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Vive l'harmonie !
Carvalho Mario de ; Piwnik Marie-Hélène
THEATRALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842601973
Vive l'harmonie!" C'est le leitmotiv que gardiens et directeur tentent en vain d'ancrer dans la tête des "locataires" d'une prison, métaphore de la société actuelle et de son incommunicabilité. Au-delà de cette satire sociale enlevée, c'est une farce baroque à laquelle Carvalho nous convie. Les situations théâtrales drôles et efficaces s'enchaînent comme ce mystérieux code en morse que les prisonniers pensent envoyer à des voisins de cellule et qui donne des sueurs froides au directeur incapable de l'interpréter. Une galerie de personnages hauts en couleur parachève le tout: un directeur névrosé lâché par tous; son épouse qui joue les divas et voudrait plus de considération; la mère du directeur qui l'infantilise; une cohorte de gardiens tous plus incompétents les uns que les autres; des prisonniers poètes cherchant à fraterniser; des visiteuses de prison sensuelles... Une pièce drôle, dérangeante, surréaliste, menée tambour battant jusqu'à l'apothéose finale.
Résumé : Mário de Carvalho est décidément un maître de la subversion. Son dernier roman nous offre une satire réjouissante de notre société de fausses valeurs et de réputations usurpées, à travers un personnage de petite arriviste sans scrupules qui sévit dans les médias. Mais, outre qu'elle nous amuse énormément, elle n'est pas dénuée de charme - et de nous demander si nous n'aurions pas tous quelque chose d'Eduarda Galvao ? En tout cas les amours intéressées d'Eduarda la mènent au coeur du Parti communiste, et c'est l'occasion pour l'auteur de se pencher sur l'affligeante décadence - à moins qu'il ne s'agisse d'une évolution structurelle normale - de l'institution et de ses membres. Ce qui donne lieu à un bon nombre de scènes proprement hilarantes à travers les péripéties de l'existence d'un certain Joel Strosse, qui s'est mis dans la tête d'obtenir sa carte alors que tout le monde la rend. Le propos est sans doute plus sérieux qu'il n'y paraît et au bout du compte les militants décatis ne sont ni absous ni condamnés, comme s'ils appartenaient à cette génération désenchantée et victime des temps qu'affectionne Mário de Carvalho.
Lisbonne, fin des années 50. Une femme, seule, attend la mort. "Pour la première fois, quelqu'un vient me chercher, quelqu'un se penche vers moi. Pourquoi ne serais-je pas heureuse, moi, l'élue ?" Et cependant, non : "Je voudrais vivre. Comme je sais. Comme je peux."
Ce recueil de treize nouvelles publié au Portugal en 1969 est d?une tonalité un peu différente deses autres textes car s?y mêlent fantastique et science fiction. Les tigres d?une toile du Douanier Rousseau accrochée dans la chambre des enfants ont-ils dévoré l?un d?eux dont le lit est ensanglanté? Est-ce l?hystérie des « fans » d?un guitariste qui menace sa promenade avec des amis au bord de la mer? La découverte d?une pierre bleue magique trouvée dans le tiroir de la chambre d?une jeune fille a-t-elle un rapport avec la disparition de celle-ci? Que signifie l?excroissance qui pousse sur le dos d?un petit employé, charitable avec les malheureux, et méprisé par sa femme et son patron? Comme dans ses autres livres, c?est la finesse psychologique, la subtilité et la poésie qui donnent àces récits tout leur sel.
Sur fond de post-Révolution des Oeillets, deux couples improbables nous entraînent de Lisbonne à l'Alentejo, dessinant ainsi un ballet aussi cruel qu'hilarant. Sur un ton burlesque et anecdotique, ce récit brosse un portrait satirique et pessimiste du Portugal contemporain. La décrépitude de ces deux colonels en retraite et de leurs épouses emblématise une décadence globale qui ne touche d'ailleurs pas seulement le Finisterrae européen. La piscine qu'ils construisent dans une région subdésertique pour ne pas s'y baigner constitue dès lors le refuge d'un passé sans cesse évoqué et regretté, mais aussi d'un présent lourd de compromissions qu'effraient les excès d'une modernité prise pour cible par un narrateur ludique et incisif. . . Né en 1950, Mario de Carvalho a fait des études de droit. Il s'est ensuite engagé dans les luttes estudiantines contre le régime de Salazar. Puis il s'est exilé en France et en Suisse avant de rentrer au Portugal après 1974 et la Révolution des oeillets pour y exercer son métier d'avocat. Avec Contos de Sétima esfera, publié en 1981, il fait une entrée fulgurante dans la littérature portugaise de l'après-révolution. Un an plus tard sort un recueil de petits récits, Os Casos do beco das sardinheiras, où le public découvre l'humour de Carvalho dans son observation aiguë du quotidien urbain petit-bourgeois. Il a également écrit pour le théâtre. Trois de ses pièces ont été jouées en France par le Théâtre du matin, en 2004.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.