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Le pays d'où l'on ne vient pas
Céco Mérine
ECRITURE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782359053340
Un roman sur le refus des identités assignées, la mémoire de l'esclavage, le racisme, les diasporas par une écrivaine antillaise remarquée. Fèmi, une jeune femme, béninoise par sa mère, est en quête des origines martiniquaises qui lui viennent d'un père dont elle ne sait presque rien. Face au silence de sa mère sur l'identité de son père, Fèmi se lance dans une aventure qui la conduit, d'abord en banlieue parisienne, puis en Martinique, officiellement en tant que journaliste. Au cours de ce périple où elle fait l'expérience de l'altérité qu'elle ressentait déjà en elle, Fèmi est amenée à mener une enquête sur des faits étranges qui surviennent à la Martinique. Une Délégation, composée d'administratifs et de scientifiques, a mystérieusement débarqué sur l'île. L'objectif de cette Délégation ? Effacer la mémoire collective et individuelle des habitants pour briser leurs revendications liées aux Réparations de l'esclavage et au refus de la néo-colonisation. S'organise alors une dissidence de femmes à travers l'île et le monde. Entre rumeurs et versions contradictoires sur la Délégation et ses mystérieux cachets rose pâle, Fèmi découvre une société en proie à un malaise profond, traversée d'ambivalences et traumatisée par l'expérience de la colonisation et de l'esclavage. Du Bénin à Paris et de Paris aux Antilles, ce roman met en scène, entre amitiés improbables, secrets de famille et souffrances vives, l'action déterminante de femmes prêtes à tout pour réussir à forger un projet de vivre-ensemble qui soit compatible avec les tourments de la mémoire et les défis du présent.
Résumé : Il y eut l?époque de Man Tine, des enfants, comme José Hassam, le héros de La Rue Case-Nègres, roman de Joseph Zobel, précurseur de la Créolité, qui, grâce à la ténacité et au courage sans faille de parents ou de grands-parents, ont pu " apprendre à l?école ", comme on disait, et sortir de la misère noire de l?Habitation. Ces enfants, dont la littérature de nos pays n?a jamais vraiment suivi la trace, ont grandi, sont devenus pour beaucoup des fonctionnaires de la classe moyenne. Mais sans conscience d?être les victimes d?un détournement de mémoire et d?histoire. Ils n?ont pas lu les pages des rescapés de l?Autre monde qui, lettre après lettre, de Césaire à Confiant en passant par Schwarz-Bart, se sont évertués à raconter leur Histoire. Ces enfants-là n?ont jamais dit au revoir à Man Tine. En douze nouvelles comme autant de madeleines, Merine Céco revient avec un sens aigu de l?observation sur la Martinique de son enfance, composant une mosaïque, cohérente et saisissante, dans le sillage des textes d?une Créolité en devenir. Une quête à rebours de l?amnésie, un parcours nostalgique à la recherche de fantômes trop vite oubliés.
Résumé : Désireuse d'oublier le sortilège dont elle se sent victime sur son île d'origine, l'héroïne de ce roman la quitte pour la grande métropole où elle fonde une famille. Des années plus tard, elle se voit confrontée au désir de sa fille de renouer avec les fantômes du passé. Ses souvenirs enfouis lui reviennent alors : généalogies douloureuses, oppression masculine personnifiée parle mythe du "dorlis", créature malveillante. Autant de blessures jamais refermées. Dans une lettre qu'elle adresse à sa fille, la mère évoque son histoire familiale, laissant venir des questionnements intimes et douloureux. Ses interrogations croisent celles de la jeune femme, en proie à un malaise quant à ses origines. Mérine Céco explore la peur qui habite les êtres écartelés entre plusieurs appartenances, celle des "déracinés" qui, dans le silence des autres, portent leur couleur de peau et leur histoire comme un fardeau. Elle questionne ainsi la transmission de cette peur et de cette honte, mais aussi la capacité des femmes qui osent les affronter à s'en libérer.
