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L'affaire du sang
Casteret Anne-Marie
LA DECOUVERTE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782707121158
Ce livre essentiel, publié en 1992 après les terrifiantes révélations de l'auteure journaliste, aide à comprendre les ressorts de l'affaire du sang contaminé. Ce document est aussi une réflexion engagée pour éviter qu'une telle tragédie puisse un jour se reproduire. Bénévolat, éthique et non-profit : ces trois mots-clés faisaient de la Transfusion sanguine française, depuis sa création en 1952, "un modèle envié par le monde entier". Mais depuis 1991, le scandale de la contamination des hémophiles par le virus du Sida a fait exploser cette glorieuse devise : on a appris qu'en 1984 et 1985, le Centre national de tranfusion sanguine avait sciemment laissé en circulation des produits sanguins contaminés... avec l'accord tacite du ministère de la Santé. Des centaines d'hémophiles et des milliers de transfusés sont ainsi devenus séropositifs au cours de ces deux années-là. Ce drame sans précédent était-il vraiment inévitable, comme l'affirment aujourd'hui les principaux repsonsables de la transfusion sanguine ? Pourquoi le dépistage systématique du virus du Sida n'a-t-il pas été instauré plus tôt ? Quel a été le rôle exact des considérations financières dans ces choix ? C'est à ces questions que répond avec rigueur, et sans passion, Anne-Marie Castelet dans ce livre explosif, où elle évoque également avec pudeur la souffrance des personnes contaminées. Journaliste à L'événement du jeudi, l'auteur a révélé la première dans cet hebdomadaire les pièces les plus accablantes du dossier. Dans cet ouvrage, elle va plus loin et montre l'enchaînement fatal qui a conduit responsable médicaux et politiques à ces décisions tragiques : une combinaison inquétante de logiques scientifiques et commerciales, sans contrepoids démocratique. Un livre essentiel pour comprendre et pour qu'une telle tragédie ne puisse plus se renouveler.
Jean-Jacques Castéret est ethnomusicologue, Docteur en arts (Université Bordeaux 3 - Lacito du CNRS). Chef du pôle Culture & Société de 1'InOc Aquitaine, il développe des programmes publics de valorisation des archives sonores et de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Chargé de cours en ethnomusicologie à l'Université de Bordeaux 3-Michel de Montaigne (2006-2011), il est chercheur associé au laboratoire ITEM de l'Université de Pau et des Pays de 1'Adour, membre du Research Centre for European Multipare music (Universität fur Musik und darstellende Kunst Wien), du groupe de travail sur les polyphonies de l'International Council for Traditional Music, de la Société française d'ethnomusicologie, et administrateur du CIRIEF.
2008 est l'année du bicentenaire de la naissance, le 8 avril 1808, de Napoléon III. C'est l'occasion de redécouvrir la modernité du dernier empereur et souverain de France. Napoléon III a été moderne par ses idées, largement en avance sur son temps: ses écrits et ses déclarations en attestent. Il a aussi affiché une qualité peu commune dans la vie politique: accorder ses pensées et ses actes. Ses "actes et paroles" - sous-titre rappelant un ouvrage de Victor Hugo, son plus farouche pourfendeur - font revivre cette France du milieu du XIXe siècle en pleine mutation. Ce recueil, concis et précis (références de dates et de contexte), est un véritable guide sur le Second Empire.
Mille grottes, près de cinquante ouvrages, plus d'un demi-siècle d'exploration... Norbert Casteret a passé toute sa vie dans les entrailles de la terre, des Pyrénées en particulier, révélant la spéléologie au grand public. De page en page, il retrace la longue suite de ses campages, dont certaines resteront mémorables, ainsi la tragique exploration du gouffre de la Pierre-Saint-Martin. Séduisant par ses aperçus vivants, ce livre est aussi un documentaire de haute valeur sur le monde souterrain.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.