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LE PROBLEME DES OBJETS DANS LA PENSEE MATHEMATIQUE
CAVEING
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711616282
Quoi de plus simple que l'idée d'objets dont le mathématicien se proposerait de connaître les propriétés? Cet ouvrage montre qu'au contraire, loin d'aller de soi, cette notion est problématique. Une première démarche critique consiste à ressaisir ces "objets" comme corrélatifs des actes d'une pensée opératoire, puis à montrer en quoi consistent leur historicité, leur abstraction et leur universalité il en résulte qu'ils n'ont d'autre existence qu'intra-théorique. L'examen du langage propre aux mathématiques, fixé dans la forme symbolique, dont ils ne peuvent se rendre indépendants, permet ensuite d'identifier le champ transcendantal dans lequel s'opère leur connaissance. Dès lors l'objet peut être caractérisé comme unité synthétique d'un système de relations, plus primitives que lui. On le vérifie à propos des notions de base: ensembles, nombres, espaces. Le cas des figures exige une analyse spécifique, la géométrie ayant souvent été regardée comme le berceau des mathématiques. Mais l'intuition spatiale doit être dépossédée de son privilège ontologique illusoire. La thèse proposée permet d'écarter les apories classiques en ce domaine; quant à la racine de l'illusion, c'est une question qui lui est extérieure et relève d'un autre champ Biographie de l'auteur Maurice Caveing, directeur de recherches honoraire au Centre National de la Recherche Scientifique, a consacré ses travaux à l'histoire et à la philosophie des mathématiques
Pourquoi publier ces articles, que peut gagner à cette publication la mémoire du philosophe Desanti, s'interroge Maurice Caveing? Parce que Desanti lui-même s'est montré soucieux d'analyser sa démarche intellectuelle et que sa contribution et sa place dans la revue expliquent le devenir de sa pensée. "Nous avons cherché à donner tous les éclaircissements souhaitables pour servir à l'intelligence de tels textes, témoins d'une époque que beaucoup, de nos jours, jugent opaque..'. Ce volume rassemble des textes publiés dans" La Nouvelle Critique "de 1948 à 1956, présentés et commentés par Maurice Caveing qui explique les conditions de cette collaboration, de sa" capture "par le Parti pour créer une revue d'un" marxisme militant ". Il est complété par la lettre de démission adressée au comité de rédaction par le philosophe en 1957. Cette édition témoigne d'une rare cohérence entre démarche militante et engagement intellectuel, démarche unique qui caractérise l'oeuvre philosophique de J.-T. Desanti. Biographie de l'auteur Jean-Toussaint Desanti (1914-2002), ancien élève de l'ENS (Ulm), a été professeur à l'École normale supérieure de Saint-Cloud et à la Sorbonne. Il fut membre du comité de rédaction de" La Nouvelle Critique ". Auteur de nombreux articles et ouvrages, il écrivit peu avant sa mort un livre d'entretiens avec Dominique Desanti, dans lequel il réaffirme" sa confiance à la source de liberté et de révolte qui vit au coeur des hommes ". L'ouvrage, Introduction à l'histoire de la philosophie a été réédité dans la collection Quadrige avec une préface inédite de Dominique Desanti."
Issu pour une large part d'une recherche collective portant sur la construction et les usages des indicateurs sociaux, ce livre se fixe un triple objectif. II entend d'abord rendre compte des logiques contemporaines de production des chiffres donnant à voir une certaine représentation de la question sociale. Il explore ensuite les dimensions que ces chiffres occultent. Enfin, il se veut force de proposition pour rendre ces dimensions visibles et que les plus démunis, matériellement et symboliquement, puissent avoir voix au chapitre de la quantification. Il interroge ainsi les conditions de l'émergence d'une critique de l'ordre des choses. A l'arrière-plan des débats portant sur la " bonne " ou la " juste " mesure de la pauvreté, des inégalités sociales, des problèmes publics et des publics " à problème " se pose la question fondamentale de la définition de ces notions. Celle-ci est inséparable des luttes qui opposent différents groupes sociaux pour imposer leur point de vue comme vision partagée et largement admise. Les chiffres qui circulent autour de la question sociale traduisent ainsi des rapports de force entre groupes professionnels, responsables politiques, militants associatifs, groupes de pression, etc. Paradoxe apparent, les populations concernées se retrouvent souvent exclues des opérations menant à leur représentation parce que ne possédant pas les ressources nécessaires pour faire valoir ce qui leur pose problème et ce qui importe pour elles. Dépossédées du diagnostic, elles le sont tout autant de la définition du traitement de leurs " maux ".
