Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La noblesse et ses domestiques au XVIIIe siècle
Castelluccio Stéphane
HAYOT
24,99 €
Épuisé
EAN :9791096561346
Les premières études sur les domestiques ont été publiées à la fin du XIXe siècle, à l'apogée de l'emploi domestique. Il faut attendre un siècle et les années 1980 pour que la domesticité intéresse de nouveau les historiens. Le XIXe siècle, durant lequel la domes- ticité connut son plus fort développement, intéressa tout d'abord les historiens. Ensuite, d'autres études ont exploré le monde de la domesticité au XVIIe et surtout au XVIIIe siècle. Ces recherches privilégient une approche générale et sociale avec la place des domestiques dans la société, les préjugés à leur égard, leur rôle dans la diffu- sion des manières de vivre aristocratiques, leur fortune matérielle et l'évolution de la condition domestique. Peut-être en raison du développement, depuis le milieu des années 2000, des "auxiliaires de vie" , "aides ménagères" et autres nouvelles formes de domesti- cité, ce sujet a retrouvé la faveur des sociologues. Les approches sont plus particulières chez les historiens et les historiens de l'art, avec un intérêt porté aux lieux d'exercice ou au marché du travail. Cet ouvrage s'attache à l'étude des relations humaines au quotidien entre l'aristocratie et sa domes- ticité dans la France du XVIIIe siècle, depuis le recru- tement jusqu'au départ du domestique ou au décès du maître. Documents d'archives, presse, littérature, mémoires et correspondances ont été consultés pour tenter d'appréhender leur nature, leur variété, leur richesse et leur complexité. Ces relations particu- lières, résultat des interactions des personnalités de chacun, se développaient dans un cadre défini par les conventions sociales qui imposaient des droits et des devoirs, tant aux maîtres qu'aux domestiques, aux- quelles se mêlaient représentations idéales, attentes et préjugés. La Révolution est ponctuellement évoquée, car les circonstances, exceptionnelles et souvent tra- giques, entraînèrent d'importantes modifications dans les relations entre maîtres et domestiques et dans l'appréhension du monde domestique par le nouveau pouvoir, lesquelles constituent un sujet d'étude en eux-mêmes.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.
Spécialiste du XVIIe et XVIIIe siècles, Stéphane Castelluccio explore dans cet ouvrage l'usage de l'éclairage (lampes à huile, chandelles et bougies), du chauffage (bois et charbon), et de l'eau, dans les intérieurs parisiens au XVIIe et XVIIIe siècles. L'auteur y détaille les techniques de fabrication des chandelles et des bougies, les circuits commerciaux qui acheminaient à Paris suif, cire, bois, charbons et eau ainsi que leur livraison et leur stockage chez les particuliers. Il étudie également l'influence du chauffage et de l'éclairage dans le décor et l'ameublement et tous les usage pratiques et quotidiens qui en découlent : niveaux d'éclairage au quotidien, ou lors d'une fête, horaires d'allumage, services chargés de fournir les bougies à la cour et usage symbolique de la lumière chez le roi. Le niveau d'éclairage des résidences royales reflétant bien une certaine conception de la fonction monarchique. La consommation, les coûts et l'influence sur la vie sociale sont également abordés avec l'évocation des règles de civilité autour de la cheminée par exemple, ou bien autour des points de lumière dans les maisons. Pour l'eau, la mise en place des salles de bains, des lieux à l'anglaise et des glacières est également évoquée. L'étude de la mise en oeuvre de l'éclairage (mise en place, allumage, mouchage et remplacement), du chauffage (usage des bûches, feux, évacuation des cendres), et de l'eau (quête à la fontaine, surveillance des réservoirs), montre à quel point ces usages domestiques était coûteux, lourds et contraignants pour l'ensemble de la société. Ce n'est qu'à partir des années 1950 qu'ils sont devenus disponibles à domicile, en abondance et pour un coût raisonnable. L'ouvrage est organisé de façon simple en trois parties : l'éclairage, le chauffage et l'eau. Il est nourri d'une documentation inédite : archives de la Maison du Roi, inventaires après décès, mémoires de contemporains, dictionnaires et traités techniques et d'architecture... Richement illustré, l'ouvrage n'est pas seulement un livre de référence sur le sujet, mais également un beau livre, élégant et très évocateur de la façon dont vivaient nos aïeux.
Les Bals de la reine. Une tradition festive oubliée, qui a marqué la vie de la Cour de France jusqu'à la Révolution. Il revenait à la souveraine de les organiser pendant le Carnaval et cet ouvrage éclaire de façon inédite l'incroyable créativité de ces fêtes spectaculaires mais éphémères. Le goût de Marie-Antoinette pour la musique et la danse, ainsi que le succès de ces bals auprès de la jeune Cour, expliquent leur multiplication. Le nombre croissant de participants oblige l'administration des Menus Plaisirs à aménager de grands espaces temporaires pour accueillir les participants et les activités liées à ces bals avec salons, salles à manger, buffets, jeux de billard... Aucun ouvrage n'a jamais été publié sur ce sujet. L'histoire de ces bals, l'évocation de leurs décors magnifiques, leur influence sur le costume, ainsi que leur rôle social devrait séduire les connaisseurs, mais également tout un public plus large intéressé par l'histoire du goût, de la mode, de l'architecture et de la décoration.