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Oublier Lubin
Cartelier Bénédicte
TEMPS IL FAIT
21,00 €
Épuisé
EAN :9782868536914
Le peintre Lubin Baugin (1612-1663) serait probablement oublié aujourd'hui s'il ne faisait une apparition dans Tous les matins du monde, le roman de Pascal Quignard porté au cinéma par Alain Corneau. C'est la figure à laquelle s'attache ici Bénédicte Cartelier, préférant la méthode de l'appropriation à celle de l'identification, dans une biographie imaginaire et imaginative qui s'appuie sur une érudition véritable. En marge, avec une grande liberté de ton, elle s'autorise quelques considérations personnelles sur la peinture et son histoire, l'écriture et ses mirages, la famille et ses consolations, la ville et la campagne - et sur la nourriture bien sûr puisqu'un peintre de "natures mortes" représente des aliments, des "choses naturelles" qui suggèrent le plaisir des sens, et qu'il n'en est pas moins, comme à sa manière l'auteur de ces pages, un peintre de la vie.
Au sommaire de cet ouvrage : François Quesnay : Wealth, Science, Societies / Nobility and Royaume agricole : The Tableau économique as a Political Utopia / Graslin and Forbonnais against the Tableau économique / François Quesnay : Editions and Interpretations / The "Journal de l'Agriculture, du Commerce et des Finances" / The "Ephémérides du Citoyen" / The Library of Français Quesnay.
En une période où la question du marché constitue un enjeu politique et historique, il n'est sans doute pas inutile de rappeler que notre connaissance rationnelle des phénomènes de marché est toujours en devenir.
Comment le Qatar est-il devenu une grande puissance jusqu'à accueillir l'un des plus importants événements sportifs au monde ? Grâce à l'or noir et au gaz naturel, mais aussi en exploitant le travail de millions d'immigrés souvent venus d'Asie et d'Afrique. Une main-d'oeuvre prise dans les rouages des réseaux de migration qui soutiennent un vaste système d'esclavage contemporain. La construction des stades de la Coupe du monde n'est que la face visible de l'iceberg de l'économie des pays de la péninsule Arabique qui repose sur le travail de cette masse silencieuse et anonyme.
Flâner est une science, c'est la gastronomie de l'oeil. Se promener c'est végéter, flâner, c'est vivre" écrit Balzac - soufflant par ces mots sa méthode à l'auteur : celle-ci n'a pas arpenté, pas inventorié les sites présumés immanquables, elle n'a pas épuisé ce quartier de Paris qui ne couvre pourtant qu'une partie de l'arrondissement particulièrement artistique, le neuvième, où elle vit. Les rues l'occupent - car "il y a beaucoup de morts dans les rues de Paris. On ne le sait pas assez. Dieu merci, ce sont surtout des hommes" -, elle s'intéresse aux places, à un passage, une cité, mais aussi aux églises, aux squares, aux hôtels particuliers et, pour finir, elle ressuscite des lieux perdus, effacés par le temps, l'évolution des moeurs ou la démolition. Elle s'étonne, s'amuse, raille quelquefois et se souvient de ce que la littérature conserve, de plus ou moins caché, entre les pages du grand livre de la ville. On suit avec jubilation ce guide fort peu touristique, qui sait comme personne tenir notre curiosité en éveil par une érudition soutenue mais jamais pesante, et un humour constant.
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.