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Tolkien et la religion. Comme une lampe invisible
Carruthers Leo
SUP
11,90 €
Épuisé
EAN :9791023107951
Peut-on qualifier Tolkien d'"auteur catholique" ? Si le mythographe écarte de sa fiction toute allusion à la religion, on y sent néanmoins la présence d'une "sorte de foi, comme une lampe invisible" , comme le lui écrivait l'un de ses lecteurs. Quelles valeurs spirituelles peut-on donc relever dans ses romans ? La vie et l'oeuvre de Tolkien, examinées dans une perspective religieuse, sont au coeur de ce livre. Anglican de naissance, sa conversion au catholicisme est placée dans le contexte religieux du XIXe et du XXe siècle. Pratiquant toute sa vie, Tolkien restera conservateur sur les questions de foi. Il joue un rôle clé dans les Inklings, groupe d'intellectuels d'Oxford, animé par son ami, C. S. Lewis, essayiste en théologie populaire. Enfin, Tolkien puise son inspiration créative en grande partie dans les textes du Moyen Age qu'il a enseignés et dont il a traduit plusieurs en anglais moderne. Leo Carruthers explore ici la mythologie de Tolkien, dans les romans publiés de son vivant (Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux), mais aussi à travers l'ensemble des légendes sur lesquelles il a longtemps travaillé sans pouvoir les achever. Les récits les plus développés seront publiés plus tard par son fils Christopher : Le Silmarillion, les Contes inachevés et L'Histoire de la Terredu Milieu. Plus accentués vers la fin de sa vie, les thèmes du mythe, de la religion et de la spiritualité y sont présents à divers degrés. Plutôt donc qu'"auteur catholique", cet ouvrage souligne l'aspect indépendant de la mythologie de Tolkien, qui est située dans une préhistoire indéfinie, prêtant à ses récits une valeur universelle.
Bourgne Florence ; Carruthers Leo ; Sancery Arlett
Au croisement d'une approche historique, linguistique et littéraire, ce livre porte sur un espace géographique perçu alternativement comme colonial, puis national, par chacun des trois protagonistes : l'Irlande, l'Angleterre et la France entre le Ve et le XVe siècle. Que l'Irlande ait été " colonisée " par des missionnaires passés par la Gaule et par l'île de Bretagne, que l'Aquitaine comme la Normandie aient été des provinces anglaises, que l'Angleterre ait été considérée comme une colonie normande ou française, tous ces avatars n'ont pu empêcher l'émergence de nations souveraines. Et la naissance d'identités nationales s'est accompagnée d'un enrichissement mutuel, comme le montrent les études linguistiques portant sur l'anglais des XIIIe et XIVe siècles. Loin de s'arrêter au Moyen Age, la fertilisation croisée des imaginaires se poursuit jusqu'à nos jours, sous la forme d'écrits mais aussi de films reflétant les perceptions modernes de mythes immortels comme celui du roi Arthur. L'immense succès littéraire de Tolkien doit beaucoup aux Plantagenêt (les premiers à récupérer la figure du Roi-chevalier à des fins " nationalistes "), tout comme aux récits mythologiques irlandais, preuve supplémentaire du rôle essentiel joué par le monde celtique dans la culture occidentale.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.