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Les machines célibataires
Carrouges Michel
EDITIONS MF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782378040659
En 1954, le surréaliste Michel Carrouges publie Les Machines célibataires (le terme vient de Marcel Duchamp pour désigner la partie inférieure de son Grand Verre - soit La mariée mise à nu par ses célibataires, même), érigeant cette notion en mythe contemporain. Pour appuyer son propos, il puise dans la littérature toutes sortes de machines imaginaires et tentaculaires conçues par des auteurs comme Franz Kafka, Lautréamont ou encore Alfred Jarry. Une deuxième édition augmentée paraît en 1976. Nous rééditons aujourd'hui cet ouvrage légendaire depuis longtemps épuisé. Marcel Duchamp introduit la machine célibataire dans le monde de l'art avant que Carrouges ne poursuive son exploration du côté de la littérature tout en prenant l'oeuvre de l'artiste comme point de départ. En 1954, Carrouges rassemble une série de textes-machines dans un répertoire où se côtoient Kafka et La Colonie pénitentiaire, Raymond Roussel et son Locus Solus, Alfred Jarry et Le Surmâle, Edgar Allan Poe et Le Puits et le Pendule, Hillel-Erlanger et Les voyages en kaléidoscope, Villiers et l'Eve future. Puis trois nouvelles machines viennent s'ajouter dans l'édition de 1976 : Adolfo Bioy Casares avec L'invention de Morel, Lautréamont et ses chants de Maldoror, et enfin Jules Verne avec Le château des Carpates. Quel est le trait en commun entre toutes ces oeuvres ? Que mettent-elles à chaque fois en scène ? Le mouvement autosuffisant d'une machine qui obéit à des règles strictes renvoyant à l'impitoyable indifférence d'une technique qui porte la mort comme l'extase.
Louis revoit, vingt ans après, un visage de femme croisé dans l'enfance, et comprend trop tard qu'il a manqué son destin. Il écrit l'histoire de cette rencontre, et nomme la femme Cendre. Il le fait avec détachement, comme déjà mort, dans un style froid. Car si les faits sont extraordinaires, il ne les comprend qu'au fil de la narration, et le dessin complet, celui de sa vie, ne se forme qu'au fil des pages, toujours trop tard.
L'histoire ? C'est celle d'un garçon qui est amoureux de sa mère. Il l'aime et la désire comme un amant. A vingt ans, il est renversé par une voiture et ne peut plus faire usage de ses bras ni de ses jambes. En fauteuil dans sa chambre, il enregistre alors des "gandes", des fichiers audio sur lesquels il confie à sa mère, sa "Moune", sa "Mouny" ou sa "Moon", comme il l'appelle alternativement, cet amour pour elle, cet "Omène" qu'il lui porte.
La musique contemporaine, longtemps sujet de discorde et d'affrontement, a déchaîné les passions et fait les titres des médias. Les grandes personnalités tutélaires du siècle dernier, Henri Dutilleux, Pierre Boulez, Pierre Henry, nous ont quittés. Les nouvelles technologies numériques se sont immiscées dans l'art musical comme dans les autres arts. Aujourd'hui multiforme et disséminée, la musique contemporaine attire en France de nombreux créateurs venus du monde entier, grâce à la multiplicité et au dynamisme des ensembles instrumentaux et des centres de création musicale soutenus par la puissance publique et les sociétés civiles. Pour fêter ses quarante ans, le Centre de documentation de la musique contemporaine présente un large panorama de la création musicale du XXIe siècle en donnant la parole à ceux qui la font aujourd'hui. Quatre grands textes présentent les spécificités de la création musicale en France, après quoi un parcours en quatre-vingt-dix voix, émaillé de portraits de compositrices, permet d'explorer ce paysage contrasté.
L'ouvrage se propose de montrer le sens qu'il y a à s'orienter, en politique, par affinités, tout en distinguant la logique affinitaire d'une logique identitaire et clanique discriminante, et en questionnant son rapport à la prise en compte de la coexistence non choisie des êtres humains, avec la pluralité de leurs préférences et de leurs genres de vie. Il propose la thèse suivante : c'est paradoxalement l'orientation affinitaire, sensible, consciemment partiale, plus qu'une prétention à s'orienter d'après des raisons, qui est la plus à même de faire une place à la coexistence de la multiplicité, parce qu'elle reconnaît l'absence de principe et donc l'illégitimité de toute prétention à l'uniformisation du monde. Cette problématique conduit à poser la question de la place de la raison dans le domaine politique, à penser le rapport entre pensée logique et sensibilité politique. Par là, c'est aussi une éthique des choix politiques qui est esquissée.