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Le grand frère. L'Union soviétique et l'Europe soviétisée
Carrère d'Encausse Hélène
FLAMMARION
13,80 €
Épuisé
EAN :9782080645302
L'Empire éclaté, d'Hélène Carrère d'Encausse, évoquait le réveil des nations soviétiques et la menace qu'elle faisait peser sur le pouvoir central, au Kremlin. Rongé de l'intérieur, cet empire est pourtant le seul qui, aujourd'hui, fasse des conquêtes territoriales. Le glacis protecteur qu'il a édifié après la seconde guerre mondiale est devenu une base d'expansion. Lorsque l'URSS s'empare d'un pays, elle ne peut plus reculer et y impose sa domination. En manipulant des révolutions, en coulant les pays d'Europe de l'Est dans le moule soviétique, elle a su constituer un puissant camp communiste. Peu importent les luttes, les tensions, les combats désespérés des peuples qui tiennent à garder leur identité. Depuis trente ans, Berlin, Budapest, Prague, Varsovie se sont révoltées. Malgré ces craquements spectaculaires, le système ne cesse de se renforcer. Un processus irréversible est à l'oeuvre dans cette "affaire de famille" . Il impose un modèle, récupère les rebellions, consolide sans relâche un bloc d'où partent d'autres avancées vers le reste du monde. La fuite en avant serait-elle la seule logique du grand Frère ?
Résumé : Durant un quart de siècle, Staline va dominer la scène politique soviétique et détenir un pouvoir sans égal. Seul, dans le passé, Pierre le Grand a exercé sur ce pays immense une autorité aussi forte, voire cruelle, pour changer les hommes et le monde qui les entoure. En vingt-cinq ans, l'Union Soviétique se couvre d'usines, de chantiers, et de camps ; une nouvelle Révolution a lieu, économique et sociale, une guerre effroyable survient. Staline a fait régner sur son pays un ordre implacable, l'ordre par la terreur, dont ce livre retrace l'histoire et tente de montrer les mécanismes. L'ordre stalinien s'inscrit dans une double perspective. Il est tributaire de l'histoire russe, toujours déchirée entre la spécificité de la Russie, son asiatisme, et la volonté des réformateurs d'en faire un pays d'Occident. Il est marqué aussi par l'histoire européenne du XXe siècle, qui voit la montée des totalitarismes. Despote russe, didacteur européen, tels sont les visages de Staline que dissimulent l'homme d'Etat et le chef de guerre venu en 1945 signer à la table des vainqueurs dans le camp des défenseurs de la liberté.
Nul autre homme d'Etat n'a été autant fasciné par l'Histoire que le général de Gaulle. Sa grande connaissance du passé européen et de la relation intense entre la France et la Russie faisaient partie de son univers mental. Le général de Gaulle voyait la Russie comme cet "allié de revers" indispensable à sa sécurité, mais plus encore parce qu'elle participait à sa conception de la place de l'Europe dans le monde. La politique franco-russe du Général - enrichie par sa familiarité avec Staline, Khrouchtchev et Brejnev - s'est étendue sur trois décennies, marquées par des ruptures impressionnantes : la guerre, la guerre froide et les tentatives d'ouverture des blocs Est-Ouest. L'action et l'expérience du général de Gaulle, considérées dans leur totalité et avec le recul du temps, constituent, au moment où la carte du monde se recompose et que le monde n'est plus exclusivement américain, un précieux apport à la réflexion géopolitique actuelle.
Résumé : En six années, de 1985 à 1991, une révolution inimaginable a bouleversé le monde et l'Europe : l'utopie communiste, le système totalitaire, l'Empire soviétique se sont écroulés. Etrangement, un quart de siècle plus tard, la mémoire collective défigure cette extraordinaire série d'événements. Ce qu'elle retient avant tout, c'est la chute du mur de Berlin, en novembre 1989. Mais, comme le résume Hubert Védrine, "la chute du mur de Berlin, c'est l'émotion ; l'Histoire, c'est la chute du système soviétique" . C'est cette histoire qu'Hélène Carrère d'Encausse, qui en fut le témoin privilégié, raconte dans ce livre. A l'aide d'archives et de témoignages d'acteurs de premier plan, l'éminente historienne donne à lire avec fluidité et précision le récit de cette révolution, et éclaire bien des questions de géopolitique d'une actualité brûlante. Secrétaire perpétuel de l'Académie française, Hélène Carrère d'Encausse a récemment publié, aux Editions Fayard, Le Général de Gaulle et la Russie.
Le dernier des Romanov était-il vraiment un despote sous influence, faible et indécis, responsable du succès de la révolution bolchevique? Non, répond Hélène Carrère d'Encausse. Nicolas II a constamment joué de malchance. Dès 1904, tout se ligue contre lui, tant à l'intérieur (la violence terroriste) qu'à l'extérieur (le désastre de la guerre russo-japonaise). C'est le temps, plus que la volonté, qui fait défaut au dernier tsar pour accomplir la transition vers la modernité, malgré les efforts de Witte, le Colbert russe, et les réformes de Stolypine. "Laissez-nous vingt ans, demandait ce dernier quelque temps avant son assassinat, et vous verrez une Russie méconnaissable." Quatre-vingts ans plus tard, comme l'écrit l'auteur, cet "étrange pays cherche toujours à effectuer son retour dans la civilisation de l'Europe". --Vanessa Ragot--
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.