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Héritages intellectuels et traditions familiales dans la pensée du président Giscard d'Estaing
Casanova Jean-Claude ; Laquièze Alain ; Peuchot Er
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204151283
Dans son ouvrage classique Les droites en France, René Rémond établit une filiation entre le giscardisme et l'orléanisme. Il y aurait dans l'orléanisme du XIXe siècle et dans le giscardisme une inspiration similaire : l'attachement au libéralisme se conjuguerait avec un esprit conservateur, la préoccupation d'éviter des changements trop brusques irait de pair avec l'acceptation des réformes nécessaires à l'évolution de la société. La politique libérale-conservatrice menée par le président Giscard d'Estaing durant son septennat en témoignerait : réformes " sociétales " pendant la période 1974-1978, réformes institutionnelles visant à renforcer le parlementarisme, à donner des droits à l'opposition, rejet du dirigisme et des nationalisations, préférence pour la rigueur budgétaire, etc. Cet ouvrage entend montrer que l'on retrouve dans la pensée politique du président Giscard d'Estaing des convictions dont le rapprochement avec la tradition orléaniste n'est pas fortuit. Elles sont, pour partie du moins, le fruit d'un héritage familial. Il y a en effet des convergences intellectuelles multiples avec Agénor Bardoux, Jacques Bardoux, Camille de Montalivet, Georges Picot, mais aussi avec Edmond Giscard d'Estaing, figures marquantes dont il descend. Les réflexions des différents auteurs de ce livre apportent une précieuse contribution à la connaissance des différentes sensibilités du centre et de la droite françaises, du libéralisme au conservatisme, sensibilités qui irriguent le monde des idées et la vie politique, tout au long du XIXe, du XXe et de ce premier XXIe siècle.
Schumpeter Joseph ; Barre Raymond ; Casanova Jean-
J. A. Schumpeter (1883-1950) a été l'un des derniers grands économistes capables d'embrasser toute l'histoire de l'économie, celle de son temps et celle du passé.
La Révolution d'octobre, "dix jours qui ébranlèrent le monde", fit naître une illusion, celle de l'apparition d'un homme et d'un monde nouveaux. En France cette illusion dura plus longtemps qu'ailleurs. D'irrécusables témoins s'étaient pourtant exprimés dès 1917. Boris Kritchevski (1866-1919) fut l'un d'entre eux. Militant socialiste russe, dont les sympathies politiques n'altéraient pas la lucidité, il collaborait depuis quelques années à L'Humanité lorsque ses compétences le désignèrent naturellement pour "couvrir" les évènements de Petrograd. Toutes ses chroniques antérieures au coup de force "bolcheviste" (6 novembre 1917, dans le calendrier russe) furent publiées, mais par la suite, les fidèles de L'Humanité ne purent en lire qu'une seule. Sous l'influence des partisans de Lénine, les lettres suivantes furent écartées. Kritchevski en fut indigné. Néanmoins ses textes furent tous rassemblés par les éditions Félix Alcan l'année suivante en un volume intitulé Vers la catastrophe russe. Lettres de Pétrograd au journal "L'Humanité" : octobre 1917 février 1918. Après la mort de Kritchevski en 1919 une chape de silence recouvrit son oeuvre qui mettait à mal l'un des grands mythes fondateurs du XXe siècle. Comme on le verra, Kritchevski s'y exprimait sans ambages sur la brutalité des prétoriens bolchevistes. Il ne nourrissait aucune illusion sur la nature implacable du nouveau régime. La présente réédition reproduit dans son intégralité le texte de 1919. En préface, quelques repères chronologiques et historiques en faciliteront la lecture.
Robert Marteau est l?auteur d?une oeuvre variée et foisonnante, expression d?une voix singulière et ample de ce début de siècle. Etonnant marcheur, Robert Marteau a réuni dans une oeuvre, encore trop méconnue, une pensée discursive qui détermine des pans de réel très différents : sous forme de récits comme Mont-Royal, Fleuve sans fin écrits au Canada, où il a passé une partie de sa vie ; sous forme de romans qui prennent une autre assise, celle de la terre, des paysans et bûcherons de son Poitou dans Le jour que l?on a tué le cochon ou Dans l?herbe ; sous forme de vers, organisés en sonnets dans les six tomes de Liturgie. Robert Marteau est aussi traducteur de Shakespeare, de Chaucer, notamment, et ses choix de traducteur confortent son écriture de poète, à la fois érudite, et cherchant à saisir les flux infimes du réel. Enfin, Robert Marteau a travaillé longtemps dans une galerie d?art et son intérêt pour la peinture ne s?est jamais démenti. Ce volume vise à rendre compte de la diversité et de l?originalité d?une écriture de poète, à la fois contemplateur de son temps et nostalgique d?un âge d?or perdu, qui remonterait aux origines du langage.