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L'histoire à table. Si la cuisine m'était contée
Castelot André
PERRIN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782262032319
De A (abricot, absinthe, ail, andouillette, armagnac, asperge, avocat) à Z (Zewelewai, Zola), André Castelot nous convie à un voyage d'une érudition joyeuse dans lequel il raconte tour à tour les ustensiles (fourchette, nappe, serviette, table, vaisselle?), les aliments et ingrédients (café, eau, fraise, haricot, huître, pomme de terre, salade), les chefs et gastronomes célèbres (Brillat-Savarin, Escoffier, Talleyrand, Vatel) , les rois et reines à table (leurs repas, leurs goûts) les établissements et professions de la bouche (cabarets, cafés, cuisiniers, épiciers, restaurants avec notices sur les plus célèbres), l'origine et l'évolution des repas, les plats courants et légendaires (choucroute, coquille Saint-Jacques, omelette), les vins et boissons, les fromages, les cuisines par pays ; enfin les expressions ("boire un coup") et les coutumes qui sont autant de rites du fleuron de l'exception française par excellence : la gastronomie. Un des plus grands succès de l'auteur dans lequel la qualité stylistique de "l'empereur de la petite histoire", disciple de G Lenôtre et fleuron de la "Librairie Académique Perrin" avec Alain Decaux, se marie à merveille avec la matière traitée. "Un festin en paroles", pour reprendre le titre célèbre de Jean-François Revel, introuvable depuis plus de trente ans et qui n?a pas pris une ride.
Résumé : Un an après son magistral Bonaparte. publié en 1967, André Castelot offre un Napoléon tout aussi accompli. Alternant récits haletants, portraits fouillés et descriptions vécues des lieux de mémoire et champs de bataille de l'épopée, le grand écrivain d'histoire nous entraîne de la gloire de l'Empire au couchant de Sainte-Hélène. du soleil d'Austerlitz à la nuit de Waterloo, avec une grâce d'écriture qui a fait sa réputation. Le récit inspiré d'une des vies les plus romanesques de l'histoire.
Sous la plume inspirée d'André Castelot, l'histoire d'une région privilégiée, résidence de nombreux rois et grands de France, et qui a donc vécu bien des péripéties connues ou moins connues. Dans la nuit du 28 au 29 mai 1418, commence le massacre des Armagnacs par les Bourguignons. Pour sauver le petit dauphin, fils de Charles VI le Simple et d'Isabeau de Bavière, son maître d'hôtel le fait sortir du Louvre en secret et gagne la campagne. Devenu Charles VII, le roi de France ne rentrera dans Paris que vingt ans plus tard, avant de retourner à la région qui l'a abrité et qu'il préfère entre toutes : le val de Loire. Pendant plus d'un siècle, ses successeurs l'imiteront, puis les Valois-Angoulême en feront leur résidence favorite jusqu'à la fin du xvie siècle. André Castelot évoque avec son talent habituel les personnages célèbres, hauts en couleur, qui ont animé Chinon, Chenonceau, Blois, Chambord... Il rapporte les savoureuses chroniques qui ont constitué l'histoire de France pendant les deux siècles où elle s'écrivit à l'ombre de ces admirables murailles. On trouvera en fin de volume un guide des châteaux et un itinéraire choisi de Gien à Nantes.
Résumé : Joseph Fouché, duc d'Otrante (1759-1820), servit et trahit beaucoup d'hommes, de régimes et de partis. Mais comme il en est pour Talleyrand, avec qui il est souvent mis en parallèle, son prodigieux opportunisme, son génie de l'intrigue, sa duplicité, font parfois oublier qu'il avait l'étoffe d'un homme d'Etat. Fouché - le " crime " pour Chateaubriand, alors que Talleyrand était le " vice "-, ancien élève des Oratoriens, avait enseigné à Niort et Arras, où il s'était lié avec Robespierre, et à Nantes dont il devient député à la Convetnion. Il vota la mort du roi avant d'orchestrer les mitraillages de Lyon. Arrêté en 1795, amnistié, ministre de la Police en 1799, il forgea rapidement un formidable réseau d'agents et d'espions. Doué d'une extraordinaire habileté et d'une intelligence politique aiguë, il sut se rendre indispensable à Barras et surtout à Napoléon qui, sauf pendant une courte période, le maintint à son poste jusqu'en 1809. Devenu au lendemain de Waterloo le chef du gouvernement provisoire, bien qu'il ait été de nouveau ministre de la Police pendant les Cent-jours, il contribua grandement au retour de Louis XVIII, et le frère de Louis XVI ne pourra faire autrement que de prendre ce régicide pour ministre de la Police avant de le contraindre à l'exil en 1816. Comme l'est André Castelot et comme le furent les contemporains de Fouché, le lecteur est constamment partagé entre le mépris et la fascination devant cet homme aux sincérités successives, qui, trahissant ses amis, savait transformer ses ennemis en débiteurs. Utilisant une documentation en partie inédite et aussi les Mémoires de Fouché que l'on avait longtemps crus apocryphes, André Castelot restitue les différents visages de ce grand cynique. Napoléon s'étonnant un jour qu'il ait voté la mort de Louis XVI. Fouché répliqua froidement : " C'est le premier service que j'ai rendu à votre majesté. " Un trait qui résume le personnage.
Prenant la suite du Temps des bouleversements premier d'une série de trois volumes -, où il a évoqué avec le sens du récit qu'on lui connaît les événements qui ont ensanglanté la France de 1789 à 1814, André Castelot aborde ici l'histoire politique de la première moitié du XIXe siècle. Il nous fait partager le destin tragique de Napoléon en évoquant son retour de l'île d'Elbe, l'échec que représentent les Cent-Jours, avant le drame final: Waterloo, l'exil à Sainte-Hélène et la mort. En contrepoint des deux révolutions de ce demi-siècle, des figures passionnantes traversent le récit: Emilie de Lavalette, qui sombre dans la folie après avoir fait évader son mari de prison dans des conditions rocambolesques; la duchesse de Berry dans sa vaine tentative d'installer son fils sur le trône; ou bien encore celui dont personne ne pense qu'il s'appellera un jour Napoléon III, en train de comploter.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.