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Les fureurs à la Renaissance
Carrilho de Macedo Monalisa
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296037328
Ce livre propose un trajet passionnant à travers l'héritage et le devenir d'une notion-clef dans l'histoire des idées. Il s'agit de la mania évoquée dans un célèbre texte du Phèdre de Platon. Il s'applique à montrer comment la notion reprise à Platon s'est perpétuée tout en se modifiant en fonction de la transformation du monde qui passe du cosmos antique à l'univers infini et ouvert de Giordano Bruno ; un univers également qui comprend un " Nouveau Monde " récemment découvert. On abandonne la fureur-délire ou possession divine, sous l'égide de Dionysos, au profit de la fureur héroïque maîtrisée par le philosophe et le poète créateur. Monalisa Carrilho de Macedo retrace ce parcours sinueux avec une riche érudition. Elle adopte un style très personnel, mettant dès le départ son problème en perspective à partir de son propre lieu d'origine : un Brésil qui, par bien des aspects - magiques, religieux, festifs - est resté en résonance sensible avec le monde de la Renaissance. On peut se demander à quel problème philosophique correspond cette question de la fureur, quelle sera sa formulation conceptuelle. On peut le lire dans ce livre sous la forme du problème de la subjectivité, de la subjectivité créatrice ou des puissances de la subjectivité. Le tournant de la Renaissance est capital, étant justement celui de la naissance du " sujet " moderne.
Une nouvelle conception de la raison et de la rhétorique, centrée autour de l'activité de problématisation, mais aussi de l'argumentation : la vérité du discours est dans la remise en question toujours possible, et cette remise en question s'inscrit au sein d'une communauté visée ou présupposée.
Théologienne protestante, poète, Francine Carrillo a longtemps collaboré au mensuel Panorama. Elle a été pasteure à Genève, où elle a créé un espace de prière faisant place au silence et à l'écoute de la Parole. Ses écrits, appréciés pour leur, enracinement poétique et biblique, ouvrent la voie à une pratique renouvelée de la méditation chrétienne.
Résumé : Le récit que nous lisons paraît après de longues années de silence. Pour mesurer la difficulté et le courage de l'aventure collective - témoignage puis écriture -, il faut savoir que ces trois femmes, au seuil de leur vie d'adulte, - ce moment de la vie où éclatent l'espérance et l'utopie - ont vécu une cassure dans leurs corps et leur âme : l'horreur de la répression, de la torture, de l'exil. Elles n'ont pas pu témoigner, mettre en mots, dénoncer, puis construire un récit de ce qu'elles ont subi que de nombreuses années après les faits. Elles écrivent aujourd'hui à plus de cinquante ans. Qu'elles mesurent dans leur corps, les séquelles des tortures. Qu'elles constatent chez leurs enfants et leurs petits-enfants les traces de la répression. Il faut savoir qu'elles ont porté le poids des absents, qu'elles ont témoigné pour ceux qui ne pouvaient parler, pour ceux qui gardent le silence - parce que c'était trop dur, dangereux, enfoncé dans l'ordre de l'indicible - et aussi parce que beaucoup sont morts assassinés. Elles désirent comprendre que la mort de leurs camarades et leur vie a un sens pour elles, pour leurs enfants et leurs petits-enfants, qu'il a un sens pour la reconstruction, le changement du Chili !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.