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La ruche
Cela Camilo José
GALLIMARD
10,50 €
Épuisé
EAN :9782070707720
L'auteur de ce livre est l'un des plus brillants représentants de la littérature espagnole contemporaine. La ruche, qui a obtenu un grand succès dans tous les pays de langue espagnole, est-elle un roman ? Une série d'instantanés plutôt - de flashes - dont l'ensemble constitue un document extraordinaire sur le Madrid de 1942. Une "histoire" ? Non, mais cent histoires entrecroisées dont les personnages passent tour à tour ou simultanément devant l'objectif. Ce n'est que peu à peu que l'on découvre les fils qui relient entre elles ces marionnettes humaines, et que le projecteur fait sortir de l'ombre les alvéoles qui servent de décor à leur aventure : on pense à un immeuble dont les petites fenêtres s'éclaireraient une à une et clignoteraient dans la nuit. Ce n'est pas un hasard si un des épisodes du livre a pour théâtre un grand édifice qui se met à vivre d'une vie "unanime" à la suite du décès d'un des locataires. Mais c'est un café qui est la cellule centrale où se rassemble l'essaim pittoresque et bigarré qui bourdonne dans la ruche, autour de la reine des abeilles, la patronne, la terrible doña Rosa : aventuriers douteux, oisifs, parasites, entremetteuses, usuriers, prostituées, petites bonnes, vieux boucs, et aussi les éternelles victimes de l'argent, de la politique, de la malchance et de l'injustice - les jeunes sans travail, les filles sans amour, les malades sans espoir, les écrivains traqués et les enfants qui chantent dans les rues. C'est toute la "comédie espagnole" - celle d'aujourd'hui et celle de toujours - que Camilo José Cela nous présente dans des pages dont l'ironie et le burlesque sont le voile transparent de l'émotion et de la pitié.
Dans la prison de Badajoz, un condamné relate longuement sa vie et revient sur le sort funeste de sa femme, de ses enfants, de ses proches. A son contact, toutes les existences semblent s'être effritées - comme s'effrite la terre d'Espagne, tuée par le soleil, "le vent mauvais et perfide". Semblable aux héros des grandes tragédies classiques, Pascal Duarte est "un modèle - un modèle qu'il ne faut pas imiter mais fuir".
L?Alcarria est une région naturelle de la Nouvelle-Castille aux limites imprécises. Peu fréquentée, elle est pittoresque et accidentée, bien arrosée et fertile dans les vallées. La steppe et le maquis occupent une bonne partie de son sol avec une flore aromatique variée et abondante qui produit un miel excellent. Camilo José Cela, l?auteur de La famille de Pascal Duarte et de La ruche, maître incontesté du roman espagnol du XXe siècle, a passé jadis quelques jours en Alcarria, et il s?y est plu. « Les gens m?ont semblé bons, dit-il. Ils parlent un castillan magnifique, avec un accent parfait et, sans trop savoir ce que je venais faire chez eux, ils m?ont bien traité, m?ont donné à manger, sinon abondamment, du moins amicalement ». Pendant ses allées et venues à travers l?Alcarria, Camilo José Cela a consigné dans un carnet tout ce qu?il voyait: ces notes ont formé le canevas de ce livre qui a été écrit en se promenant et « à la bonne franquette ». C?est un livre d?évasion écrit avec bonheur par quelqu?un qui a « pris la clef des champs », et ce quelqu?un est l?un des plus rigoureux, des plus important des écrivains espagnols contemporains.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Deux pensionnaires d'un collège religieux de Barcelone ont disparu. Une nonne délirante et un policier véreux promettent la liberté à un délinquant fou à condition qu'il éclaircisse le mystère. L'enquête révèle l'existence d'un souterrain derrière la chapelle du collège, où les deux jeunes filles se seraient livrées à des rituels sanglants. Un roman policier d'une férocité parodique, qui porte sur l'Espagne de l'après franquisme un regard aussi cocasse qu'impitoyable.
A dix-huit ans. "Varguitas" fait mollement des études de droit, travaille un peu à la radio, écrit des nouvelles et est éperdument amoureux de la tante Julia, belle divorcée de quinze ans son aînée. Malgré les obstacles, leur amour triomphera.
Résumé : Le corps d'un jeune homme affreusement mutilé, accroché à un arbre, a été découvert par un jeune chevrier. L'enquête conduit le lieutenant Silva et le sergent Lituma dans l'univers préservé d'une base militaire dirigée par le colonel Mindreau, et dans le labyrinthe de la petite ville de Talara organisée autour de la gargote de Doña Adriana. D'un côté, le monde secret de l'armée, de l'autre toute une population haute en couleur, pitoyable, mesquine, truculente. Qui, dans tout cela, a tué Palomino Molero ?Au suspense sans faille d'un véritable roman policier, Mario Vargas Llosa greffe une rigoureuse analyse des problèmes sociaux du Pérou et une dénonciation ironique, implicite, des mécanismes du pouvoir.
Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945. L'étudiant du lycée Henri-IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n'est pas donné à ceux qui n'ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu'on peut exorciser la mort par l'écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s'arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et peut-être par un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant. Semprun aurait pu se contenter d'écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une oeuvre d'art, où l'on n'oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n'est qu'à quelques pas de Buchenwald.