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La haute et la basse définition des images. Photographie, cinéma, art contemporain, culture visuelle
Casetti Francesco ; Somaini Antonio
MIMESIS
34,00 €
Épuisé
EAN :9788869762512
La question de la haute et de la basse définition des images, avec ses enjeux multiples, puise ses racines dans deux histoires différentes, qui sont pourtant étroitement liées : d'un côté, l'histoire de la distinction entre le net et le flou, entre l'image nette et l'image floue ; de l'autre, l'histoire des images matricielles, composées par une grille orthogonale de points, qui peuvent être des points de tissu, des points d'encre, ou des points de lumière." Dans une culture visuelle traversée par un flux incessant d'images qui circulent à travers l'infrastructure des réseaux numériques, la question de la haute et de la basse définition des images et des écrans revêt une importance capitale. Si l'on peut interpréter l'infrastructure des réseaux numériques comme l'appareil circulatoire qui permet à un vaste courant de matière sensible de traverser le corps social dans toutes ses parties et dans toutes ses strates, les différents degrés de définition, tel un stéthoscope, en mesurent la pression. Déterminés par les propriétés techniques spécifiques des capteurs des caméras, par celles des formats d'encodage des images numériques, ainsi que par celles des dispositifs d'affichage qui sortent les images de l'invisibilité des courants électriques intermittents afin de les projeter dans l'espace sensible, les différents degrés de définition des images contemporaines sont sans cesse explorés par les artistes, les photographes et les cinéastes qui tentent d'en saisir les enjeux à la fois esthétiques, épistémologiques et politiques.
Casetti Francesco ; Citton Yves ; Rasmi Jacopo ; D
Résumé : La Fantasmagorie de la fin du XVIIIe siècle, les palais du cinéma des années 1920 ou encore les images provenant de nos ordinateurs construisent des bulles physiques ou mentales qui nous servent de refuge. Le postulat de Francesco Casetti se veut provocateur : les écrans qui font partie de notre quotidien depuis plus de deux siècles ne sont finalement pas des extensions de notre vue, mais des formes de protection par rapport à un monde qui se révèle constamment menaçant. La nécessité de se détacher du contexte immédiat, au moyen d'une zone de sécurité qui nous rattache à la réalité par le filtre des images, répondrait à ce besoin de défense. Mais protéger signifie aussi étouffer et limiter, et fait souvent ainsi advenir une autre forme de violence. C'est seulement par le biais d'une nouvelle sensibilité, ouverte aux risques du monde, et non contrainte par nos propres peurs, que l'on pourra rétablir un dialogue productif avec la réalité.
Dans quelle mesure le film tient-il compte du spectateur ? Comment en esquisse-t-il la figure ? Dans quelle mesure avoue-t-il en avoir besoin ? Quelle place lui assigne-t-il ? A quel trajet le convie-t-il ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre entend répondre de façon théorique aussi bien qu'en s'appuyant sur l'analyse précise des films d'Antonioni, Bunuel, Hitchcock, Welles, etc.
Résumé : Elias Canetti parle de Masse, comme Michelet du Peuple, Tocqueville de la Démocratie ou Spengler des Cultures. Et comme ces grands devanciers auxquels, il fait souvent penser, l'auteur s'empare d'une intuition brutale, profonde, et commence par s'abandonner à la révélation d'une évidence - la conjuration panique de tout ce qui, en l'homme, menace de le détruire, et d'abord l'inconnu - pour élaborer progressivement une théorie des rapports qui unissent les phénomènes de masse à toutes les manifestations de la puissance. Mais quel contemporain des guerres mondiales et des révolutions, des fascismes et du national-socialisme, ne sentira à quel point cette intuition nourrie de forte érudition anthropologique et psychanalytique s'enracine au plus intime, au plus charnel des bouleversements du siècle ? Ces bouleversements, l'auteur les a vécus de plein fouet. Né en 1905 en Bulgarie, de parents juifs espagnols, étudiant à Zurich, Francfort et Vienne, mais réfugié depuis 1938 en Angleterre où il achève son grand ouvrage en 1959, Elias Canetti appartient à cette génération d'intellectuels européens qui ont su déceler, dans le déferlement des masses traversées par une dialectique de l'ordre et du commandement, la permanence d'archaïsmes dont la raison ne suffit pas à rendre compte parce qu'ils ne relèvent d'aucune de nos catégories historiques traditionnelles. Poussée d'irrationnel ? Explosion d'un fond primitif mal avoué ? Résurgence d'un panique collectif jamais analysé ? C'est tout cela à la fois : Masse et puissance - Masse und Macht dans le titre original - est l'?uvre d'une vie. Non celle d'un universitaire ou d'un savant, mais celle d'un écrivain dont le style, par la force et l'éclat de ses formules, parvient à convaincre le lecteur de la réalité quasi-biologique de sa démonstration.
François Villon aura tout expérimenté de l'art de la subversion. Aucune règle ni aucun sentiment, même les plus naturels en apparence, n'auront pu éviter une remise en cause par son esprit fort et rebelle. Aucune fréquentation enfin ne l'aura rebuté, quand bien même elle serait désastreuse pour sa réputation. Il fut rejeté, banni, mais reste aujourd'hui encore l'un des plus grands poètes de notre histoire.
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.
Les relations entre les deux arts du temps et du mouvement, danse et cinéma, ont déjà fait l'objet de divers travaux, mais les problématiques restaient générales : comment le cinéma montre-t-il la danse ? Comment le cinéma fictionne-t-il le monde de la danse ? Quelles sont les gains et les pertes de la rencontre entre ces deux arts (ce que le cinéma y gagnerait, ce que la danse y perdrait) ? L'hypothèse sera donc : comment parler de danse au cinéma au delà de l'évidence des performances ? Qu'entendre par les " danses idéales " créées par le cinéma selon le critique Ricciotto Canudo ?
Les spécialistes de la pensée de Hobbes ont souligné l'importance de son troisième grand tour à travers l'Europe (1634-1636) et de son séjour à Paris, pour le développement de son système philosophique. Cette étude analyse les débats philosophiques et scientifiques qui ont eu lieu dans la capitale française pendant ces années là, et qui se révélèrent décisifs pour la naissance de la philosophie de Hobbes. Un travail qui compare pour la première fois et de façon détaillée les pensées de Mersenne et de Hobbes, dont on souligne les analogies et les différences au niveau méthodologique et épistémologique. Cette étude porte également sur la figure de Descartes, dont on évolue la contribution essentielle au développement de la pensée hobbesienne.
Dalmasso Anna Caterina ; Carbone Mauro ; Bodini Ja
La culture humaine a toujours interrogé les pouvoirs des images. Mais qu'en est-il des pouvoirs des écrans ? Oui, ces surfaces intimement liées aux images d'une manière aussi évidente que mystérieuse, et qui montrent et cachent à la fois le visible. Le moment est venu d'interroger également leurs pouvoirs, car c'est précisément notre temps qui, de manière incontestable, nous fait vivre par(mi) les écrans. Cependant, ce même temps nous fait indirectement comprendre que les rapports des êtres humains aux écrans ne sont pas qu'une affaire de notre époque. C'est pourquoi une exploration collective, transhistorique et transdisciplinaire de ces rapports est conduite dans le présent volume par un groupe international de spécialistes en philosophie, culture visuelle, théorie du cinéma et des médias, neurosciences, psychologie et littérature.