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Histoire des péchés capitaux au Moyen Age
Casagrande Carla
AUBIER
25,40 €
Épuisé
EAN :9782700702279
Présentation de l'éditeur Les orgueilleux soumis au supplice de la roue ; l'envieux, un clou enfoncé dans l'il ; les gloutons gavés de force... Les sept péchés capitaux (l'orgueil, l'envie, la colère, la tristesse, l'avarice, la gourmandise et la luxure) et les représentations allégoriques de leurs châtiments respectifs ont forgé l'éducation religieuse des hommes du Moyen Âge. Ce livre retrace la naissance et l'essor d'un système théologique et pédagogique dont l'architecture se ramifie en arborescences complexes et en vices intermédiaires, du VIe siècle au XIVe siècle. On y lit également le portrait d'une société : celui des moines confinés dans leurs cellules à la tombée du jour, dont la méchante humeur se nomme acédie puis tristesse ; celui des intellectuels et des courtisans rongés par l'envie, mal social par excellence. Parce qu'elle rencontre des objets de débat fondamentaux - le corps, l'âme, les femmes, le travail, l'argent... -, l'histoire des sept péchés capitaux forme une véritable encyclopédie de la culture occidentale au Moyen Âge, comme en témoigne le riche cahier iconographique commenté par Jérôme Baschet. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
C'était vraiment des week-ends pleins de découvertes, riches en trouvailles et en goûts, il y avait même un abricotier qui donnait des fruits tous les deux ans, des pêchers, des cerisiers, des noisetiers et un grand saule pleureur avec lequel on jouait à Tarzan en montant sur le toit de l'atelier et en se laissant tomber accroché aux branches. Et toutes les semaines, ma grand-mère me préparait des pots de confiture rien que pour moi, celle que je préférais, c'était celle de rhubarbe. Sans oublier celle de groseilles à maquereau. Que du plaisir". Que retient-on de l'enfance ? Alors qu'il en déroule le fil, Thierry Casagrande y pioche des fragments de vie au gré de ses envies. Précieux instantanés tantôt joyeux tantôt mélancoliques, il revient sur sa jeunesse pleine de rires, de facéties et de découvertes. Des châteaux de sable aux Beatles, de la première guitare aux week-ends à la campagne, les émotions affluent tandis que les souvenirs rejaillissent. Entouré d'une famille nombreuse et aimante, ce récit est celui d'une enfance saine et heureuse, nimbé d'une joie de vivre contagieuse. Thierry Casagrande a écrit ce témoignage pour inviter de futurs auteurs à mettre en valeur le patrimoine que constitue la vie de famille. Garant de la sienne, il nous en livre une version dynamique et rock'n'roll.
Il est vain de vouloir classer la musique contemporaine en catégories esthétiques afin de les ranger ensuite dans un coin de ' l'histoire. Et la question n'est pas d'entrer en polémique, mais de comprendre que l'on n'a pas affaire à des formes " posées là ", devant nous et attendant une explicitation, que les oeuvres mettent en jeu des forces selon lesquelles la signification n'est autre qu'une " inter-zone " emportée par une lame de fond dont l'énigme n'en cache en rien la logique. Alors, ressaisis par le prisme d'un régime énergétique, les travaux des compositeurs dont il est question ici (Varèse, Boulez, Stockhausen, Cage, Feldman, Xenakis, Ohana et Schaeffer) offrent une vivante coïncidence d'avec le monde, une singulière " relation " qui reconduit les corps et les créations, les affects et les productions, à ce que nous pouvons appeler un bouillonnement musicologique, c'est-à-dire à des études ouvertes prenant l'expérimentation comme ressort même de leurs accomplissements. Si l'on veut, et c'est ici le meilleur des desseins pour une recherche " en " musique, cet ouvrage n'" impose " pas, il invite à penser et avance en cela une orientation théorique.
Son installation en Finistère, à Douarnenez, a libéré la voix de Thierry Casagrande. Dans ce pays au bout de la terre, il a pu faire jaillir le spleen qui le rongeait, soigner la détresse après la perte d'un proche, libérer en rimes ses doutes. Influencé par l'identité artistique de la Bretagne, il retrouve sa place, en toute quiétude. Thierry Casagrande a fui la région parisienne emportant dans ses bagages sa passion pour la musique celte, le jazz et... Frank Zappa.
Devenir plus sensibles aux détails particuliers de la douleur et de l'humiliation" des personnes accueillies: tel est l'objectif que l?auteur s?est fixé lorsque, au sein de la Croix-Rouge française, elle a choisi d'impulser une démarche qualité par le recueil des perceptions des personnes accueillies elles-mêmes plutôt que par l'imposition de protocoles. Les micro-tyrannies ordinaires qui font la maltraitance ont leur logique, et les grilles d?évaluation viennent commodément les légitimer. Comment dans ces conditions peut-on répondre à ce risque? Que peut-on opposer à ces figures du mal diffus? C'est la parole de la personne accompagnée elle-même qui ici éclaire, car c'est elle qui permet de procéder à une prise de conscience élargissant la sensibilité éthique des professionnels.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Van Orman Quine Willard ; Largeault Jean ; Laugier
Au centre de ce volume se trouve " L'épistémologie naturalisée ", sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé non seulement comme manifeste philosophique des sciences cognitives, mais aussi comme signal d'un renoncement à l'antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l'épistémologie devient " un chapitre de psychologie ", puisqu'elle étudie " un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique " et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Il reverse la question épistémologique à la psychologie, la renvoyant au schème conceptuel de la science dans son ensemble. L'inverse vaut aussi : la science naturelle, par un effet de " mise en abyme ", est finalement contenue dans l'épistémologie. On comprend pourquoi il est important que l'épistémologie soit naturalisée, et non, comme on l'imagine parfois, l'esprit, l'intentionnalité ou le langage. Naturaliser signifie renoncer à toute fondation extérieure à la nature, et certainement pas retrouver de nouvelles certitudes dans la science. Un naturalisme second ne serait plus fondé sur le modèle des sciences de la nature, mais sur notre nature, qui est sociale. Cet ouvrage a ainsi lancé le débat crucial sur les variétés du naturalisme : Sellars, Strawson, Putnam puis McDowell ont travaillé à élaborer ce naturalisme de la seconde nature. Le naturalisme devient alors simplement une position immanente, refusant toute argumentation transcendantale et toute position d'arrogance de la philosophie comme de la science. La réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, est certainement un élément essentiel de l'héritage philosophique de Quine aujourd'hui, et l'acquis le plus durable de la Relativité de l'ontologie.