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Pour une sociologie enfin écologique
Cary Paul ; Rodriguez Jacques
ERES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782749274492
Parfois distante voire méfiante dans l'analyse des catastrophes et mobilisations environnementales actuelles, la sociologie n'a pas pris la mesure des transformations écologiques contemporaines. Si cette position s'explique par le contexte de naissance de la discipline - vouée, au xixe siècle, à accompagner et éclairer la dynamique du Progrès, ce qui supposait de rejeter toute explication en termes d'ordre naturel -, elle n'est plus tenable à l'ère de l'Anthropocène, où les humains apparaissent comme la principale force motrice de la biosphère. L'ouvrage propose de dépasser ce constat et d'oeuvrer à l'émergence d'un projet sociologique renouvelé, élargi au vivant. Face aux analyses critiques d'un " colonialisme vert " tendant à considérer que toute protection de la nature serait finalement un anti-humanisme, les auteurs mettent l'accent sur des expériences de préservation innovantes (par exemple, autour d'un " revenu " minimal de conservation ou de la " conservation conviviale " promue par certaines associations). S'appuyant sur plusieurs dynamiques liées à l'économie solidaire (dans des " villes en transition ", ou dans une expérience de gestion communautaire de l'eau en Colombie), ils montrent combien les mobilisations écologiques peuvent co-construire et réorienter l'action publique, inscrivant ainsi la thématique des " utopies réelles " dans une perspective écologique.
À Recife, capitale du Pernambouc, où plus de la moitié de la population vit dans des favelas, on observe une importante ségrégation spatiale, malgré les luttes grâce auxquelles les couches populaires ont réussi à peser politiquement. Dans un contexte socio-économique dégradé. l'élection à la mairie, en 2000, de João Paulo, du Parti des Travailleurs, a impulsé la tenue d'expériences destinées à dynamiser la démocratie : budget participatif et économie solidaire notamment. Alors que se multiplient les interrogations sur les pratiques " participatives ", cet ouvrage, à partir d'enquêtes de terrain, cherche à montrer que. malgré leurs avancées, ces expériences souffrent de nombreuses limites : mainmise du pouvoir exécutif sur leur déroulement, portée trop restreinte, etc. On peut donc les lire comme des politiques compensatoires, destinées aux " relégués ", alors que les processus de fragmentation et de privatisation de la ville par les couches aisées se poursuivent. Devant ces expériences limitées par des facteurs structurels (violence. division sociale, culture politique hostile à la démocratie) sur lesquels elles n'ont que peu de prise, il semble qu'on ne puisse aujourd'hui qu'observer des processus partiels et fragmentés d'institution collective de pratiques sociales créatives. C'est le cas par exemple quand, grâce au sport, au carnaval ou à la musique, on décèle des processus d'appropriation de l'espace urbain ou de création artistique. Dès lors, l'approfondissement de la dynamique démocratique reste lourdement en suspens.
São Paulo, San Francisco, Rome... Les métropoles, au Nord et au Sud, manquent régulièrement d'eau. Les 4 millions d'habitants de Recife, au Brésil, affrontent depuis plusieurs décennies les défaillances du réseau public : l'eau au robinet fait souvent défaut et sa qualité n'est pas assurée. Les habitants se sont organisés pour faire face selon leurs moyens financiers : puits profonds, ravitaillement par camions-citernes ou connexions illégales sont monnaie courante. Les pouvoirs publics minimisent les problèmes tout en tentant de réguler le secteur et d'investir dans les réseaux d'eau et d'assainissement. Cependant, la rapidité des changements climatiques et de l'urbanisation a des impacts majeurs sur la ressource, en particulier sur les eaux souterraines. Est-il déjà trop tard ou quand le sera-t-il ? Fruit de la collaboration de chercheurs en sciences sociales et en sciences de la terre, cet ouvrage propose une analyse sans concession du défi de la gestion de l'eau dans les métropoles.
Giamporcaro-Sauniere Stéphanie ; Cary Paul ; Lache
Des produits estampillés "BIO" ou "issus du commerce équitable" sortent de la confidentialité des boutiques militantes pour se frayer un chemin aujourd'hui en grandes surfaces.
L'idée d'effondrement, médiatisée par la collapsologie comme destin probable de nos sociétés face aux crises écologiques, fait l'objet de multiples critiques alors même que les illustrations récentes d'effondrements en cours, de l'épidémie de Covid-19 aux mégafeux, ne cessent de se multiplier. Devant ce paradoxe, les auteurs réunis ici prennent au sérieux l'hypothèse d'un coup d'arrêt majeur de nos dynamiques socio-économiques et politiques, tout en montrant que le rythme des effondrements se révèle variable selon les territoires. A partir d'enquêtes de terrain plurielles, ils examinent également la façon dont se mobilisent des acteurs, au Nord et au Sud, militants engagés ou citoyens discrets, pour tenter d'y faire face. L'ouvrage souligne l'impérieuse nécessité pour les sciences sociales de renouveler leurs approches des questions écologiques et esquisse les premiers jalons d'un paradigme de l'effondrement.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.