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Le serment du silence
Castillo Linda ; Quelet Séverine
PAYOT
22,00 €
Épuisé
EAN :9782228906081
L?originalité de ce suspense: meurtres en pays amish.Kate Burkholder est le shérif d?une petite ville tranquille de l?Ohio ébranlée par la découverte d?un corps de jeune fille égorgée et saignée comme du bétail après avoir été torturée et violée. La scarification d?un chiffre romain sur son nombril lance la police sur les traces du « Tueur de l?abattoir », un tueur en série ayant sévi dans la région. Cependant, Kate violée 16 ans plus tôt par ce même tueur avait survécu à l?attaque du psychopathe. Et elle l?avait tué.Depuis, elle vit avec le fardeau du secret et de la culpabilité: le violeur, Daniel Lapp, était amish comme elle et sa famille. Afin de préserver la communauté de l?opprobre, son père et son frère avaient enterré le corps, et plus jamais il n?y avait été fait allusion. La vie de Kate avait ensuite basculé; elle avait renoncé à son appartenance à la communauté et subi le bannissement.Après ce nouveau meurtre le doute l?assaille: et si Lapp était encore en vie?À nouveau, d?autres meurtres sont commis. Kate doit malgré elle accepter de travailler en collaboration avec un agent fédéral, John Tomasetti, et avec le shérif Nathan Detrick, un quinquagénaire charismatique. Peu à peu, Tomasetti lève le voile sur sa vie: il est ce flic émérite ayant fait la Une des journaux deux ans plus tôt lorsqu?il était jugé pour le meurtre de l?assassin de sa famille. Il devine que Kate dissimule de nombreuses informations et qu?elle est la détentrice d?un sombre secret. Flic déchu, alcoolique, John est au bord du gouffre et se sait sur la sellette; il ne laissera pas Kate saboter une affaire qui pourrait sauver sa carrière.Un suspense haletant, au rythme soutenu. L?épuisement moral et physique du personnage principal nous gagne à mesure que l?enquête s?enlise, au moment clé de l?histoire, avec pour décor une tempête de neige qui enveloppe l?intrigue et nous entraîne dans son tourbillon.
Un roman peuplé de dizaines de personnages, les uns réels, les autres fictifs, qui orchestre des thèmes familiers à ceux qui connaissent l'auteur : l'Espagne, bien sûr, l'identité, la différence et la marginalité, l'ambiguïté, et cette question récurrente dans toute l'oeuvre de Castillo : peut-on fonder une vie sans s'appuyer sur une conviction morale ferme ou, en d'autres termes, sans nettement distinguer le Bien du Mal ?
4e de couverture : "J'ai rendez-vous avec mon assassin. C'est mon père et il s'appelle Michel. J'aurai mis près de quarante ans à le retrouver. Une fois encore, je reprends la route. Je ne vais pas bien loin, de Chevaleret à Étoile. Une vingtaine de stations. Je connais la partition : la mort du père, une figure de rhétorique, avec ses morceaux d'émotion rude. Mais quelle mort du père entonner, quand le père n'a jamais existé ?Le plus simple serait de m'en tenir à la règle d'or de l'écriture : la sincérité. La difficulté provient du fait que la sincérité ne se situe nulle part. Des sentiments contradictoires m'agitent : la colère, la rage, la honte, le mépris. Un sentiment plus trouble également : la pitié. Toute ma vie, j'ai traîné l'illusion que les hommes ne peuvent pas être si bas, qu'ils finiront par ôter leur masque et découvrir leur véritable figure.L'ennui est qu'ils ne tombent pas le masque et qu'ils savent parfaitement ce qu'ils font."Michel del Castillo.
Premier roman de moi publié, Tanguy fut-il aussi le premier que j'aie conçu comme un texte littérature ? [...] Cette réimpression intervient peu de temps après la parution de Rue des Archives, qui en éclaire les aspects cachés, ce que de nombreux lecteurs n'ont pas manqué de relever. Les deux livres se répondent en effet l'un l'autre. [...] De Tanguy à Xavier, il y a plus que l'épaisseur d'une vie, il y a toute l'amertume d'un désenchantement, qui doit moins à l'âge qu'à la progressive découverte de l'horreur. Si je gardais, à vingt ans, quelques illusions, le sexagénaire qui a écrit Rue des Archives n'en conserve, lui, plus aucune. En ce sens, la boucle est bien bouclée. L'aveu étouffé de Tanguy fait la musique désenchantée de Rue des Archives. [...] De l'un à l'autre, un seul lien, la littérature. Elle constitue, on l'a compris, ma seule biographie et mon unique vérité.
Colette incarnait et incarne toujours une certaine France : la célébration de la nature et la passion du théâtre, la règle et l'ordre de la province, la frivolité et le désordre de la vie parisienne. Peu d'auteurs auront travaillé avec autant de persévérance à l'élaboration de leur mythe. Durant toute sa vie, Colette n'aura cessé d'entretenir une véritable vocation au bonheur.En reprenant le cours de la vie et de l'?uvre de Colette, et en rétablissant au passage certaines vérités, égratignant donc la fameuse légende, Michel del Castillo confirme qu'entre les faits et les sentiments il y a toujours l'écart de la littérature.Après une ?uvre abondante qu'il qualifie lui-même de sombre, il nous offre un livre lumineux et solaire, comme s'il avait voulu écrire pour la première fois l'amour de son pays d'adoption.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.