Résumé : Une adolescente, Reine, en quête de ses origines, entend la nuit la voix de son arrière-grand-mère. Celle-ci lui raconte, en créole, sa vie de femme faite de misère et de labeur lors de "La Grande Catastrophe", la révolte qui marqua la prise de conscience, en Martinique, de la survivance de la condition d'esclave. Coupée de ses racines, Reine est étrangère à ce passé, mais elle se laisse gagner par cette voix et s'engage dans le mouvement de révolte baptisé "révolution des ventres". Ses partisans sont en quête d'une identité propre, qui leur a été volée par des années de colonisation. Le passé s'offre alors à elle, comme autant d'horizons tissés de douleurs et de sensations, de couleurs qu'elle veut exprimer et défendre. Mais comment dire cette histoire ? Par cet entrelacs de voix de femmes se tisse un roman polyphonique à la recherche de la langue, d'une tonalité, d'une manière de raconter, contre l'Histoire officielle, celle des vainqueurs et contre l'aveuglement consenti de la majorité d'un peuple. Une autre voix, la "Parole critique", ponctue également ce récit de considérations sociologiques, linguistiques et historiques.
De la misère noire aux honneurs de l'Académie française, en passant par le sanatorium, la prison, la Résistance et le cinéma, sa vie fut le meilleur de ses romans. Vingt ans après sa disparition, voici la biographie définitive d'un prince de l'argot, du braquage et du roman noir, enrichie de documents et de photos inédits. ALPHONSE BOUDARD, une vie à crédit Alphonse Boudard (1925-2000) n'était pas un auteur " convenable ". Né de père inconnu, confié dès sa naissance à un couple de paysans, il a connu la misère sous l'Occupation, avant de rejoindre la Résistance et de participer à la libération de Paris. Il fera tout pour échapper à l'usine, et ses mauvaises fréquentations le conduiront une première fois en prison, d'où il sortira gravement malade. Pendant près de dix ans, il alterne les séjours dans des cellules putrides et les salles communes de sanatoriums. Il y connaîtra la plus noire débine et les mauvais traitements. Mais il y croise aussi les vedettes des faits divers de l'après-guerre et y lit les meilleurs auteurs. Au fond du trou, entre deux hostos, deux condamnations, il trouvera la force de devenir écrivain en publiant La Métamorphose des cloportes (1962), futur classique du film policier. Deux romans autobiographiques, La Cerise (1963) et L'Hôpital (1970), feront de Boudard un auteur populaire, salué par la critique et distingué enfin par l'Académie franc ? aise avec Mourir d'enfance (1995). Ce maître de l'argot et du bitume parisien y tire de l'ombre toute une galerie de laissés-pour-compte, de tueurs et de demi-fous, avec un parti pris : faire sourire des plus terribles histoires. Démêlant le vrai du faux de cette existence soigneusement romancée, Dominique Chabrol retrace le parcours d'un gamin de Paris devenu l'inventeur de sa propre vie - dont quelques-uns des personnages se nommaient Céline, Paraz, Gabin, Ventura, Simenon, Brassens, Audiard ou Nucéra.
