Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Tout m'est buisson ardent. Journal 1994-1997
Carré Ambroise-Marie
CERF
29,70 €
Épuisé
EAN :9782204058520
20 juin 1997. - En relisant certaines paroles de saint Paul, adressées aux Romains, aux Corinthiens, aux Philippiens, la continuité m'apparaît éclatante entre la vie éternelle commencée sur la terre par la Grâce et la vie éternelle épanouie dans le Royaume. Je les regroupe ainsi : "Soit que je vive, soit que je meure, je suis au Seigneur ; rien ne pourra me séparer de Lui ; soit par ma vie, soit par ma mort, le Christ sera glorifié dans mon corps". Ces paroles contiennent une grande part de mystère. Lorsque je les abordais dans la prédication, je recourais aux notes des traducteurs et à divers commentaires. La méditation personnelle peut renoncer à ces éclaircissements. On laisse les mots faire leur chemin dans le coeur, en s'en remettant à l'Esprit Saint. 28 juin 1997. - Un autre texte se présente souvent à mon esprit et me cause une grande douceur ; il est de saint Ignace d'Antioche dans sa lettre du 24 août 110 aux chrétiens de Rome : "Laissez-moi recevoir la pure lumière. Mon désir terrestre a été crucifié et il n'y a plus en moi qu'une eau vive qui murmure : Viens vers le Père". Il faut beaucoup de délicatesse pour inviter amis ou auditeurs à faire silence dans l'attente de ce murmure. Tant de gens mènent une vie épuisante, à force de travail, d'épreuves, que l'oreille intérieure demeure close. Le murmure est difficile pour eux à percevoir. "Le murmure d'une eau vive" : tel fut le titre que, pendant plusieurs mois, j'eus l'intention de donner à ce dernier volume de mon Journal. Et puis la citation de Maurice Barrès l'a emporté. Vaste chez les saints, médiocre, voire infime chez d'autres, il y a toujours une part de nous-même qui, à cause de Jésus, peut dire : "Tout m'est buisson ardent". "
Le Révérend Père Carré, c'est un homme-prêtre. " Le mot touche juste, le trait d'union surtout. Le journal d'un aumônier des artistes devenu prédicateur à Notre-Dame et membre de l'Académie française reste celui d'un prêtre : inutile d'en attendre des indiscrétions. Le ton est à la réserve. Ainsi l'exige la confiance que tant d'amis de longtemps ou d'un jour ont mise en lui. Et pourtant ce bloc-notes rédigé au fil des jours nous introduit dans le secret - la confidence et la musique - d'une vie prodigieusement dense. Nous sont offerts des souvenirs de toute sorte, des impressions de lecture, des intuitions de prédicateur, des notations prises sur le vif. Des rencontres incalculables, en nombre comme dans leur déroulement, imprévisibles. Le coeur y parle au coeur, souffre, porte et s'émerveille.
Résumé : " Le père Carré avait l'intelligence de la foi. Les mots des plus habituelles prières devenaient neufs quand il les prononçait ; il en exprimait le sens comme d'un fruit ouvert " (Maurice Druon). C'est le suc de la lecture, de l'étude, de la méditation - " l'élargissement quasi infini de notre dialogue avec Dieu " - de la prière dictée par Jésus que distillent ces douze conférences prononcées à Notre-Dame de Paris en 1964-1965.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.
Pour la prostituée qui était Marie Madeleine, la libération sexuelle c'était de ne plus coucher. En 1001 paradoxes dont il est le maître, Timothy Radcliffe nous aide à libérer la liberté des modes et des diktats. Un livre pour, enfin, apprendre à être soi sans peur et sans reproche. Comment être chrétien dans le monde tel qu'il va ? Comment comprendre, aujourd'hui, les apparents paradoxes éternels de la foi chrétienne ? Révolution des moeurs et des techniques, drames et injustices de la globalisation, vertiges de la postmodernité : que de thèmes habités par l'attente d'un message d'amour ! Timothy Radcliffe sillonne le monde pour enseigner et prêcher une parole résolument contemporaine, dans la fidélité à la vraie tradition de l'Eglise. A la lumière de l'actualité et de sa propre expérience, cette Eglise redevient un foyer de lumière et de chaleur. Par son humour, son sens de la formule, son expérience personnelle, par sa confrontation perpétuelle avec le prochain, Radcliffe répond à nos craintes et nous offre ici un magnifique éloge de la liberté.
Qui n'a jamais enduré une épreuve apparemment insurmontable ? Qui n'a jamais été saisi par la nostalgie d'un bonheur qui s'échappe ? Qui n'est jamais tombé en étant convaincu d'être incapable de se relever ? Oui, on peine, oui, on chute. Mais on peut aussi décider de ne pas renoncer au possible de la joie. Denis Trinez revient ici sur son expérience personnelle, relate ses rencontres avec des personnes qui, comme nous tous, ont eu à déjouer les embûches de l'existence. A leur contact et à la lumière de l'Evangile, il a appris que les obstacles pouvaient devenir des chemins pour trouver la joie, et qu'il suffisait de rester dans " l'ouvert " pour l'accueillir. C'est à une véritable renaissance, puisée dans les Ecritures et le Christ, que l'auteur nous convie. A rebours du défaitisme ambiant, Denis Trinez offre un message d'espoir dans un traité de vie pratique et spirituel.
Scola Angelo ; Geninazzi Luigi ; Armogathe Jean-Ro
Le plus intellectuel et le plus cultivé des papabile se livre ici en transmettant une leçon de vie. Comment, archevêque de Milan, cardinal à Rome, artisan du dialogue inter-religieux aux quatre coins du monde, reste-t-on libre, c'est-à-dire soumis à Dieu ? Un livre-événement. Ces entretiens autobiographiques racontent l'ascension d'un fils de camionneur lombard, né en 1943, et devenu successivement professeur de philosophie, évêque d'un petit diocèse italien, président d'une université romaine, puis patriarche de Venise et archevêque de Milan, le plus grand diocèse du monde. Telle est la vie d'Angelo Scola, considéré comme papabile au conclave de 2005. Dans ce récit d'une vie qui a parié sur la liberté, on assiste à sa rencontre, avec don Giussani le fondateur charismatique d'un mouvement d'étudiants ; on découvre ceux qui furent ses maîtres à penser - de Lubac, Balthasar, Ratzinger. Dépassant l'anecdote, Scola rappelle toujours l'essentiel : son expérience de la rencontre personnelle avec le Christ et avec son prochain, ses convictions pastorales, son engagement intellectuel. Quarante ans d'histoire de l'Eglise dans des années tourmentées, mais aussi un saisissant témoignage de foi et d'espérance.