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Luchini lit Céline. Voyage au bout de la nuit ; Mort à crédit ; Lettres à la N.R.F, 1 CD audio MP3
Céline Louis-Ferdinand ; Luchini Fabrice
GALLIMARD
21,90 €
Épuisé
EAN :9782072951473
Lucette Destouches le lui a dit un jour après l'avoir entendu lire le Voyage au bout de la nuit : "Céline ne l'aurait pas lu autrement." C'est dire à quel point, depuis que Fabrice Luchini lit Céline, il en est littéralement habité. L'extraordinaire parcours de l'acteur est aussi celui d'un amoureux passionné de la langue, d'un chercheur en écriture essentielle qui, depuis plus de trente ans, arpente les plus grands textes de la littérature. À propos de Céline, il le dit lui-même : "Céline invente une langue." Lui, Fabrice Luchini, se fait inlassablement le chantre et l'interprète de cette langue. Avec la puissante notion de ce que sont les mots en littérature, selon l'expression de Paul Valery : "des planches jetées sur un abîme." Dire Céline est au risque de cet abîme dans lequel jamais Fabrice Luchini n'a craint de s'aventurer. Et sans doute est-ce ainsi, au-dessus de l'abîme, qu'il nous propose aujourd'hui de nous risquer, avec lui, dans l'écoute de cette nouvelle interprétation de l'oeuvre célinienne. Fabrice Luchini nous livre une saisissante lecture d'extraits choisis et mis en forme par lui-même. Ils sont suivis d'une interview du comédien qui éclaire son travail face à cette langue et cette écriture de Céline qui le passionnent depuis longtemps.Notes Biographiques : Né en 1894 à Courbevoie, près de Paris, Louis-Ferdinand Céline (pseudonyme de L.-F. Destouches) prépare seul son baccalauréat tout en travaillant. Engagé en 1912, il est gravement blessé en novembre 1914. Invalide à 75 % et réformé, il devient agent commercial et part au Cameroun (1916), puis à Londres (1917). Après la Victoire, il fait des études de médecine, puis accomplit des missions en Afrique et aux États-Unis pour le compte de la Société des Nations. De retour en France, il exerce la médecine dans la banlieue parisienne et publie en 1932 son premier ouvrage Voyage au bout de la nuit, suivi, en 1936, de Mort à crédit. De 1944 à 1951, Céline, exilé, vit en Allemagne et au Danemark. Revenu en France, il s'installe à Meudon où il poursuit son oeuvre (D'un château l'autre, Nord, Rigodon) et continue à soigner essentiellement les pauvres. Il meurt en 1961.
«La vérité, là, tout simplement, la librairie souffre d'une très grave crise de mévente. Allez pas croire un seul zéro de tous ces prétendus tirages à 100 000 ! 40 000 !... et même 400 exemplaires !... attrape-gogos ! Alas !... Alas !... seule la "presse du c?ur"... et encore !... se défend pas trop mal... et un peu la "série noire"... et la "blême"... En vérité, on ne vend plus rien... c'est grave ! le Cinéma, la télévision, les articles de ménage, le scooter, l'auto à 2, 4, 6 chevaux, font un tort énorme au livre... tout "vente à tempérament", vous pensez ! et les "week-ends" !... et les Croisières Lololulu !... salut, petits budgets !... voyez dettes !... plus un fifrelin disponible !... alors n'est-ce pas, acheter un livre !...»
Le roman foisonnant où Céline raconte son enfance et sa jeunesse : "C'est sur ce quai-là, au 18, que mes bons parents firent de bien tristes affaires pendant l'hiver 92, ça nous remet loin". C'était un magasin de "Modes, fleurs et plumes". Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l'a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C'est moi le printemps."
L'ordre de route je l'avais dans la main... L'heure était dessus, écrite. Le factionnaire de guérite il avait poussé lui-même le portillon avec sa crosse. Il avait prévenu l'intérieur : - Brigadier ! C'est l'engagé ! - Qu'il entre ce con-là !
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : On connaissait une dizaine de lettres de Lou à Guillaume Apollinaire. Grâce à une découverte récente dans les archives du poète, c'est désormais près de cinquante nouvelles lettres qui sont accessibles. Lou, amante volage d'Apollinaire, assume sans culpabilité libertinage et liberté d'expression mais ne reste pourtant pas indifférente aux silences de Guillaume. Le poète apparaît alors moins comme le jouet d'une maîtresse frivole que comme celui qui a choisi de vivre discrètement une nouvelle aventure avec Madeleine Pagès, sa fiancée d'Oran. Aussi, l'image de Lou comme celle du poète d'"Ombre de mon amour" se voient enrichies et sensiblement modifiées par ces lettres, qui appellent une relecture des Lettres à Lou dont blancs et silences sont enfin comblés.
Farah et ses parents ont trouvé refuge dans une communauté libertaire qui rassemble des gens fragiles, inadaptés au monde extérieur tel que le façonnent les nouvelles technologies, la mondialisation et les réseaux sociaux. Farah pense être une fille, mais découvre qu'elle n'a pas tous les attributs attendus. Cependant elle s'épanouit dans ce drôle de paradis au milieu des arbres, des fleurs et des bêtes, observant les adultes mettre tant bien que mal en pratique leurs beaux principes : décroissance, antispécisme, naturisme, amour libre et pour tous, y compris pour les disgraciés, les vieux, les malades... Mais cet éden est établi à la frontière franco-italienne, dans une zone blanche sillonnée par les migrants ; ses portes vont-elles s'ouvrir pour les accueillir ?
Résumé : Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l'école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances. Pourquoi cette désertion soudaine ? Quelle menace fuit-elle ? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l'a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants ? où était Gloria ce soir-là ?, et comprendre enfin quel rôle l'avocat Santini a pu jouer dans toute cette histoire. Jusqu'où peut-on protéger ses enfants ? Dans ce roman tendu à l'extrême, Véronique Ovaldé met en scène un fascinant personnage de mère dont l'inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l'affronter.
Résumé : "Sept fois ils se sont dit oui. Dans des consulats obscurs, des mairies de quartier, des grandes cathédrales ou des chapelles du bout du monde. Tantôt pieds nus, tantôt en grand équipage. Il leur est même arrivé d'oublier les alliances. Sept fois, ils se sont engagés. Et six fois, l'éloignement, la séparation, le divorce... Edgar et Ludmilla... Le mariage sans fin d'un aventurier charmeur, un brin escroc, et d'une exilée un peu "perchée", devenue une sublime cantatrice acclamée sur toutes les scènes d'opéra du monde. Pour eux, c'était en somme : "ni avec toi, ni sans toi". A cause de cette impossibilité, ils ont inventé une autre manière de s'aimer. Pour tenter de percer leur mystère, je les ai suivis partout, de Russie jusqu'en Amérique, du Maroc à l'Afrique du Sud. J'ai consulté les archives et reconstitué les étapes de leur vie pendant un demi-siècle palpitant, de l'après-guerre jusqu'aux années 2000. Surtout, je suis le seul à avoir recueilli leurs confidences, au point de savoir à peu près tout sur eux. Parfois, je me demande même s'ils existeraient sans moi." Jean-Christophe Rufin