Spécialiste de Stevenson, auteur prolifique et fondateur du mythique festival littéraire de Saint-Malo, Etonnants Voyageurs, Michel Le Bris se raconte dans cette autobiographie traversée par les embruns et les écrivains du grand large. " Dans la salle enfumée du bistrot de marins, des noms passaient, tels des soupirs portés par le vent battant les volets clos : Mascareignes, Terre de Feu, Veracruz - et c'était comme si les murs, alors, se reculaient jusqu'au bout de la terre... Le jour revenu, je courais de rocher en rocher, tandis que les cargos s'éloignaient vers le large, et je restais des heures à fixer l'horizon : là-bas, derrière la ligne bleue où ils disparaissaient, il y avait des mondes, effrayants et splendides, et, à n'en pas douter, des îles de corail sous des cieux sans nuage. Un jour, moi aussi, je m'en irais ! Je m'en allais déjà, le nez dans la poussière de mon grenier, avec pour seul témoin le ciel, par l'étroite lucarne, pour seuls complices les grands chevaux de l'empire des nuages, tandis que je tournais les pages de mes trésors, Curwood, Stevenson, Jack London, le Journal des voyages - et chaque livre, alors, m'était comme une porte qui ouvrait sur des mondes... Je suis parti. Du moins, j'ai essayé. Voici quelques fragments de ce qui m'attendait derrière la ligne d'horizon... " Au fil de ses voyages, Michel Le Bris égraine ses souvenirs, raconte ses rencontres et évoque les livres qu'il a aimés, les films qui l'ont touché, les expériences qui l'ont marqué, les musiques qui l'habitent... Chemin faisant, il nous ouvre les portes de son royaume intérieur.
Résumé : " Jocelyne Sauvard restitue un Proust libre et bouleversant dans sa quête d'amour. Le lecteur devient son compagnon de route. " Alain Vircondelet A la recherche des femmes de Proust : une étude originale pour le centenaire de sa mort " Tout ce qui est tendre, poétique, pur, beau " - ainsi qu'il l'écrit à treize ans en réponse à un questionnaire destiné à une camarade de jeux - symbolise la féminité idéale pour Marcel Proust. Depuis qu'il a vu le jour, le 10 juillet 1871, il a vécu au plus près des femmes et les a aimées. Elles ont été ses confidentes, ses professeurs, celles qui apaisent. Elles lui ont servi de modèles, de muses fines et cruelles ; il les a désirées, admirées, les a comblées de lettres, d'éloges, de reproches, de fleurs, de notes. Et il a souffert pour elles en secret. Il les a dépouillées des fards, des convenances, a agencé leurs traits, leur personnalité, leurs mots avec d'autres, imaginés, pour les faire vivre à travers son oeuvre. Qu'elles soient duchesses, artistes, grandes bourgeoises, courtisanes, cuisinières, femmes de chambre ou secrétaires, A la recherche du temps perdu les a mises en lumière. D'ailleurs, des quelque deux cents personnages recensés dans l'oeuvre, plus de la moitié - cent vingt - sont des femmes ! Figures d'amour, de tendresse, ou figures du désir et du manque, Jeanne Proust, Adèle Weil ou encore Elisabeth de Clermont-Tonnerre sont remodelées par l'écriture et incarnent les héroïnes de sa littérature. Car " Maman ", tante Léonie, Françoise, Gilberte, Mme Verdurin, Odette, Oriane de Guermantes, Albertine, Léa ou encore Mlle Vinteuil, elles, sont immortelles !
Résumé : Janvier 1936 : la récolte de la canne commence à Bel-Event, une plantation de Martinique. Le commandeur Firmin Léandor, contremaître mulâtre, s'est trop avancé en promettant de livrer sept cents barriques de canne à l'usine. Alors, le "commandeur du sucre" surveille sans indulgence le travail des coupeurs et des amarreuses. Labeur éreintant, enfer quotidien : "Depuis le commencement du monde, le Bondieu a inscrit notre malheur dans l'envers du bonheur du Blanc". Békés, mulâtres, nègres-Congo, coulis. Depuis des générations, chacun obéit à la stricte hiérarchie de sa couleur et de son rang, courbé sous le poids d'une double fatalité : la négritude et la canne. Redouté par ses hommes, méprisé par le maître, jalousé par le "géreur" et par les autres commandeurs de l'île, Firmin lui-même ne peut que répéter l'antienne de sa mère : "Canne, c'est maudition". Il fallait, pour faire revivre les travaux et les jours de la Martinique agricole des années 1930, la passion, la mémoire et le français revigoré de Raphaël Confiant.