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Cent ans, c'est passé si vite...
Casadesus Gisèle ; Denimal Eric
LE PASSEUR
18,00 €
Épuisé
EAN :9782368901205
Extrait Âge Mon petit dernier, Dominique, a dix-huit ans d'écart avec son frère aîné, Jean-Claude. Il m'a fortement étonnée, il y a quelque temps, lorsqu'il m'a dit : «Je vais tout de même avoir 60 ans, maman !» Eh oui, j'ai beau en avoir cent, je trouve que la vie passe très, très vite. Déjà, dans les années 1980, je confiais à Jacques Chancel, dans son émission phare Radioscopie : «À mon âge, j'en ai fait plus qu'il m'en reste à faire !» Vingt ans plus tard, je mesure qu'il m'a été donné de pouvoir entreprendre encore bien des choses. Et, lorsque je pense que j'ai un petit-fils qui est lui-même grand-père, je me dis que le temps passe bel et bien très vite. Arrive pourtant le moment où l'on se demande s'il ne faut pas arrêter, laisser passer les autres et le temps, et se faire oublier. Un beau matin, j'ai donc décidé d'arrêter le théâtre, avec ses longues répétitions et surtout le devoir de jouer chaque soir avant de rentrer chez soi à point d'heure ; pour recommencer le lendemain... Trop éreintant à mon âge ! En 1994 - j'avais tout de même 80 ans - pour mes soixante ans de carrière, j'ai eu la joie de jouer avec ma fille Martine. Je pensais alors qu'il serait bon de clore ma carrière de comédienne en si bonne compagnie, et avec un texte magnifique de Marguerite Duras. Il s'agissait de Savannah Bay, grâce à Jérôme Savary au théâtre national de Chaillot. Plusieurs choses étaient exaltantes avec cette pièce-là. Mon rôle était celui d'une vieille dame - comment faire autrement ? - ancienne comédienne de surcroît, qui sait qu'elle a vécu un drame, mais ne se souvient pas lequel. Elle parle avec sa fille, ou sa petite-fille, ou une amie, ou une couturière, elle ne sait plus ! Les dialogues permettent de dérouler une vie à reconstruire et cette femme ne semble s'animer qu'à l'évocation du théâtre. Car il a été sa vie. Dans cette pièce, intime, on parle beaucoup de la mort, de la mort d'une jeune femme mais sans en faire un sujet triste. Un peu comme ce que je retrouve dans ma lecture personnelle de la Bible lorsqu'il est dit : «Voici, j'ai mis devant toi la mort et la vie ; choisis la vie !» Ce qui était impressionnant, avec Savannah Bay, c'était, certes, de jouer avec ma fille, elle-même comédienne, mais aussi dans un rôle qu'avait endossé, quelques années plus tôt, Madeleine Renaud. Marcher dans les traces de cette immense et magnifique comédienne qui avait illuminé ma jeunesse, qui m'avait encouragée dès mon arrivée à la Comédie-Française et que j'ai admirée toute ma vie, puis terminer ainsi ma propre carrière théâtrale, quel panache ! De plus, comment oublier le texte de Marguerite Duras : Tu ne sais plus qui tu es, qui tu as été, tu sais que tu as joué, tu ne sais plus ce que tu as joué, ce que tu joues, tu joues, tu sais que tu dois jouer, tu ne sais plus quoi, tu joues. Ni quels sont tes rôles, ni quels sont tes enfants vivants ou morts. Ni quels sont les lieux, les scènes, les capitales, les continents où tu as crié la passion des amants. Sauf que la salle a payé et qu'on lui doit le spectacle. Tu es la comédienne de théâtre, la splendeur de l'âge du monde, son accomplissement, l'immensité de sa dernière délivrance. Tu as tout oublié sauf Savannah. Savannah Bay c'est toi.
