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Anges et mésanges. Le temps ailé
Cauwet Nouchka
L'HARMATTAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782343168364
Un ange assiste à l'enterrement d'un jeune homme retrouvé mort dans le train d'atterrissage d'un avion en provenance du Cameroun. ll saisit, avant la fermeture du cercueil, la feuille d'arbre que le jeune homme gardait roulée dans la main. Sur cette feuille, une écriture. L'ange va partir à la recherche d'indices qui permettront de faire revivre L'inconnu de Roissy. Une femme, présente à l'enterrement, suit l'ange dans sa quête. C'est alors que commence, pour l'ange et son amie, une longue pérégrination dans le monde des exilés d'hier et d'aujourd'hui. Surgissent de l'ombre des individus qu'ils croisent dans la ville, dans la montagne, au bord de la mer.Ce sont des adultes ou parfois des enfants. Ils se nomment Ahmadou, Gandega, Oussman, ou encore Kochaï, un jeune garçon d'une douzaine d'années qui a traversé avec son chien l'Afghanistan après l'attaque de son village par les Talibans, et Samira, retrouvée dans les Alpes avec sa petite fille paralysée par le froid... Pour comprendre l'histoire de L'inconnu de Roissy, l'ange et sa compagne devront emprunter différentes passerelles de mots, celles du présent, du passé, du rite, de la mythologie. A la fin du périple, les deux voyageurs s'interrogent sur les liens qui se tissent ou se rompent entre mémoire et oubli.
La culture officielle est devenue une entreprise qui a pour employés les poètes et les artistes. Ils ont des comptes à rendre à leur employeur : la prolétarisation des savoir-faire de l'art et de la pensée oblige à l'autocensure et au formatage des oeuvres commandées. L'entreprise culture, qui prône un humanisme universel, exporte le bon art et la bonne parole dans les quartiers populaires pour éduquer la plèbe, celle qui n'a pas les bons codes et qui n'est pas encore docilisée. Le mécénat privé est l'autre face de l'entreprise culture. Vuitton et son cadeau aux Parisiens, le "grand oiseau blanc" au bois de Boulogne ; Benetton et son projet "Imago Mundi", collection d'oeuvres commandées à des artistes du monde entier - mais pas aux enfants qu'il fait travailler en Tunisie ou au Cambodge pour des salaires de misère ; Lacoste et la fondation Cartier qui refusent que l'on parle de la Palestine dans leurs manifestations : la culture comme promotion de marques est elle aussi une mécanique de pacification efficace et rentable. "L'entreprise culture est la place forte où se travaille la langue de la domination, celle qui crée les fictions et les divertissements indispensables à l'évitement de toute velléité critique."
Aziz et Ramsay ont fui leur pays, l'Erythrée, devenu un immense camp de travail forcé. Ramsay est poète. Il écrivait des pamphlets dénonçant l'absence de liberté dans son pays. S'échappant de la prison où il était enfermé, après un long périple, il s'établit en Suisse avec sa compagne et son enfant. Aziz, lui aussi, entreprend le voyage de l'exil au cours duquel il rencontre d'autres exilés, certains installés en pays étrangers depuis de longues années. C'est le cas de Joseph dont les grands- parents juifs ont été exterminés par les nazis ; ou de Kassa, seul survivant de sa famille après les massacres des Tutsis par les Hutus au Rwanda. Aziz, Ramsay, Joseph, Kassa... tous écoutent la musique du balancier qui rythme le mouvement du temps entre ancrage et arrachement.
L'Apocalypse, ou Apocalypse de Jean, ou encore Livre de l'Apocalypse, voire Révélation de Jésus Christ selon les premiers mots du texte, est l'oeuvre d'un auteur judéo-chrétien du 1er siècle, composée selon la tradition à Patmos. Cet écrit prophétique est le dernier texte du Nouveau Testament. Emmanuel Tugny en livre ici une traduction puissante, vivante, qui rend au texte toute sa force prophétique comme sa puissance musicale. Les illustrations de Thierry Cauwet mêlent à la tradition iconographique - les Beatus - une inspiration très contemporaine tant par sa forme que par ses motifs, et confèrent au texte une actualité que l'actualité justifie !
Le matériel et la préparation du supportImportance du processus de fabricationQue ce soit en «pissant» sur la toile comme le Pietro de Pasolini dans Théorème ou en violentant les violons comme Arman, l'artiste impulse une énergie, agit sur la matière qu'il agite et métamorphose.Le processus est essentiel dans la fabrication d'une oeuvre car il la conditionne et l'induit (quand il ne prétend pas prendre sa place...). C'est vrai aussi dans le domaine plus spécifique de la peinture et les avant-gardes se sont ingéniées à le prouver.Peinture brossée, coulée en «dripping» chez Pollock, découpée et tressée chez Rouan, chaque acte pictural doit avoir sa raison d'être, son impérieuse nécessité fut-elle capricieuse ou futile. Mais plus encore que l'acte lui-même, c'est le moment de son apparition dans le fil du temps qui compte.Le mot processus vient du latin pro (au sens de «vers l'avant») et cessus, cedere (aller, marcher) ce qui signifie donc aller vers l'avant, avancer. Pas de processus de fabrication sans chronologie. La préparation du support, le choix de celui-ci et de la technique employée en sont les données initiales.J'emploie volontairement le mot fabrication (plutôt que création) pour débarrasser la pratique des Beaux-Arts de sa dimension emphatique. La plus grande humilité permet parfois la plus grande prétention. La nôtre sera de réaliser correctement notre métier de peintre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.