Omniprésents sur le devant de la scène politico-médiatique, les professionnels des sondages promettent de rendre la société transparente à elle-même par la " révélation " de l'opinion des citoyens/consommateurs. Mais ils cultivent l'opacité des coulisses et protègent jalousement leurs secrets de fabrication. Parfois, à la faveur d'erreurs trop manifestes, il leur arrive d'évoquer certains aspects de leur cuisine interne (pondération, redressement, biais d'échantillonnage). En revanche, on ne connaît pas grand-chose de la production des enquêtes et encore moins de la condition de ceux qui les réalisent. Ce silence ne révélerait-il pas le peu de fierté qu'en retirent les sondeurs ? Il est permis de le croire au regard du principe sur lequel repose le modèle économique de cette industrie : la flexibilité et la précarité généralisées. Employés le plus souvent sous des contrats de vacation ponctuels et de courte durée, les salariés d'exécution (enquêteurs, superviseurs, codificateurs, opérateurs de saisie) ne connaissent aucune sécurité de l'emploi. En recherche permanente de missions et en concurrence les uns avec les autres, ils doivent entretenir des relations quasi commerciales avec les cadres chargés de la distribution du travail et accumuler, par eux-mêmes, le capital de compétences qui les rendra " employables ". Cette condition qui les place à la lisière du salariat et de l'activité indépendante tend à les convertir en petits entrepreneurs d'eux-mêmes. Ce livre s'attache à analyser la condition de ces salariés qui incarnent l'avenir du salariat si on laissait au marché du travail le soin de se réguler lui-même ; un salariat libéral où chacun deviendrait seul responsable de sa fortune ou de sa faillite et dont les conséquences sur la vie des individus pourraient s'avérer désastreuses. Au détour, il interroge la légitimité sociale des entreprises de sondage et questionne la " qualité " de leurs données au regard de ce qui est " offert " à ceux qui les recueillent.
De Platon à Cavaillès une pléiade de philosophes, et non des moindres, ont trouvé dans les mathématiques matière à réflexion, même quand ils n'étaient pas eux-mêmes mathématiciens, comme le furent Descartes ou Pascal. Mais le contenu du dialogue qu'ils ont institué entre philosophie et mathématiques varie selon leurs préoccupations, leurs principes, l'état des mathématiques à leur époque. C'est une étude particulière pour chacun d'entre eux. Ces questions alimentèrent les travaux de la Commission inter-IREM, "Epistémologie et histoire des mathématiques" au cours des années 1990 à 1995. Cette approche ayant suscité un vif intérêt auprès d'enseignants de mathématiques soucieux d'une réflexion épistémologique sur les savoirs enseignés, l'idée de ce livre était née. C'est un panorama personnalisé, une suite de seize monographies qui prend les philosophes dans l'ordre chronologique, et non un froid exposé à caractère systématique et à prétentions exhaustives. Les questions abordées y sont cernées dans un moment historique déterminé. Les meilleurs spécialistes de chacun des philosophes ont bien voulu y apporter leur concours. Ainsi conçu, cet ouvrage se veut aussi d'initiation, point de départ d'approfondissements ultérieurs pour chaque lecteur. Il aura atteint son but si les enseignants de mathématiques et les enseignants de philosophie, ainsi que leurs étudiants, y trouvent les uns et les autres une voie d'accès vers celle des deux disciplines restée à l'écart de leur formation, et un nouveau regard sur la leur. SOMMAIRE PLATON (427-347 av. J. -C.) par Maurice Caveing ARISTOTE (384-322 av. J. -C.) par Bernard Besnier DESCARTES (1596-1650) par Evelyne Barbin PASCAL (1623-1662) par Jean-Pierre Cléro LEIBNIZ (1646-1716) par Marc Parmentier KANT (1724-1804) par Jean Seidengart HEGEL (1770-1831) par Alain Lacroix BOLZANO (1781-1848) par Hourya Sinaceur COMTE (1798-1857) par Annie Petit COURNOT (1801-1877) par Thierry Martin HUSSERL (1859-1938) par Jean-Toussaint Desanti CASSIRER (1874-1945) par Jean Seidengart WITTGENSTEIN (1889-1951) par François Schmitz GONSETH (1890-1974) par Marco Panza POPPER (1902-1994) par Alain Boyer CAVAILLES (1903-1944) par Hourya Sinaceur
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.