Une boîte quiz qui contient : - 100 cartes questions réparties en 7 catégories - Un livret de 128 pages avec les réponses. Un plateau de jeu avec une aiguille à faire tourner pour déterminer la catégorie de cartes à tirerUn sablier (30 secondes) pour répondre aux questions
Résumé : "Quand je serai grande, je serai comédienne et j'aurai des enfants", déclare Gisèle Casadesus dès son plus jeune âge. Ses proches s'attendrissent, sans se douter qu'elle réalisera ses rêves. Née en 1914 dans une famille de musiciens, Gisèle Casadesus a mené une magnifique carrière à la Comédie-Française, au cinéma et à la télévision, tout en élevant ses quatre enfants avec son mari, Lucien Probst. Revisitant les événements d'un siècle, des deux Guerres mondiales aux nombreux bouleversements de société, cet abécédaire personnel raconte la comédie humaine et les coulisses de la scène. Sans jamais se départir d'un humour subtil, "Mademoiselle" y dévoile son amour de la vie et de la famille, sa foi profonde et sa curiosité insatiable du monde. Lire Gisèle Casadesus, c'est partager la chaleur d'un thé chez elle, se laisser bercer par sa douceur naturelle et goûter à une joie de vivre communicative.
Fondateur et directeur du Philharmonique de Lille, Jean-Claude Casadesus incarne l'héritage des grands chefs français que furent Charles Munch, Pierre Monteux ou Georges Prêtre. Habitué à « escalader les pics himalayens du répertoire », il est à la tête d'une troupe de cent personnes qu'il mène dans le monde entier.Au fil de ces entretiens Jean-Claude Casadesus y apparaît en praticien amoureux de son art, artiste engagé, enraciné dans sa cité. Il y évoque son enfance parisienne, l'odyssée de sa famille sous l'Occupation, sa guerre d'Algérie, l'initiation au solfège... et au triangle, le Pigalle des années yéyé, son premier prix du Conservatoire, l'enseignement de Pierre Dervaux et Paul Paray, la création de l'Orchestre de Lille (1976). Mais aussi ses rencontres avec Igor Markevitch, José Van Dam, Yehudi Menuhin, Emil Guilels, Sergiu Celibidache, Pierre Boulez et Lester Young - dont il fut le batteur! Mais aussi avec Jacques Lacan, Jacques Brel, Édith Piaf, Charles Trenet, Rudolf Noureev, Maurice Jarre ou... Maradona.Un récit que complètent de passionnantes réflexions sur le métier de chef d'orchestre ou l'avenir du concert classique.
Résumé : Gloire à la famille Casadesus ! En cent cinquante ans, sept générations d'artistes se sont succédé sur les planches. De l'actrice Francesca, l'aïeule catalane, à Jean-Claude, chef d'orchestre, en passant par Gisèle, la grande comédienne décédée en 2017, la smala Casadesus s'est illustrée dans tous les domaines artistiques. Luis, le fils de Francesca, musicien autodidacte, ne l'entendait de toute façon pas autrement : ses enfants devaient être artistes ! C'est l'un des leurs, Frédérick Casadesus, qui nous conte la saga de cette famille haute en couleur, riche de musiciens, de chanteurs et de comédiens. D'une plume aussi brillante que sincère, à distance de l'hagiographie comme du dénigrement, il réussit, à travers le roman de sa famille, bien des exploits : dire l'ineffable, capter l'esprit de tout un clan, raconter la France. Historien de formation, longtemps journaliste à l'hebdomadaire Réforme, et désormais à la radio Fréquence protestante, Frédérick Casadesus est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence, dont Douze protestants qui ont fait la France, aux Editions du Cerf.
Sand George ; Flaubert Gustave ; Bahiaoui Danielle
On n'imagine pas caractères plus dissemblables, conceptions de la vie plus différentes et rapports à la littérature plus divergents que ceux de George Sand et Gustave Flaubert. Pourtant, leur correspondance est l'une des plus belles qui soient et apporte un éclairage indispensable sur leurs oeuvres et leurs démarches artistiques. Dans ces lettres se déploie une profonde amitié entre ces deux écrivains qui échangent sur leur art, les affres de l'écriture, leurs contemporains, les événements politiques de leur temps, leurs amis et leurs familles comme sur les choses plus triviales de l'existence. Enthousiasme et dégoût, joie et tristesse, colère et allégresse, cette correspondance est vibrante de vitalité et d'esprit. Sa lecture s'avère à la fois passionnante et émouvante.
