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Dimey, la blessure de l'ogre
Cathiard Yvette
SIMARRE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782868082015
Il reste le roi de son village, les frontières du monde s'arrêtent rue Lepic, la muraille de Chine juste derrière. Il en est le poète et pour quelques-uns le bouffon. Pourtant à mesure que sa silhouette s'est alourdie son esprit s'est clarifié, comme une source limpide filtrée par son corps chargé de ses regrets, déjections, colères et amertumes, amours bafouées, petitesses et médiocrités. Il cohabite avec cette intime souffrance devenue douce tant elle est familière de ses propres limites. Mandarin incontesté d'un royaume en trompe-l'?il, il règne sur ses espoirs en friche, ses projets retombés en jachère, les transformant suivant l'heure en richesse ; une chance dans ce monde déclassé d'être inclassable et de s'abandonner aux caprices du hasard qu'on pourrait appeler destin. "
Les personnages de ce livre sont comme chacun de nous les acteurs obligés du Théâtre de la Vie. Leurs extravagances dissimulent leurs fragilités. Ils ont construit un monde en marge où l'essentiel est d'accéder à ses rêves. Si la vie ne peut être en permanence un immense éclat de rire, il est urgent d'y remédier ... A travers ces histoires, j'ai fait cette tentative ... Je vous invite à suivre mes chemins de traverse. On s'ennuiera plus tard.
Les Anciens vouaient un culte au foie ou au péritoine imaginés comme source de vie. Le cur fut longtemps considéré comme organe métonymique des qualités humaines. C'est très récemment que le cerveau est devenu l'objet de toutes les attentions, et surtout le siège de l'individualité, supplantant ainsi les notions "d'âme" et "d'esprit" . Pourquoi ce soudain engouement ? Comment l'imaginaire s'est-il emparé de cet organe ? Comment a-t-il imposé des façons de le dire, de le symboliser ?
Quatrième de couverture Bernard Dimey était un être démesuré qui se demandait pourquoi il vivait souvent parmi les nains. Ayant soif d'absolu, il aurait aimé croire au Paradis superbe de son enfance, retrouver " les routes du silence, les chemins du Seigneur ou de la Belle au bois ". L'appétit de vie de cet ogre chaleureux qui brûla la chandelle par les deux bouts ne saurait cacher le mal de vivre, la menace obsédante de la mort. Qu'est-ce que la Poésie ? C'est mettre sa nuit en lumière. Cette très belle définition de Jean Cocteau, Bernard Dimey la reprend à son compte dans ces poèmes du " milieu de la nuit ".
Bien qu'il s'inscrive dans la chronologie de la fin de la guerre d'Algérie de janvier 1961 à juillet 1962, ce récit n'est pas une compilation historique. Ce n'est pas non plus une autobiographie qui risquerait de tourner à l'hagiographie plus ou moins sincère. Il a par contre été voulu comme un roman, dont le fil rouge, Jeff, est construit avec des fragments de diverses personnes, dont parfois l'auteur. Mais d'autres sont aussi totalement imaginaires. Ils apparaissent dans le récit progressivement, provenant d'Indochine, d'Europe, du Maghreb. On peut trouver quelques traits de tel ou telle, "le romancier" fracture "parfois la réalité" (Tahar Ben Djelloun), sans en faire un portrait. Il est conçu comme l'aboutissement dans une unité de lieu, l'Oranie, elle-même composite, d'un certain nombre d'itinéraires professionnels, sentimentaux, subis, imaginaires, initiatiques qui trouvent parfois leur fin dans la mort, toujours présente. Le sexe est l'antidote de la mort, d'où sa présence rémanente dans diverses circonstances. Enfin il s'agit de la visualisation d'une guerre absurde, vouée à l'échec malgré la victoire sur le terrain, mais défaite au plan politique. C'est la mise en évidence de l'ambiguïté permanente des paroles, des engagements, des décisions des "notaires de la guerre".
N'est-il pas extraordinaire de posséder des billes de diamant qui permettent de voyager dans le passé et le futur ? Mais lorsque celles-ci détiennent des pouvoirs faramineux pouvant faire apparaître la personnalité d'un crâne de cristal, c'est encore plus prodigieux. Surtout, lorsque ce dernier provient du tombeau du grand pharaon Khéops. Oui, mais voilà, faut-il encore ne pas commettre d'erreur en les manipulant, car les risques de déraper sont énormes. Et c'est ce qui va arriver à Garigue, qui va voir l'échelle du temps se décaler, provoquant des conséquences catastrophiques. Plus encore... de tels pouvoirs créent des jalousies, incitant des mises à l'épreuve qui vont le mettre face à des situations périlleuses. Surtout, lorsque ceci se passe sur une planète lointaine, là où sa bille l'a projeté. Mais, à travers toutes ces péripéties, va-t-il, avec son ami François, trouver la quatrième bille de diamant noir originale qui doit renforcer les pouvoirs des autres billes ?
Ce conte est avant tout une histoire d'amitié et une petite leçon de bonheur. Le simple fait d'avoir chapardé une bille va bouleverser le destin du petit Garigue. Mais, sa bonne étoile va guider ses pas et lui faire découvrir des événements fabuleux. Le plus surprenant, il va rencontrer François, son aïeul, qui pourtant est né il y a quatre cents ans, mais en à treize aujourd'hui. Et surtout, il deviendra son meilleur ami. François va lui présenter le grand Léonard de Vinci qui lui apportera une aide précieuse. Mais tout ne va pas être rose pour autant, car son parcours est semé d'embûches, de traîtrises et aussi de rebondissements. Certaines maladresses vont même les propulser dans le futur, en l'an 2900, où ils constateront la dégradation de notre environnement. Même encore plus époustouflant, il va découvrir l'inimaginable! Va-t-il trouver ce fabuleux diamant bleu tant convoité qui est la clef de bien des mystères? Et arrivera-t-il avec son ami François à déchiffrer le grimoire, lui permettant d'entrevoir l'impossible?