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L'imaginaire comme tel
Castoriadis Cornelius ; Tomès Arnaud
HERMANN
32,55 €
Épuisé
EAN :9782705667412
Qu'est-ce que l'imaginaire? Pourquoi faut-il nécessairement le supposer pour rendre raison de l'histoire, de la société et de ses institutions? Autant de questions auxquelles répond Cornelius Castoriadis (1922-1997) dans ce texte, qui n'avait encore jamais été publié, et qui constitue une bonne manière de découvrir (ou de redécouvrir) une pensée aussi riche que méconnue. La publication de ce texte est aussi l'occasion de rendre justice à ce penseur, qui a su donner une densité philosophique inégalée au concept d'imaginaire et promouvoir une nouvelle ontologie de la création. La présente édition propose une introduction par Arnaud Tomès à la pensée de Castoriadis puis une lecture de "L'imaginaire comme tel". Biographie de l'auteur Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé et docteur de philosophie, Arnaud Tomès est spécialiste de la philosophie française de la seconde moitié du vingtième siècle.
Fait et à faire. Les carrefours du labyrinthe 5. "Ni fait ni à faire", disaient autrefois les dames bourgeoises du travail de leurs bonnes quand elles en étaient mécontentes. Fait et à faire pourrait être le sous-titre de tout travail philosophique digne de ce nom. Nous ne philosophons pas pour sauver la révolution, mais notre pensée et notre cohérence. La philosophie est la prise en charge de la totalité du pensable - et il nous faut penser ce que nous faisons. La voie de la philosophie s'ouvre nécessairement lorsqu'on réfléchit aux sciences et à leur histoire. Mais, plus encore, la réflexion du social-historique et du psychique est philosophiquement privilégiée. Société, histoire, psyché ne sont pas des conditions extérieures et triviales de la philosophie. Elles lui fournissent l'élément de son existence et, surtout, elles s'expriment dans la philosophie. Car la philosophie, création de significations, est ?uvre de l'imaginaire des sociétés et de l'imagination des êtres humains singuliers
Avec les Figures du pensable, dont la publication avait été prévue par Cornelius Castoriadis, s'achève la série Carrefours du labyrinthe inaugurée en 1978. Sur les limites de la "rationalité" du capitalisme, la démocratie comme auto-institution explicite de la société, l'interrogation philosophique sur la science et la psyché. Il approfondit dans les textes regroupés ici quelques-uns des thèmes déjà travaillés auparavant. Sous la rubrique "Poièsis', il aborde plus franchement des aspects de la création humaine - les moyens d'expression de la poésie, l'anthropogenèse chez les tragiques grecs du Ve siècle - qui, pour ne pas être entièrement nouveaux chez Castoriadis, avaient rarement été affrontés par lui sous ce jour. Biographie de l'auteur Cornelius Castoriadis (1922-1997). Arrivé en France en 1945. Cofondateur et animateur du groupe et de la revue Socialisme ou Barbarie (1949-1965), ses écrits de cette période ont été réédités dans la collection" 10/18"(1973-1979). Économiste à l'OCDE (1948-1970), psychanalyste (1973-1997), directeur d'études à l'EHESS (1980-1995), il a publié au Seuil L'Institution imaginaire de la société (1975), six volumes des Carrefours du labyrinthe (1978-1999) ainsi que les recueils Une société à la dérive (2005) et Fenêtre sur le chaos (2007). Ses séminaires de l'EHESS sont en cours de publication au Seuil."
Résumé : " On connaissant en la personne de Cornelius Castoriadis (1922-1997) le cofondateur de Socialisme ou Barbarie, la revue qui, contre tous les stalinismes, a maintenu l'idée d'autogestion ouvrière et la critique de la société bureaucratique. On connaissait le philosophe de L'Institution imaginaire de la société, le théoricien de la psyché, l'auteur de la série des Carrefours du labyrinthe. On savait que, grec de naissance, il était familier des grands textes de la Grèce ancienne, d'Homère à Aristote. On ne l'avait jamais vu affronter le plus grand des penseurs grecs, avec le plus lucide des ennemis de la démocratie : Platon. Cornelius Castoriadis a consacré l'essentiel de son séminaire en 1985-1986 à un texte moins connu que La République ou Les Lois : Le Politique, dialogue où Platon fait la théorie du terrorisme idéologique et confronte à l'idéal du philosophe-roi les différents régimes existants. En Cornelius Castoriadis, Platon a trouvé un adversaire à sa hauteur. " Pierre Vidal-Naquet. Cet ouvrage inaugure un ensemble qui, sous le titre La Création humaine, regroupera les séminaires de Castoriadis à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, dont le décryptage est en cours. Le présent volume a été vu par l'auteur peu avant sa disparition.
Dans sa stérilité, l'époque s'empresse de proclamer la fin de la philosophie, la clôture de la métaphysique ou la nécessité de nous soumettre derechef à la Loi révélée par un Autre inaccessible. La fin de la philosophie signifierait la fin du projet d'autonomie. Et ce projet, partiellement incarné dans l'histoire gréco-occidentale, se trouve menacé. Expansion autonomisée et létale de la techno-science ; évanescence du conflit politique et social ; démission des intellectuels empressés autour des pouvoirs, tout conspire à créer un type d'être humain absorbé par la consommation et le plaisir du moment, tout à la fois cynique et conformiste. Comment, avec de tels citoyens, la fameuse démocratie pourrait-elle fonctionner ou même à la longue survivre ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.