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Le verrou
Cerf Muriel
ACTES SUD
24,50 €
Épuisé
EAN :9782742710416
Le verrou, c'est celui qui fermait la porte des combles de la villa où Massimo Cuori entraînait jadis Nora Neumann pour célébrer, avec une religiosité fanatique, le corps de sa jeune maîtresse. Désormais patriarche d'une famille à la respectabilité sans faille, il entreprend le récit de la seule transgression de sa vie d'homme. Dans une minutie affolée, sa mémoire lui restitue chaque chatoiement, chaque flamboiement de cet été où il tint son amante captive d'une passion idolâtre, vénale et par là sourdement criminelle. Massimo Cuori en effet n'a rien pu oublier du premier instant où il aperçut celle qui serait l'objet de son désir, une jeune Autrichienne que prostitue sa mère, rien du moment où, quand elle a seize ans, il la retrouve serveuse dans un hôtel de Vienne, pour la séduire, l'enlever, et l'introduire comme sa fiancée dans la riche demeure familiale. Lorsqu'il écrit sa confession, ses petites-filles s'éveillent sous ses yeux aux ambiguïtés de l'adolescence, n'en imposant qu'avec plus de rigueur l'image de Nora Neumann, jusqu'à ce que, traversant le temps et les apparences, austère et brusque, la plus secrète vérité de cette jeune fille vienne éblouir les derniers jours du narrateur de la lumière d'une compassion sans bornes. C'est sur ce chemin de Damas, celui irrévocable et graduel d'une conversion, que nous conduit le nouveau roman de Muriel Cerf, dans une écriture singulièrement enivrante et magnifiquement inspirée.
Résumé : C'était, selon toute apparence, une vie sans secret ni orgueil, embaumée et pieuse : "Puissent de bons anges nous protéger", priait Erda Zimmerman, chaque vendredi soir allumant les bougies du shabbât, invoquant le peuple ailé qu'elle voyait distinctement arpenter la grande maison de Toulouse où les Zimmerman vieillissaient ensemble, sages de leur amour, de ce merveilleux amour des vieux...
Résumé : " En toute féerie, Dauphine intarissable me disait jusqu'à l'aube sa fable du Ponant, à croire que j'étais le roi Schariar et que sa tête dût tomber au matin. Le récit avait des allures de testament, et le débit de la narratrice, accru après un verre de chambolles-musigny dont la chaleur teintait à peine ses joues d'un fard aigu de jacinthe mauve, compensait trente ans de mutisme. Ravigotée par le chambolles-musigny, je veillai et prêtai l'oreille sans espoir de la reprendre avant que ne se lève le soleil... " La critique a parfois vu en Muriel Cerf la petite-fille de Jean Giraudoux. Mais nous entendons aussi à travers elle la voix du Nathanaël d'André Gide : " Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée ! " Une écriture en somme, qui vous donne à lire un spectacle : des héros intimes de Laurent le Magnifique, une Bourgogne opulente et exaltée, de hautes liturgies culinaires.
L?Homme du souterrain est la fantaisie même. C?est un livre qui surprend, tant par l?écriture que par l?intrigue et les personnages. La phrase, longue et mélodieuse, suit l?élégant mouvement de la phrase latine. L?intrigue, trouble et provocante, pourrait être celle d?une autre époque, d?un autre monde. Les personnages, décalés et immoraux, vivent au-delà des limites du monde ordinaire. Concrètement, un homme, amoureux des petites filles, s?est retiré de la vie en s?enfermant dans un château situé dans les Pyrénées. En plus de lui et de ses chats, il y a enfermé la servante Augustias et quelques chiens. Tout pourrait être idyllique dans cette prison dorée, mais voilà : l?amoureuse de Monsieur s?en est allée et il faut au moins interroger le ciel pour la retrouver ! D?où la venue de l?astrologue Azzédine. Ainsi, dans le désordre du château, le vie se désole, s?enivre, se prépare au pire. Le château a des allures de Sodome et Gomorrhe au moment de leur chute. Sans conteste, sous ses allures de roman sans âge, L?Homme du souterrain est une parodie réussie de la déchéance des m?urs. Un livre qui ne manque pas de troubler car nous y côtoyons nos propres dérives. --Isabelle Magnien
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.