Le rythme frénétique de notre société laisse peu de place aux questionnements sur le sens de la vie. S'inspirant de textes millénaires et contemporains de la sagesse juive, le rabbin Pauline Bebe propose une véritable philosophie du quotidien, à la fois spirituelle et concrète, afin de vivre pleinement sa vie et non de la rêver. Avec finesse et clarté, elle interroge les grands thèmes de l'existence : le bonheur, la liberté, le travail, le rire, l'amour, la science, le pardon, l'indifférence, l'ennui... Sa lecture non conventionnelle de ces sujets amène à réfléchir par nous-même. Loin des réponses toutes faites, sans dogmatisme, ce message universel qui allie tradition et modernité s'adresse à tous ceux qui, croyants et non-croyants, aspirent à une vie pleine de sens.
Qui peut se prévaloir de la certitude d'aimer ou d'être aimé ? Cette question demeure d'une brûlante actualité, car bien des décisions importantes dans nos vies sont prises au nom de l'amour ou de ce que l'on croit être l'amour. Dans un échange nourri et fécond, les auteurs de cet essai pointent les paradoxes de l'amour. Jean-Pierre Winter rappelle que l'amour ne saurait se réduire à une simple illusion, même s'il ne se prouve pas. De son côté, Nathalie Sarthou-Lajus montre que l'amour relève du "risque de croire", d'un mouvement d'ouverture et de confiance qui rend possible l'abandon de soi. Au carrefour de la psychanalyse, de la philosophie, de la poésie et de la spiritualité, Jean-Pierre Winter et Nathalie Sarthou-Lajus, convaincus qu'il n'est pas bon que l'homme soit seul, tracent des voies pour surmonter les illusions et les désillusions de l'amour.
Après le succès public et critique de Star Wars, la philo contre-attaque, Gilles Vervisch poursuit son approche ludique et accessible de la philosophie à travers Star Wars. Cette saga est le fruit de la culture de son créateur, mêlant mythologie, psychanalyse et bouddhisme zen, et les questions philosophiques ne manquent pas : le bien et le mal, le destin et la liberté ou encore la solitude et la mort. Il semblait déjà difficile de trouver de la profondeur à la saga de George Lucas, alors que dire de ces "suites" peu inspirées, décevantes et ressemblant souvent à un copier-coller des premiers films ? Gilles Vervisch décrypte pourtant, avec humour et sagacité, les nouveaux thèmes philosophiques présents. Notamment ceux autour de l'Histoire, la mémoire et le passé. Comment faire du neuf avec du vieux ? Cette question hante les nouveaux épisodes. Si Star Wars est bien un mythe fondateur de la pop culture, ou du moins un monde "étendu" dont l'exploration est sans limite, on n'a jamais fini non plus d'en explorer la philosophie.
«Les choses les plus réelles sont celles que j'ai inventées», confiait Federico Fellini. Jean A. Gili retrace le parcours de ce magicien du réel, et nous entraîne dans les arcanes de la création fellinienne...4e de couverture : «Les choses les plus réelles sont celles que j'ai inventées», confiait Federico Fellini. Au cours d'une carrière riche de chefs-d'?uvre, Les Vitelloni, La Strada, La Dolce Vita, Huit et demi, Satyricon, Amarcord, Casanova, Et vogue le navire, La Voix de la lune, Fellini a créé l'un des univers les plus fascinants du cinéma. Un monde fantastique qui n'appartient qu'à lui, où le passé, le présent et le futur, les souvenirs, le réel et l'imaginaire sont inextricablement mêlés, où la condition humaine apparaît dans toute sa force grotesque et tragique, lubrique et spirituelle. Jean A. Gili retrace le parcours de ce magicien du réel, et nous entraîne dans les arcanes de la création fellinienne. De l'écriture du scénario à la postproduction, l'aventure du film se révèle une expérience totale, préméditée et improvisée, au gré de la fantaisie du créateur. Une fête perpétuelle où l'on croise, parmi une multitude d'anonymes, des collaborateurs fidèles, Tullio Pinelli, Giuseppe Rotunno, Dante Ferretti, Nino Rota, et des visages familiers, Giulietta Masina, Marcello Mastroianni, Anita Ekberg...
