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Les yeux crevés
Cau Jean
GALLIMARD
5,50 €
Épuisé
EAN :9782070268863
Trois personnages : Barbara, milliardaire droguée, a épousé en quatrième noces Gottfried, ancien champion automobile dont la virilité s'est dégradée - lorsqu'il a abandonné la course - dans l'enfer des amours maudites. Et, entre Barbara et Gottfried, il y a un jeune Italien, Dino. Gottfried a décidé de "manipuler" Dino afin de l'amener à assassiner sa femme. Pour des raisons sourdes, mais aussi afin, par cette sorte de meurtre rituel, de lier à lui le jeune homme. Dino n'accomplira pas le meurtre et, au contraire, se laissera "posséder" sexuellement par Barbara. Dino n'a pas été digne de l'épreuve qui lui a été infligée, et Gottfried, impitoyable, l'envoie à la mort. Les Yeux crevés sont une tentative de mise à jour du mythe d'Odipe en 1968. Dino, jeté à toutes les amours et à tous les meurtres, réels ou symboliques, marche vers son destin avec la lucidité d'un héros tragique aux yeux morts.
Trois terroristes ont pris neuf personnes en otage, sept hommes et deux femmes, et les ont parquées dans un bureau. En vérité, ce livre, que j'ai écrit à l'écoute angoissée de notre époque, est une fable, une allégorie ou, si l'on veut, un mystère. D'où viennent ces trois terroristes implacables ? Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Je ne le sais pas. Mon unique certitude c'est qu'ils sont là, prêts à tuer, et que j'ai écrit ce livre sous leurs regards et la menace de leurs armes. Et, à la fin, qui - dans ce monde et dans l'autre - est terroriste et qui est otage ? Qui terrorise et qui est terrorisé ? Qui nous séquestre dans le royaume de la terreur ? Comment s'en évader - et pour aller où ? Je me le demande dans ce livre clos. Je vous le demande". Jean Cau.
«Ce sont des histoires de "vrais petits garçons" qui m'ont été soufflées par mes enfances... En ce monde simple, chacun avait ses royaumes. Pour avoir peu fréquenté celui des fillettes, je ne parle ici que de celui des garçons. Vous verrez qu'il s'agit d'un royaume d'épopée. Vous verrez que je parle des temps barbares, rudes, forts, courageux, naïfs, féodaux et héroïques. je ne sais pas comment sont les enfants en 1975 ; mais je sais que, lorsque j'étais petit - dans mon milieu, ma province, mon sexe et mon royaume -, nous étions, ô Parsifal, frères et compagnons en la chevalerie de l'enfance. Nous étions, je m'en souviens, comme je nous chante dans ce livre.» Jean Cau.
Résumé : "Qu'est-ce qu'un adulte sinon l'héritier d'une enfance ? Qu'est-ce qu'un adulte sinon le traître et le meurtrier d'un enfant ? L'enfant qu'il a été c'est ce qu'il y a de mieux chez un adulte. L'âge adulte c'est de l'enfance pourrie. Voilà ce que j'ai essayé non pas de décrire ou d'expliquer, mais de dire, en allant tout simplement à la pêche de quelques anciennes émotions, en promenant mon pendule sur quelques sources enfouies, en évoquant, avec la mémoire du coeur, les passions, les élans et les fois dont il a bien fallu que je devienne le traître et l'assassin". Jean Cau.
Résumé : Dans la cellule d'une prison, pas plus située géographiquement que dans le temps, se trouvent réunis quatre hommes qui tous ont commis un ou plusieurs crimes : le Docteur, qui est épileptique, doit avoir tué sa femme ; Alex une prostituée ou un de ses amis catcheurs ; Eugène sa femme ou l'amant de celle-ci (ou peut-être ni l'un ni l'autre) ; Match sa mère ou peut-être son beau-père. Chacun des prisonniers évoque des souvenirs et raconte ses "crimes", qui peuvent être autant de mensonges que de vérités. De plus, il y a une cinquième voix qui raconte, de temps à autre, tel épisode de la vie commune des prisonniers : voix anonyme, inquiétante et froide, sorte de témoin collectif de toutes les tendresses et de toutes les misères rassemblées entre ces quatre murs. Les prisonniers parlent, se confessent, fabulent, inventent d'étranges jeux. Ils imaginent par exemple des communiqués de nouvelles délirants, prophétiques. Ils finissent dans une espèce d'osmose. Tout est échangeable, les crimes vrais ou faux, les culpabilités secrètes, et ils arrivent à confondre leur personnalité et leur vie. L'auteur communique jusqu'à l'angoisse, jusqu'au malaise, et parfois en ayant recours à un humour terrifiant, les sentiments de ses héros. Héros qui ne sont ni innocents, ni coupables, mais victimes à la fois coupables et innocentes de "passions" qui sont, transposées, celles de l'âme et de l'homme moderne en train de tourner en rond dans ses folies. Irresponsables, soumis à la seule "pitié de Dieu" mais tous liés par la solidarité des damnés ou (peut-être) des élus.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.