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Bocanegra
Cartano Tony
GRASSET
27,95 €
Épuisé
EAN :9782246338215
Comment évoquer brièvement une oeuvre d'une telle richesse et d'une telle densité qui couvre, à travers le récit croisé de la vie de deux hommes, l'histoire et les mythologies de notre siècle ? Roman d'apprentissage et d'aventures, Bocanegra conte la vie tumultueuse et passionnée de Michel Mateos, né en 1940 à Oaxaca (Mexique) et mort le 14 décembre 1981 à Poznan (Pologne). Roman d'intrigue et d'initiation, Bocanegra tente de résoudre le mystère lié à l'identité de W. H. Raven, le célèbre écrivain assassiné en 1944 à Los Angeles, et qui n'était autre que le père de Michel Mateos Roman psychologique et sentimental, Bocanegra brosse le portrait de femmes inoubliables : dona Marina Chama, la mère de Michel Mateos ; la senora Powell, sa belle-mère ; Virginia, sa jeune maîtresse ; Béatrice, sa femme ; Lidia, la guérillera ; Chinita, la prostituée... Roman historique et métaphysique, Bocanegra fait revivre l'Allemagne du début du siècle, le Mexique révolutionnaire des années 20 et 30, le Hollywood des années 40, le Londres et le Paris des années 60 et 70, les guérillas du Guatemala, la Pologne de Walesa et de Jaruzelski... Symphonie romanesque, Bocanegra invite, enfin, à s'interroger sur le sens et la portée de l'écriture telle qu'elle s'exerce aujourd'hui.
Février 1939. Franco au pouvoir, l'armée républicaine vaincue se replie vers la frontière française. A. et ses troupes fuient villes et villages dévastés pour rejoindre le centre de triage de La Tour de Carol. Tourneur ajusteur chez Hispano Suiza à Barcelone, membre de la CNT, A. a fait partie de la colonne Durruti, participé à la bataille de Teruel puis à la traversée de l'Ebre, laissant derrière lui Andrea et Carmen, son épouse et sa fille.Né en 1944 à Bayonne d'un deuxième mariage, son fils Antonio, tente de reconstituer l'itinéraire du héros mystérieux dont on ne dit rien du côté de la famille maternelle, dans ces années 50-60 où l'on préfère célébrer l'oncle boxeur primé aux J.O. de Londres. Car il y a beaucoup d'angles morts dans l'histoire de A.: Andrea, devenue la maîtresse d'un marquis phalangiste, Carmen, disparue dans la tourmente, mais aussi dans l'intervalle entre son emprisonnement au camp de Gurs et son installation à Bayonne.« Mon père, ce héros » pourrait être le titre de ce roman autobiographique qui mêle l'histoire trouble de la guerre civile espagnole, la quête d'un fils qui cherche à reconstruire l'histoire du père et la réflexion du romancier Cartano sur cette notion de transmission et de vérité historique quand on s'est construit sur le silence, la tragédie et le mystère...
Résumé : Apres et nostalgiques, ses improvisations enflamment les faubourgs de Chicago, les clubs new-yorkais et les caves de Saint-Germain des Prés. Jon " Mister Sax " Della Vita, Italo-américain né dans les années quarante, brûle sa vie et rate ses amours. Et quand il fuit la jungle des villes pour l'enfer vietnamien, l'artiste retourne à l'état sauvage du guerrier. Mort en sursis, il connaît alors une passion tourmentée mais salvatrice pour une jeune révolutionnaire asiatique. Au temps des doutes succède le temps de l'espoir. Hanté par l'image obsédante de son amante des rizières, Della Vita tente de reconquérir son génie musical, son destin, son idéal qu'il croyait perdu. Vibrante mélodie amoureuse, épopée romanesque d'un homme qui cherche à donner un sens à sa vie, Mister Sax est aussi une fable contemporaine sur les rapports entre création et violence. Un roman talentueux, d'une force et d'une musicalité singulières.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.