
Le bonheur, sa dent douce à la mort. Autobiographie philosophique
Les imprévus de l'existence, souvent des choses très banales, un mot d'enfant, une histoire que ma mère m'a racontée pour voir mes yeux quand elle me peignait, les mots d'accueil d'un homme, une phrase, toujours une phrase : voilà que cela cristallise et génère un bout de savoir d'un autre ordre, quelque chose comme un concept, une idée philosophique. Comment procède-t-on parfois, de manière imprévue et précise, comme autoritaire, de la vie à la pensée ? Un souvenir m'a suffi pour comprendre ce que je voulais capter. Passant à côté de Samuel, mon fils tout petit qui s'accrochait au radiateur pour tenir debout devant le mur en miroirs, je lui dis : "Toi, tu pues, tu as fait dans ta culotte". Il me répond distinctement : "Non, maman". Puis il se tourne face aux miroirs et dit : "Menteur ! " Qu'est ce qui s'invente là de la vérité, qui fait qu'elle ne sera plus unique ni majuscule ? La Vérité avec un grand V ? Très peu pour moi. Comment l'exiger ou même la désirer ? De l'anecdote à l'idée. Voilà ce que j'essaie de cerner dans cette autobiographie philosophique. Elle s'est faite en parlant à mon autre fils, Victor. Je me souviens, je ne me souviens pas. Il y a tant de charme, mais aussi tant de ruse dans ce dont on choisit de se souvenir. Ces phrases sont comme des noms propres, elles titrent les souvenirs. Quand j'en parle, quand je parle, je comprends pourquoi et comment elles m'ont fait vivre-et-penser. Si dures soient-elles parfois, elles donnent accès à la tonalité du bonheur.
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|---|---|
| Titre | Le bonheur, sa dent douce à la mort. Autobiographie philosophique |
| Auteur | Cassin Barbara ; Legendre Victor |
| Editeur | FAYARD |
| Largeur | 135 |
| Poids | 365 |
| Date de parution | 20200826 |
| Nombre de pages | 243,00 € |
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