, qui décide de jouer aux dés tous ses choix.... quelles qu'en soient les conséquences.Luke Rhinehart est né en 1932 à Albany dans l?État de New York. Il est l?auteur de neuf romans dont le plus connu est "L?Homme-dé", roman semi-autobiographique racontant l?histoire d?un homme jouant le destin de sa vie aux dés.
Résumé : Melvin Epineuse est engagé par une société secrète pour retrouver Bruno Bar, un excentrique dont la principale occupation consiste à baptiser, contre leur volonté, les militants anticléricaux. Les recherches de Melvin le mèneront de Paris à Florence, de Florence à Budapest ; jamais il ne prendra l'avion, mais toujours le train ; jamais il ne mangera d'autres mets que les plus fins, ni ne boira d'autres boissons que les plus nobles. Il rencontrera des femmes, explorera des catacombes, se fera tirer dessus sans riposter et s'efforcera de terrasser ses adversaires à coups d'aphorismes improvisés. Dans ce premier roman, lecteurs et lectrices, emportés par un héros attachant et original, pénétreront dans un imaginaire étrange, empruntant autant à Neil Gaiman qu'à Douglas Adams, pour découvrir une enquête haletante et mystérieuse.
Morris William ; Shelledy Maxime ; Degachi Souad ;
Résumé : Rodolphe, le plus jeune fils du roi des Haults-Prés, s'enfuit de la maison paternelle pour partir en quête d'aventures et connaître la vie d'un chevalier errant. Chemin faisant, il apprend l'existence d'une source magique à l'eau miraculeuse et se met en devoir de la découvrir. Son épopée le mènera par-delà les citadelles des hommes, les forêts enchantées et les landes arides. Le jeune aventurier y rencontrera un grand nombre de figures extravagantes qui bouleverseront sa vision du monde, du Bien et du Mal, et de lui-même : de fiers bergers-guerriers défiant l'ordre établi, des brigands justiciers plus joyeux que des ménestrels, un mystérieux chevalier noir, un moine lubrique tout droit sorti des Contes de Canterbury, et une sorcière insoumise à la loi des hommes dont il tombera éperdument amoureux. Grand roman d'aventures, ce texte incarne la naissance de la fantasy, croisement du roman d'aventures à la Walter Scott et du conte. C'est aussi une déclaration d'amour au Moyen Âge, cet âge où les machines n'avaient pas encore tout détruit, où chaque homme, chaque femme, avait plus de pouvoir entre ses mains, même face au seigneur féodal, que l'ouvrier n'en possède face au riche financier. Comme chez Swift, Voltaire ou Cyrano de Bergerac, l'aventure et le merveilleux deviennent dans ce roman les outils pour placer dans l'esprit de ses lecteurs les ferments d'une révolte nécessaire, éprise de liberté, d'égalité et de fraternité.
Issu d'une famille de pêcheurs, Liesse doit quitter son village natal à la mort de son père. Fruste mais malin, il parvient à faire son chemin dans le comptoir commercial où il a été placé. Au point d'être pris comme secrétaire par Malvine Zélina de Félarasie, ambassadrice impériale dans l'Archipel, aristocrate promise aux plus grandes destinées politiques. Dans le sillage de la jeune femme, Liesse va s'embarquer pour un grand voyage loin de ses îles et devenir, au fil des ans, le témoin privilégié de la fin d'un Empire.Dans ce conte merveilleux, relatant une vie entière avec un art consommé du suspense, et un talent inouï pour mêler humour et lyrisme, naît une nouvelle voix majeure de la fantasy.Claire Duvivier est née en 1981. Un long voyage est son premier roman.