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La fable mystique (XVIe-XVIIe siècle). Tome 2
Certeau Michel de ; Giard Luce
GALLIMARD
24,50 €
Épuisé
EAN :9782070141395
La Fable mystique a paru en 1982. L'auteur travaillait à un second volume quand il est mort en 1986. Pour faire aboutir le projet de Michel de Certeau, Luce Ciard (à qui il a confié l'édition de son oeuvre) a associé un long chapitre en partie inédit à des articles déjà parus. Le livre comme l'auteur sont devenus des classiques. Ils ont rendu visible un océan d'écrits où s'est cherchée, aux XVIe et XVIIe siècles, une "science expérimentale de la mystique". Ces récits d'expériences individuelles, où se mêlent l'émotion, le rêve, l'extase, l'amour, la souffrance, voulaient expliquer ce qui était survenu et découper, dans la vie commune de la foi, une manière de dire qui soit entendue par l'institution religieuse. Michel de Certeau explore cette "figure historique" de la mystique, ses conditions d'apparition, son essor et son échec final, faute d'avoir pu définir son objet. Ce volume présente le "contenu même" de la science cherchée, de Nicolas de Cires à Pascal, à travers Jean de la Croix, Jean-Joseph Surin ou Angelus Silesius. L'inspiration poétique, les récits (le visions ou de passions, le trouble de la folie, le concert des voix angéliques, la lecture des spirituels et celle des Ecritures, la subtilité rhétorique des arguments sont tour à tour analysés et mis en perspective avec précision, respect, délicatesse et grâce à une érudition sans faille.
Historien du domaine religieux, membre de l'Ecole freudienne de Paris, passionné par la culture du présent, Michel de Certeau (1925 - 1986) a porté un regard incisif sur l'entrecroisement des méthodes, des visées et des modèles qui déterminent les manières d'écrire l'histoire. De cette interrogation toujours reprise, de ce va-et-vient entre passé et présent, quelques textes (écrits entre 1967 et 1985) nouent ici les fils. Il y est question de Foucault, de Freud et de Lacan, mais aussi de l'analyse du pouvoir, du corps torturé, de la folie et de la fiction en histoire.
Résumé : Voici les chemins pluriels qu'emprunte la culture commune pour échapper à ses maîtres, rêver de bonheur, affronter la violence, habiter les formes sociales du savoir, se glisser à l'école ou à l'université, donner forme neuve au présent et produire ces voyages de l'esprit sans lesquels il n'est point de liberté. Avec lucidité, avec une étonnante justesse, cet essai dessine les figures possibles d'une invention sociale, en un geste politique plein de tendresse pour la foule anonyme.
La Raison technicienne croit savoir comment organiser au mieux les choses et les gens, assignant à chacun une place, un rôle, des produits à consommer. Mais l'homme ordinaire se soustrait en silence à cette conformation. Il invente le quotidien grâce aux arts de faire, ruses subtiles, tactiques de résistance par lesquelles il détourne les objets et les codes, se réapproprie l'espace et l'usage à sa façon. Tours et traverses, manières de faire des coups, astuces de chasseurs, mobilités, mises en récit et trouvailles de mots, mille pratiques inventives prouvent, à qui sait les voir, que la foule sans qualité n'est pas obéissante et passive, mais pratique l'écart dans l'usage des produits imposés, dans une liberté buissonnière par laquelle chacun tâche de vivre au mieux l'ordre social et la violence des choses. Michel de Certeau, le premier, restitua, voilà dix ans, les ruses anonymes des arts de faire, cet art de vivre la société de consommation. Vite devenues classiques, ses analyses pionnières ont inspiré historiens, philosophes et sociologues.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.