Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Africultures N° 84 : Comment peut-on faire de la BD en Afrique ? 33 entretiens pour comprendre...
Cassiau-Haurie Christophe
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296546646
Entre conditions de vie, censure et faiblesse des maisons d'édition, travailler dans le 9` art en Afrique semble être une gageure. Pourtant, la bande dessinée est présente dans les journaux et publiée par des éditeurs privés du continent depuis près d'un siècle. Certains journaux spécialisés dans le genre ont même connu un réel succès dans le passé, comme Jeunes pour jeunes en RDC dans les années soixante-dix, ou continuent d'en avoir de nos jours, comme le phénomène Gbicb en Côte d'Ivoire. De plus, certains héros de papier ont symbolisé pendant longtemps l'archétype de l'homme de la rue, que ce soit Mata-mata et Pili-pili en RDC. Monsieur Dago en Côte d'Ivoire, Goorgoorlou au Sénégal ou encore'lékoué en Centrafrique. Par la suite, dans les années 2000, la BD d'Afrique se développe et se délocalise. L'émergence d'auteurs africains expatriés en Europe ou le succès de certaines séries issues du Sud tels qu'Aga de Yopougon ou Pahé, renforce l'aura du 9` art africain auprès du public européen. Pour certaines de leurs productions, des éditeurs comme joker font la part belle à des dessinateurs africains. Mais ces succès sont plus du ressort de l'exception et la BD venant d'Afrique continue d'être mal connue. En effet, dix années après son émergence en Europe, certaines interrogations demeurent : comment les auteurs africains produisent-ils ? Comment font-ils pour vivre de leur art ? Comment cette passion leur est-elle venue ? Face à la singularité des situations et des parcours de vie, on ne saurait donner une réponse univoque. Un début de réponse est cependant apporté ici à travers la parole de 33 auteurs et éditeurs du continent interrogés par Christophe Cassiau-Haurie entre 2008 et 2010 selon un canevas homogène. Ces entretiens sont agrémentés de notices sur l'histoire de la BI) dans chaque pays concerné et richement illustrés.
Hellemans Jacques ; Cassiau-Haurie Christophe ; Ju
L'objet de cet ouvrage est de faire le bilan de la situation des bibliothèques en République démocratique du Congo. Il présente l'état des lieux des bibliothèques de lecture publique et bibliothèques privées, des bibliothèques scolaires, des bibliothèques universitaires et de la Bibliothèque Nationale. Il fait le bilan sur l'environnement des bibliothèques, la conservation des fonds ainsi que sur l'impact des deux précédentes conférences. Il aborde également le statut, la formation et le profil du bibliothécaire congolais. . . Jacques HELLEMANS est Membre du Comité permanent des bibliothèques de sciences sociales à l'IFLA. Il est Secrétaire Général de l'Association Internationale de Bibliologie. Il est Chargé de cours en sciences du livre et des bibliothèques, Collaborateur scientifique au Centre de l'Edition et de l'imprimé contemporains et Responsable de la Bibliothèque d'économie et gestion à l'Université Libre de Bruxelles. Christophe CASSIAU-HAURIE, responsable du projet Appui à la documentation en RDC au sein de la Bibliothèque nationale du Congo (2000-2005), est actuellement chargé de mission au Centre Culturel Français de Rose Hill (Ile Maurice). Il est également l'auteur d'articles sur l'édition et la bande dessinée en Afrique.
Depuis le début des années 1970, les auteurs africains de bande dessinée ne cessent de publier en France et en Belgique. Cet ouvrage revient sur ces quarante années d'histoire et présente la quasi-totalité des albums édités en Europe, ainsi que les notices biographiques et la bibliographie de 60 auteurs, issus de 15 pays du continent (Afrique du Sud, Algérie, Bénin, Congo, Côte d'Ivoire, RDC, Togo...).
Réputée pour ses musiciens et ses peintres, la République Démocratique du Congo constitue également l'un des pays les plus florissants du continent africain en matière de bande dessinée. Celle-ci a fait son apparition dans les journaux du pays en 1921 et n'a jamais cessé de se développer. Depuis l'épopée flamboyante de la revue Jeunes pour jeunes en 1969 jusqu'à la réussite de Pat Masioni aux Etats-Unis en passant par Barly Baruti, premier Congolais à publier en Europe ou Mongo Sise, collaborateur du studio Hergé, la saga de la BD congolaise est ponctuée d'événements cocasses et riche de talents individuels. L'auteur revient sur cette histoire méconnue tout au long de ces 285 pages remplies d'illustrations.
Résumé : Julien Yanga, international français de rugby d'origine congolaise, revient au pays dix ans après, à l'issue de sa carrière professionnelle. Il décide de remonter le Rugby kin club, équipe de ses débuts, afin de participer aux qualifications pour la prochaine coupe du monde. Pour réaliser ce projet, il se met en tête de retrouver tous ses anciens amis et équipiers dans une ville chaotique et victime d'une misère prégnante, le tout sur fond de corruption. Avec beaucoup d'humour, TshiTshi et Christophe Cassiau-Haurie entraînent le lecteur dans le Kinshasa d'aujourd'hui, où la vie quotidienne est un combat. Cet album rend un hommage à cette ville et aux "kinois", avec réalisme et tendresse.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.