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Le prévisible et l'imprévisible. Petite philosophie de l'avenir
Caudron Hervé
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782343225357
Prévoir semble vital. Voir l'événement avant qu'il n'arrive, comme dans la brume une silhouette au loin. Mais que peut-on prévoir ? Dans quelles limites ? L'avenir humain est-il comparable à un simple futur qui se règle sur le passé ? Sa nature n'est-elle pas de surprendre ? De fait, sur un plan collectif, les crises se rapprochent et se multiplient. Nos certitudes sont bousculées. L'avenir semble de plus en plus décidé à ignorer nos feuilles de route. Aucun des possibles envisagés ne se réalise. L'impensable survient. La pandémie que nous traversons ne serait-elle pas l'occasion de mieux cerner nos difficultés à admettre l'irruption de cet impensable ? Il faudrait alors distinguer l'imprévu qui surprend en réalisant le moins probable, et l'imprévisible qui devient seulement pensable après coup. Ce serait aussi, sur un plan pratique, réhabiliter une forme d'improvisation.
Très en vogue aujourd'hui, les marchands de sérénité se plaisent à nous bercer comme des nourrices. Ils nous veulent calmes et confiants, contents de peu, sans la plus petite contrariété, sans la moindre rébellion, à la fois satisfaits et soumis. Refuser de se laisser duper par ces nouveaux enchanteurs n'est pas bien difficile. Il faut surtout se demander, en se tournant vers les différentes écoles de sagesse, si leur idéal n'est pas un leurre, lui aussi. Car vivre humainement en ignorant l'appréhension et l'attrait de l'avenir, sans le moindre sentiment d'insuffisance et d'inachevé, n'est ni possible ni souhaitable. Nous connaissons des peurs salutaires et excitantes, des révoltes légitimes, des espérances qui donnent au présent sa dynamique et son épaisseur, au lieu de le réduire à une pure immédiateté dont il conviendrait de seulement jouir. En elles loge notre humanité, incertaine, insatisfaite, mais combative. Ni Socrate, ni Voltaire, ni Camus n'avaient pour ambition de nous endormir. Ils craignaient les pensées trop bien domestiquées. Ils ne voulaient pas étouffer nos interrogations et nos révoltes, en les sacrifiant à notre besoin supposé de confort et de tranquillité. Ils ont préféré réveiller en nous le doute, l'indignation, le goût de la liberté qui commence par dire non.
Résumé : L'oeuvre multiforme et inépuisable de Mathurin Méheut (1882-1958) est ici abordée sous l'angle de ses travaux de gravure. Qu'il les ait réalisés seul ou en collaboration. - Très tôt passionné, il grave sur bois, litho et eau-forte, et va même jusqu'à perfectionner la technique du cliché-verre, à mi-chemin entre gravure et photographie, qu'il fera breveter. Mais c'est surtout à partir de ses illustrations gravées par de bons spécialistes qu'il se fait connaître dans ce genre exigeant. Cela donnera notamment les versions luxe d'A. Le Braz : Le Gardien du Feu (1923), Au Pays des pardons (1937) et de M. Genevoix : Raboliot (1927). Des éditions gravées considérées comme des chefs-d'?uvre? Ses graveurs attitrés Soulas et Beltran font l'objet ici de larges éclairages totalement inédits ; leur parcours personnel est une authentique découverte.
Résumé : Nichée au coeur de nos vies privées et de plus en plus présente dans l'espace public, la haine est peu étudiée en tant que telle, souvent confondue avec la colère et l'indignation. Sans la cautionner, ce livre voudrait la comprendre dans sa dynamique et sa logique. Comment, à l'image d'un feu qui brûle en refusant de s'éteindre, peut-elle s'entretenir et se développer ? Entre les rancoeurs personnelles qui dégénèrent et les mouvements sectaires où la haine vient parfois s'enrôler en se nourrissant d'une idéologie collective, les similitudes méritent d'être relevées, à commencer par la diabolisation d'un coupable à chasser ou à abattre. Il ne faudrait pas pour autant ignorer la spécificité des haines collectives. On ne déteste pas un personnage public, et encore moins un groupe humain, une communauté entière, comme on déteste son voisin. Comment donc haines personnelles et haines collectives peuvent-elles parfois se rencontrer jusqu'à devenir inséparables ? Il s'agit ici de comprendre un double processus. Celui par lequel des haines individuelles s'estiment renforcées et légitimées. Celui aussi par lequel des mouvements sectaires réussissent à les capter pour les utiliser à des fins politiques
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !