Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'espion inattendu
Casagrande Ottavia ; Faurobert Marianne
LEVI
19,00 €
Épuisé
EAN :9791034902262
Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un grand-père digne d'un roman ! La narratrice de ce livre est la petite-fille de Raimondo Lanza di Trabia, un prince sicilien, dandy extravagant et charmeur qui fut, pendant les neuf mois qui suivirent le début de la Seconde Guerre mondiale, l'espion de confiance de Galeazzo Ciano, ministre des Affaires étrangères et gendre de Mussolini. Sa mission ? Mener une bataille secrète contre l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés du Reich, la préserver des agissements du "petit caporal" Hitler et déjouer l'influence des va-t-en-guerre auprès du Duce. Pour cette mission (et pour son plaisir...) il fit tomber dans ses filets amoureux Cora, une ravissante espionne britannique débutante. Après avoir infiltré une cellule nazie dans le Sud-Tyrol, évité le pire à Cinecittà, traversé la France en pleine Débâcle et rencontré en tète à tête Churchill... de péripéties en aventures rocambolesques (mais véridiques) les deux tourtereaux perdirent la bataille ! Tout en laissant matière à lire une histoire à suspense digne des meilleures séries.
Il est vain de vouloir classer la musique contemporaine en catégories esthétiques afin de les ranger ensuite dans un coin de ' l'histoire. Et la question n'est pas d'entrer en polémique, mais de comprendre que l'on n'a pas affaire à des formes " posées là ", devant nous et attendant une explicitation, que les oeuvres mettent en jeu des forces selon lesquelles la signification n'est autre qu'une " inter-zone " emportée par une lame de fond dont l'énigme n'en cache en rien la logique. Alors, ressaisis par le prisme d'un régime énergétique, les travaux des compositeurs dont il est question ici (Varèse, Boulez, Stockhausen, Cage, Feldman, Xenakis, Ohana et Schaeffer) offrent une vivante coïncidence d'avec le monde, une singulière " relation " qui reconduit les corps et les créations, les affects et les productions, à ce que nous pouvons appeler un bouillonnement musicologique, c'est-à-dire à des études ouvertes prenant l'expérimentation comme ressort même de leurs accomplissements. Si l'on veut, et c'est ici le meilleur des desseins pour une recherche " en " musique, cet ouvrage n'" impose " pas, il invite à penser et avance en cela une orientation théorique.
Mensonge, blasphème, injure, flatterie, médisance : les péchés de langue aussi ont leur histoire. Celle-ci traverse, aux XIIe et XIIIe siècles, un de ses grands moments de réflexion systématique, d'évaluation et de classification. Comme s'il était devenu subitement urgent de discipliner l'usage de la parole - celle des marchands dans les foires, des avocats au tribunal, des maîtres d'école, des jongleurs dans la rue -, les théologiens trient et subdivisent, soupèsent, dénoncent. Leur parole de clercs prétend faire la preuve de sa supériorité sur la parole des laïcs, et revendique son droit à établir la frontière entre le dire juste et le dire fautif. Dans sa première partie, l'ouvrage retrace l'histoire du péché de la langue en tant que système, depuis les premières codifications établies par les frères prêcheurs, jusqu'aux systèmes raffinés à l'extrême mis sur pied par les théologiens, Jacques de Vitry, Raoul Ardent, Guillaume Peyraut et Thomas d'Aquin, entre autres, font entrer les péchés de langue dans la table des catégories morales, quitte à en forger de nouvelles définitions. La seconde partie de l'ouvrage présente une typologie des péchés, puis esquisse l'histoire spécifique de chacun d'eux, telle qu'on peut la reconstituer à partir des écrits des Pères et des scolastiques. Où l'on découvre qu'il y a, parmi les péchés de langue, des péchés à la signification stable et d'autres dont la gravité et le sens se transforment, des péchés à la mode et des péchés qui n'éveillent plus l'intérêt, des péchés-épidémies et des péchés de tous les jours depuis toujours.
Résumé : De nos jours. Bess pensait en avoir fini avec la villa Freiberg. Congédiée sans préavis par Rosamaria Tondini, la propriétaire de cette ancienne demeure, l'architecte s'était résolue à abandonner ses projets de rénovation. Pourtant un mois plus tard, à la suite du décès de madame Tondini, Bess apprend que cette dernière lui a légué la villa pour qu'elle la réhabilite et en fasse un musée. Mais quelle mémoire cette bâtisse pleine de déchets peut-elle bien conserver ? 1943. Orphelins, Emma et Benjamin sont accueillis chez un ami de leur père, un général, qui a promis de les protéger. Les enfants s' adaptent à leur nouveau quotidien, nouent des relations complices avec les domestiques, tandis que Frau Anna, la femme du général, organise des réceptions fastueuses dans la villa où les officiels nazis qui occupent la région sont toujours bien reçus. Mais un jour, Benjamin disparaît.
Résumé : Edna vit seule dans le nord de l'Italie et consacre son temps à son jardin et à son perroquet, Emil. Aux yeux de tous, c'est une dame sans histoire. Pourtant, quand le hasard lui permet de retrouver la trace de son meilleur ami perdu de vue depuis des années, Edna se lance dans un projet complètement fou pour le revoir : un périple à travers les montagnes, direction Ravensburg. Ce sera son grand voyage de " retour ", celui qu'elle a attendu d'accomplir toute sa vie. Car elle a déjà emprunté cette route une fois, en sens inverse, dans les années 1930. Jacob et elle avaient essayé de s'échapper de la ferme où ils étaient exploités ; seule Edna avait réussi. Ils s'étaient promis de rester toujours ensemble, mais leur plan a échoué. Accompagnée d'Emil, Edna reprend la route. De rencontres-surprises en amitiés nouvelles, malgré les obstacles et les gens trop raisonnables, à eux de prouver qu'il n'est pas de montagne infranchissable pour qui a une promesse d'enfance à tenir.
Charger un passager à l'aéroport, quoi de plus juteux pour un chauffeur de taxi? Une bonne course vous assure une soirée tranquille. Ce soir-là, pourtant, c'est le début des emmerdes... Tout d'abord la cliente n'a pas assez d'argent sur elle et, pour être réglé, il vous faut entrer dans sa maison pourvue d'amples fenêtres (ne touchez jamais aux fenêtres des gens!). Plus tard, deux jeunes femmes passablement éméchées font du stop. Seulement, une fois dépannées, l'une d'elles déverse sur la banquette son trop-plein d'alcool. La corvée de nettoyage s'avère nécessaire (ne nettoyez jamais votre taxi à la vapeur après avoir touché les fenêtres d'une inconnue!). Après tous ces faux pas, comment s'étonner que deux policiers se pointent en vous demandant des comptes? Un dernier conseil: ne sous-estimez jamais la capacité de la police à se fourvoyer! Dans ce roman magistral, Levison dissèque de manière impitoyable les dérives de la société américaine et de son système judiciaire.
Résumé : Vienne, 1888. Au 10 de la Seilerstätte se dresse un immeuble cossu, érigé cent ans auparavant par le fondateur de la dynastie des Alt, célèbres constructeurs de pianos, sur lesquels Mozart lui-même a joué. Bien que sans titre nobiliaire, les Alt s'astreignent aux règles non écrites imposées à la haute société viennoise. Des règles mises à mal par l'arrivée dans la famille d'Henriette Stein qui, bien que baptisée, n'en demeure pas moins d'origine juive, et, fait tout aussi dérangeant aux yeux des Alt, bien résolue à profiter de la vie sans se laisser corseter. Dans ces années qui précèdent la Première Guerre mondiale, Vienne est portée par un tourbillon de fêtes et de création. Mais l'on perçoit déjà les fêlures du rêve austro-hongrois, la remise en question de la mixité ethnique, la montée des revendications sociales. Dans ce concert dissonant, chacun joue sa partition. Franz, l'époux d'Henriette, qui dirige l'entreprise familiale, se trouve confronté au mouvement ouvrier ; Otto, procureur sévère, s'accroche aux conventions ; tandis que la belle Henriette choque avec ses amours extra-conjugales...
Au temps de l'Indochine, le domaine de la famille Lê Van An englobe d'immenses terres et une vaste demeure où s'affairent près de trente domestiques. C'est là que naît le père de Vi, avec le destin d'un prince comblé que l'histoire va déchoir de son royaume. Dans l'ombre dévolue aux femmes, son épouse dirige d'une main de fer l'exploitation fragilisée par les réformes, puis la guerre. Lorsque Vi voit le jour, le dix-septième parallèle sépare déjà le Nord du Sud. La réunification et la chasse aux possédants l'obligent à fuir son pays sur un bateau de fortune. En quittant Saigon pour Montréal, celle dont le prénom signifie " minuscule " et " précieuse " devra apprendre à apprivoiser la grande vie et ses tumultes. Et à saisir les hasards qui lui ouvriront à nouveau, un jour, les portes du pays natal.
C'est une invention bien connue de conspirer contre le Parti avec des romans", a dit le président Mao. Un précepte que méditent les habitants de la cité lorsque monsieur Ma, le libraire, est arrêté un soir de l'hiver 1962. Son crime? Posséder dans ses rayons un roman étranger à propos d'un certain docteur russe. Sa peine? Trente ans d'emprisonnement pour "activités contre-révolutionnaires". Vingt ans plus tard, Ma est libéré. La Révolution culturelle est loin, Mao est mort, les autorités encouragent l'initiative privée. Que pourrait faire le vieux Ma après tant d'années de prison? Contre toute attente, son nouveau commerce est un succès. Une reconversion à mille lieues de la littérature. Quoique...