En janvier 1954, un jeune critique nommé François Truffaut publie un violent pamphlet qui dénonce la "tradition de qualité française" et préfigure la Nouvelle Vague. Le retentissement est tel qu'il déchaîne contre lui la jalousie virulente de nombreux confrères, mais lui ouvre les portes de l'hebdomadaire Arts-Spectacles. Truffaut y publiera plus de cinq cents articles en cinq ans : une critique directe et sans concession. Il cultive ses goûts, affiche ses dégoûts, et le temps lui donnera souvent raison... Pour Truffaut, écrire sur le cinéma, c'est déjà en faire, mais la critique n'est pour lui qu'un viatique. Dès août 1957, il s'en éloigne en réalisant Les Mistons et ses derniers articles évoquent déjà le regard d'un cinéaste...
Actrices majeures de la seconde moitié du XXe siècle, Simone Signoret et Brigitte Bardot n'ont que treize années d'écart. Pas même une génération. Pourtant, tout semble opposer l'intellectuelle Signoret à la sensuelle-sexuelle Bardot. La femme de gauche et la pasionaria des animaux, l'épouse d'un seul homme, Yves Montand et la Don Juane, amoureuse de l'amour, la comédienne de composition - qui plus est oscarisée - et l'actrice figée dans un seul personnage, le sien... Des étiquettes qui ne résistent pas à l'analyse. Beaucoup de choses rassemblent en réalité les deux femmes, qui ont, chacune dans leur style, imprimé de leur présence singulière la pellicule des plus grands films français des années 1950 et 1960. Des actrices instinctives et naturelles qui ont changé les règles du jeu, exporté leur talent hors des frontières nationales et sont sorties du cadre étroit du cinéma pour investir la société tout entière. Deux stars, anti-stars, qui ont refusé d'être prisonnières de leur statut de mythe ou de monstre sacré pour être des actrices de leur vie. Grâce à des documents et des témoignages inédits, des anonymes aux plus célèbres, Emmanuelle Guilcher dresse avec Simone et Brigitte, un portrait parallèle troublant à l'encontre des clichés de l'héroïne mythique de Casque d'or et de celle de Et Dieu créa la femme. Un regard personnel sur deux icônes résolument françaises.
Résumé : Né en Arcadie, dans une Grèce déchirée par l'Occupation et la guerre civile, le jeune Costa-Gavras n'aurait jamais pu imaginer nous emmener comme il le fait aujourd'hui là où il lui était impossible d'aller. Il arrive à Paris en 1955, immigré sans argent. Son rêve : suivre des études. Au hasard des rencontres, il découvrira la Sorbonne, la Cinémathèque d'Henri Langlois, et deviendra rapidement, après avoir fait l'Idhec, l'assistant des plus grands : René Clair, René Clément, Jacques Demy, Henri Verneuil, Jean Becker, Jean Giono, le tout muni d'une carte de travail qui excluait tout assistanat de mise en scène. Il passe à la réalisation avec un premier film coup de poing, Compartiments tueurs. Et enchaîne les succès internationaux avec Z, L'Aveu, Section spéciale, Music Box, Missing, Amen... Il est l'auteur de dix-huit films qui ont autant changé le cinéma que notre manière de voir le monde. Ses Mémoires retracent sa jeunesse, sa vie d'" avant ", et fourmillent de détails sur Hollywood, les acteurs, les tournages, comme sur le rôle majeur qu'il a joué à la Cinémathèque française. On y croise bien sûr des légendes, Luis Bunuel ou John Ford, des actrices et acteurs tels Romy Schneider, Jessica Lange, Jean Seberg, Jack Lemmon, Marlon Brando, John Travolta ou Dustin Hoffman. Mais plus encore, ce livre redonne vie à une magnifique famille de pensée dont il suffit d'évoquer les noms ? Yves Montand, Simone Signoret, Jorge Semprún, Salvador Allende, Arthur et Lise London, Chris Marker, Romain Gary ? pour faire comprendre que Costa-Gavras a été nourri des plus grands rêves de notre époque, comme de ses combats les plus rudes.