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Ayn Soukhna. Volume 4, Le matériel des galeries-magasins
Castel Georges ; Tallet Pierre
IFAO
75,00 €
Épuisé
EAN :9782724707540
Ce volume est l'étude du matériel le plus caractéristique découvert dans le secteur des galeries-magasins du site (publié en 2016 dans le précédent ouvrage de cette série). Nous présentons successivement la totalité des inscriptions qui ont été relevées au cours de la fouille de ce secteur, en apportant des compléments à celles qui ont, en raison de leur importance historique, déjà été signalées, et en étudiant l'ensemble des petits objets inscrits de différentes périodes mis au jour. Une étude spécifique a également été consacrée à l'exceptionnel dépôt de couteaux de silex de l'Ancien Empire recueillis dans l'entrée de la galerie G1. L'analyse de près d'une centaine d'objets utilitaires en pierre (meules, polissoirs, aiguisoirs, enclumes) est ensuite proposée ici, avec la détermination de l'utilisation précise de l'ensemble de ce matériel. Un chapitre est par ailleurs consacré aux poulies sèches et tenons découverts à proximité des galeries, qui pourraient être des éléments de gréement des embarcations ayant été utilisées sur le site. Enfin, deux études sont consacrées l'une aux restes fauniques – qui donnent un aperçu de la consommation alimentaire au temps des expéditions pharaoniques –, l'autre à des centaines de fragments de creusets découverts dans cette zone, qui correspondent à une activité métallurgique datée du début du Moyen Empire.
Une documentation de premier ordre sur un sujet mal connu : les cultes populaires liés à la divinité d'Hathor en contexte minier. Au deuxième millénaire av. J. -C. , des expéditions pharaoniques traversent le désert oriental égyptien afin d'aller extraire la galène du Gebel el-Zeit au bord de la mer Rouge. Attenant aux mines, un sanctuaire d'Hathor " maîtresse de la galène " consiste en un enclos de pierre sèche adossé au rocher. Il comportait un abondant matériel déposé en ex-voto, datable de la XIIe dynastie au règne de Ramsès, notamment des figurines féminines en terre cuite enveloppées de riches étoffes et parées de bijoux. La présente publication est une présentation de ces figurines et de leurs transformations durant cette longue période.
Abd El-Raziq Mahmoud ; Castel Georges ; Tallet Pie
L'une des découvertes les plus importantes effectuées ces dernières années sur le site d'Ayn Soukhna, côte ouest du golfe de Suez, a été celle d'un important complexe d'ateliers métallurgiques, bien datés du Moyen Empire égyptien, qui ont la plupart du temps été retrouvés dans un état exceptionnel. Ces ateliers présentent plusieurs petits espaces, délimités par des murs de pierres sèches, dans lesquels il est possible de suivre les différentes étapes du traitement du minerai de cuivre, de sa réduction qui s'effectue dans des batteries de fours à ventilation naturelle, à la refusion du métal en creuset - phase finale du processus - dans des foyers en fer à cheval, qui sont attisés par des cannes à souffler. La première partie de la présente étude, "Rapport archéologique", s'attache à faire la description précise de tous les éléments livrés par la fouille. La seconde partie, "Études archéométallurgiques", est la présentation d'un travail effectué sur une plate-forme expérimentale aménagée sur le site par les soins de l'UMR 5060 "Métallurgie et cultures". La combinaison de ces deux approches permet de mieux comprendre quelles étaient les conditions réelles de la production du cuivre à l'époque pharaonique. L'ensemble de ce travail a, entre autres, été rendu possible par l'aide de plusieurs entreprises françaises installées en Égypte, qui ont souhaité soutenir des recherches portant plus particulièrement sur l'étude des techniques égyptiennes de l'Antiquité : Total-Égypte, Air Liquide, Métro du Caire ligne 3 (Bouygues, Vinci), Colas Rail, Gaz de France, Électricité de France. C'est leur aide généreuse qui a permis, année après année, la poursuite de la fouille archéologique et des études sur le terrain.
Dans ce recueil, devenu un classique, Pierre-Georges Castex voulait montrer, à une époque aujourd'hui grâce à lui révolue, combien le fantastique existait aussi en France.D'où la démonstration par l'exemple, l'anthologie, qui va du XVIIIem siècle à l'aube du Xxem." Dès le XVIIIe siècle, Cazotte enfermait une histoire fantastique dans les limites du conte qui, par la brièveté et le naturel, est le genre le plus propre à créer un effet intense. Vers 1830, le fantastique connaît une vogue extraordinaire ; il inspire des récits où l'imagination s'exerce agréablement, mais de façon assez gratuite. Bientôt, il est mis au service d'intentions plus profondes : la cruauté d'un Villiers, les hantises d'un Maupassant, contrastent avec l'ingéniosité froide de Mérimée ; les implacables analyses auxquelles se livre, dans les dernières années de sa vie, un Nerval tourmenté par la folie surprennent celui qui a commencé par lire ses premiers récits, écrits en un temps où, cédant à la mode, il imitait sans grande conviction les conteurs allemands. Désormais, l'écrivain épanche à travers des symboles grimaçants son génie satirique ou livre un témoignage sur lui-même en évoquant, comme pour les exorciser, ses démons intérieurs ; ou encore, tel Apollinaire au seuil de la mort, il étale sur ses pages hallucinées l'ombre de son propre destin.D'une façon générale, à mesure qu'on avance dans le siècle, le goût du public devient plus exigeant, l'inspiration des conteurs plus personnelle ; les spectres chers aux contemporains d'Hoffmann semblent dérisoires, trente ans plus tard, à une génération que les contes d'Edgar Poe ont familiarisée avec un fantastique intérieur, plus intense. "
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.