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Connaissance et vérité chez Maître Eckhart / Seul le juste connaît la justice
Casteigt Julie
VRIN
59,00 €
Épuisé
EAN :9782711618927
Qu'est-ce qui relie l'ouvre universitaire de Maître Eckhart (1260-1328), écrite dans la langue des clercs, le latin, avec ses sermons prêchés en langue vernaculaire, le moyen haut allemand, pour inviter tous ses auditeurs à naître comme fils de Dieu maintenant, "avant même de sortir de cette église"? L'hypothèse de ce livre consiste à supposer leur unité en recherchant dans la théorie de la connaissance vraie qui est développée dans l'oeuvre latine, en particulier dans le "Commentaire de l'Evangile selon saint Jean", les principes métaphysiques et noétiques du thème majeur de l'oeuvre spirituelle allemande: la naissance de Dieu dans l'âme. Or quel est le fondement philosophique par lequel Maître Eckhart, l'un des représentants majeurs de l'Ecole de Cologne, si influencée par le néoplatonisme, tente de rendre raison de l'acte par lequel l'homme est uni à Dieu? C'est dans sa relecture du "De anima" d'Aristote qu'Eckhart découvre son argument majeur. L'analogie avec l'union en acte du connaissant et du connu qui a lieu dans toute connaissance naturelle. La théorie de la vérité s'avère ainsi un des lieux fondamentaux où se réalise le projet eckhartien: manifester l'unité de la théologie et de la métaphysique en essayant d'expliciter et de déployer les mystères des Ecritures au moyen des arguments des philosophes. Par une élaboration de l'ontologie, de la théorie de la causalité et de la théorie de la signification osa domine la relecture d'Aristote, Eckhart donne, enfin, une nouvelle interprétation de la théorie thomasienne de la vérité comme adéquation de la chose et de l'intellect: la vérité est "engendrement". Biographie de l'auteur Julie Casteigt, ancienne élève de l'Ecole normale. supérieure (Ulm), agrégée et docteur en philosophie, est maître de conférences en philosophie antique et médiévale à l'université de Toulouse II.
Où en sont aujourd'hui les études au sujet de Maître Eckhart (1260-1327), frère prêcheur et maître en théologie de l'université de Paris, dont plusieurs propositions ont été condamnées par le pape Jean XXII dans la bulle In agro dominico? De la variété et de la richesse des directions de recherche actuelles, ce volume en propose, conformément à l'esprit de la collection, une sélection. Quatre perspectives principales se dégagent. La première concerne les questions métaphysiques et théologiques majeures - Dieu, l'Un, la Trinité, les transcendantaux - ainsi que la théorie de l'intellect. La deuxième regroupe les questions spirituelles, morales et anthropologiques soulevées par la réflexion eckhartienne. Une troisième s'intéresse aux auteurs aux-quels les textes d'Eckhart ouvrent, que ces auteurs précèdent ou suivent chronologiquement le maître thuringien: Plotin, Maïmonide, le Liber de causis et l'idéalisme allemand, Heidegger, Derrida ou encore les études comparatistes de Shizuteru Ueda avec le bouddhisme zen. Une quatrième manière de lire ce recueil consiste à suivre la distinction et la complémentarité de oeuvre latine et de oeuvre allemande de Maître Eckhart avec les différents problèmes herméneutiques et doctrinaux qu'elles posent. Que chaque lecteur puisse trouver à son gré, à travers les différences d'approches et de voix, ses propres chemins pour entrer dans oeuvre de Maître Eckhart.
Plus qu'à ce qui change dans l'action publique urbaine, cet essai s'intéresse à ce qui change l'action publique urbaine, c'est-à-dire les grandes mutations de nos sociétés, dans leur ensemble et dans le temps long, des processus d'individuation à la société de la connaissance en passant par la société du risque ou la globalisation. Les auteurs explorent les articulations entre mutations sociétales et action publique urbaine à travers plusieurs champs qui servent d'analyseurs à leur démarche et qui sont représentatifs des formes de transformations des villes, comme le rôle de l'environnement dans les projets territoriaux, la place des universités dans la production urbaine, ou encore la planification urbaine.
Résumé : Plus qu'à ce qui change dans l'action publique urbaine, cet essai s'intéresse à ce qui change l'action publique urbaine, c'est-à-dire les grandes mutations de nos sociétés, dans leur ensemble et dans le temps long, des processus d'individuation à la société de la connaissance en passant par la société du risque ou la globalisation.Les auteurs explorent les articulations entre mutations sociétales et action publique urbaine à travers plusieurs champs qui servent d'analyseurs à leur démarche et qui sont représentatifs des formes de transformations des villes, comme le rôle de l'environnement dans les projets territoriaux, la place des universités dans la production urbaine, ou encore la planification urbaine.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Résumé : L'irruption récente de la notion de "post-vérité", désignée comme mot de l'année 2016 par le dictionnaire d'Oxford, a suscité d'innombrables commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fake news, mais peu de réflexions de fond. Or, cette notion ne concerne pas seulement les liens entre politique et vérité, elle brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun. En questionnant les rapports conflictuels entre politique et vérité, Myriam Revault d'Allonnes déconstruit nombre d'approximations et de confusions. Elle montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à la constitution de l'opinion publique et à l'exercice du jugement. L'exploration du "régime de vérité" de la politique éclaire ce qui distingue fondamentalement les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et à la transformation des "vérités de fait" en opinions, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif. Loin d'enrichir le monde, la "post-vérité" appauvrit l'imaginaire social et met en cause les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Il est urgent de prendre conscience de la nature et de la portée du phénomène si nous voulons en conjurer les effets éthiques et politiques.
Derrida Jacques ; Cotton Nicholas ; Michaud Ginett
Résumé : Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du "comprendre", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une "violente tempête" (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe parla lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'oeuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix.
Lorsque ces Réflexions sur la peine capitale sont parues, en 1957, la guillotine fonctionnait encore en France, pour les crimes de droit commun, et plus souvent encore pour ceux liés à la guerre d'Algérie. Quand ce livre a été mis à jour pour la dernière fois, en 1979, presque vingt ans après la mort d'Albert Camus, la peine de mort était encore en vigueur en France. Moins de deux ans plus tard, Robert Badinter, nommé garde des Sceaux, fit voter l'abolition par le Parlement le 9 octobre 1981. Pour autant, le débat ne s'est pas interrompu. Il s'est déplacé et il s'est élargi, en devenant international. Si l'abolition a prévalu en Europe et gagné du terrain partout dans le monde, la peine de mort est encore appliquée dans de nombreux pays, parfois à grande échelle. Il nous a paru intéressant d'apporter au débat ces Réflexions d'Arthur Koestler et d'Albert Camus qui n'étaient plus disponibles.
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.