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Labyrinthe N° 34/2010 (1) : Comment peut-on être systématique ? Savoir et encyclopédisme au siècle d
Cassan Elodie
HERMANN
33,66 €
Épuisé
EAN :9782705669843
Dossier : Comment peut-on être sytématique ? Savoir et encyclopédisme au siècle des Lumières, coordonné par Elodie Cassan. Esprit systématique et esprit de système "Qu'ils soient ordinaires ou savants, les usages actuels d'un "mot-valise" aussi chargé que celui de "système" ne sont guère mélioratifs aujourd'hui. Synonyme de dogmatisme et d'étroitesse d'esprit dans un cas, de prétention totalisante déplacée, surannée, voire dangereuse dans l'autre, le système est aisément renvoyé à des formes d'idéologies closes et statiques éloignées du réel (le "marxisme" , le "positivisme"), ou à des conceptions naïvement encyclopédistes du savoir. Cette prétention du savant à absorber le monde dans la vérité de son savoir totalisant, de logiciser entièrement le réel, est précisément ce qui a été mis à mal au cours du XXe siècle, marqué par la dé-totalisation et la valorisation du fragmentaire, le critique des notions de vérité et d'objectivité. Mais c'est à ce point qu'un paradoxe à la fois historique et philosophique doit être soulevé. Quelle place, effet, accorder aux systèmes du savoir élaborés au XVIIIe siècle, à la fois dans leur étonnant foisonnement et dans toute la profondeur de la réflexion épistémologique que ce siècle a consacré à la notion de système. Car les Lumières firent système de tout : du monde, des plantes, de la société, de tout le savoir lui-même emporté qu'il fût dans son élan encyclopédiste et sa passion de la connaissance".
Ce que nous appelons Réalité n'est qu'une façon de voir le Monde, mais ce n'est pas la seule. Ce serait oublier le lien quantique universel qui nous unit... Se pourrait-il que la conscience humaine conduise l'énergie cosmique ? Dans ce Monde vibratoire,
Cassan Michel ; Haddad Elie ; Muchnik Natalia ; Tu
Résumé : Le XVIIe siècle, tour à tour qualifié au cours des trente dernières années de tragique, baroque, de temps de crise ou de " siècle de fer ", est ici étudié à travers des études thématiques et chronologiques construites selon une démarche comparative. L'ouvrage présente des analyses démographiques et anthropologiques, les portraits des mondes ruraux, paysans, citadins, des noblesses et des clergés, l'exploration de leurs apprentissages et de leurs pratiques culturelles, de leurs comportements et de leurs choix politiques. Les sociétés anglaise, espagnole et française sont également saisies à travers leurs mises en scène et leurs représentations contemporaines et confrontées à leurs mécanismes de reproduction, entre stagnation, ascension sociale et déclassement.
A partir du XIXe siècle, les grands dictionnaires de la langue française font un sort à l'expression "Oiseau de malheur". Ils la qualifient de tournure familière et lui attribuent le sens de personne annonciatrice d'une mauvaise nouvelle. Celle-ci, capable d'affecter sur l'instant les comportements et les émotions d'une société, apparaît de manière occasionnelle et récurrente dans l'Histoire. Elle s'invite dans l'espace public sous la forme de rumeurs colportées par des "oiseaux de malheur" parfois anonymes ou par les informations officielles que proclament les voix autorisées des hommes de pouvoir. Dans une configuration à triple entrée les pouvoirs, la société érigée en public, les moyens officiels d'information, les études rassemblées dans ce dossier ont volontairement été choisies sur la longue durée, du XVIe siècle au XXe siècle. Elles interrogent les modalités de formulation et de mise en scène de la mauvaise nouvelle, leurs échos immédiats et à plus long terme dans la mémoire collective et les interactions qui innervent le dialogue entre les "oiseaux de malheur" et la société. La question de l'opinion publique apparaît en filigrane dans ces contributions qui traitent des mauvaises nouvelles politiques et/ou militaires telles que la captivité de François Ier, les "bruits" dans le Paris ligueur, la mort du maréchal Tito, les défaites des Gallispani dans le royaume de Naples, la chute de Diên Biên Phu ; des désastres sanitaires avec les pestes d'Ancien Régime et les épidémies d'influenza en France à l'époque contemporaine ; et de la catastrophe aérienne italienne de Superga en 1949.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.