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Causa sive ratio. La raison de la cause, de Suarez à Leibniz
Carraud Vincent
PUF
43,00 €
Épuisé
EAN :9782130501800
La formule cartésienne causa sive ratio scande l'histoire de la causalité, entre le privilège suarézien de la cause efficiente et l'invention leibnizienne du principe de raison suffisante. Elle traverse un siècle exactement, des Disputationes metaphysicae de Suarez (1597) aux 24 thèses métaphysiques de Leibniz (1697). La métaphysique s'y constitue en époque de la causalité. Qu'ils la soutiennent ou qu'ils la récusent, les philosophes du XVIIe siècle ont en commun de discuter la thèse qui confère l'intelligibilité à la relation causale ; elle prend la forme exemplaire de l'équivalence cartésienne de la cause et de la raison. Mais la façon dont la relation causale gagne l'intelligibilité demeure à son tour inintelligible, puisqu'elle renvoie à la toute-puissance incompréhensible de celui qui l'exerce, y compris peut-être envers lui-même : sui causa. C'est là précisément la thèse que les post-cartésiens ne cesseront de lire comme un problème et de récuser : Spinoza, en posant que l'ordre et la connexion des idées sont les mêmes que l'ordre et la connexion des choses ; Malebranche, en faisant de la cause occasionnelle une raison inefficace et en concentrant en Dieu toute l'efficace ; Leibniz, en employant le principe de raison suffisante, qui rationalise l'existence en la soustrayant à l'emprise de l'efficience. Loin de la produire, la causalité se voit alors soumise, sous diverses modalités, à l'intelligibilité. Aussi le principe de raison suffisante signe-t-il ce que nous appelons la fin de la cause - par excellence la fin de l'efficience -, qui n'est pas la fin de la question du fondement, mais le déplacement de sa réponse vers plus fondateur que la cause : la raison. Ainsi se trouve accomplie l'essence du fondement à l'époque moderne de l'histoire de la métaphysique. " V. C.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Pascal est-il philosophe ? Les Pensées relèvent-elles de la philosophie ? Cette étude montre comment la pensée pascalienne part de Descartes, au double sens où elle l'a pour origine et où elle s'en sépare. D'où diverses modalités de son rapport à la philosophie. Ainsi le débat que mènent sur plusieurs fronts les fragments pascaliens requiert-il une interprétation à différents niveaux.
Pascal est-il philosophe? Les Pensées relèvent-elles de la philosophie? Cette étude montre comment la pensée pascalienne part de Descartes, au double sens où elle l'a pour origine et où elle s'en sépare. D'où diverses modalités de son rapport à la philosophie. Ainsi le débat que mènent sur plusieurs fronts les fragments pascaliens requiert-il une interprétation à différents niveaux. Biographie de l'auteur Vincent CARRAUD, ancien élève de l'École normale supérieure, est professeur de philosophie à l'Université de Caen.
Préalable à toute histoire du sujet que l'on prétendrait mener sur la longue durée, la présente enquête part d'un fait textuel : l'invention de la substantivation "le moi" par Pascal, qui lui-même prend acte de l'expression cartésienne inédite d'ego ille. Le moi n'est pas un donné premier et intemporel, mais résulte du doute porté à son point extrême - c'est pourquoi l'Antiquité et le Moyen Age l'ont ignoré. Aussi la présente enquête ne s'inscrit-elle pas dans la continuité des études sur les commentaires du De Anima. Elle ne se confond pas davantage avec celles des origines de la subjectivité puisque, avant même d'être déterminé comme sujet, c'est-à-dire comme fondement, le moi est obtenu par le travail de ce que Husserl appelle réduction phénoménologique. Le moi n'est donc identifiable ni à l'âme, ni à l'entendement, ni à la conscience, ni à l'individu, ni à la personne, ni même au soi. Et ce n'est qu'en le distinguant de tous ces avatars que l'on pourra répondre à l'interrogation de Husserl : "Que peut-on entreprendre, dans une perspective philosophique, avec l'ego ? " Ce livre analyse ce qui permet l'invention du moi, aussitôt occultée par l'individu de Leibniz ou le soi de Locke, et met en lumière ce qu'elle inaugure : car la première question posée au moi, par Pascal comme par Descartes, n'est pas celle de savoir ce qu'il est mais celle, existentielle, de savoir qui il est.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.
O'Donoghue Brendan ; McGlain Paula ; Rojinsky Math
Une excellente introduction à la philosophie pour tous ceux que cette discipline attire mais qui n'osent pas s'y plonger. Un ouvrage accessible, illustré et poétique qui initie en douceur aux grands questionnements et aux grandes doctrines philosophiques. Aventurez-vous dans l'étrange contrée qu'est la philosophie, en lisant d'étonnants contes et récits folkloriques et en découvrant les idées pionnières des grands penseurs. Laissez-vous guider vers la sagesse et laissez-nous changer la manière dont vous voyez autrui, le monde qui nous entoure ou encore la façon dont nous vivons sur Terre. A travers d'innombrables récits, contes et questionnements, Aventurez-vous en philosophie va développer votre curiosité, votre capacité à questionner le monde, votre aptitude à vous questionner et à penser par vous-même. Une invitation à la philosophie, dans l'esprit du Monde de Sophie.
Résumé : Des écoles grecques à la philosophie contemporaine, plongez dans un monde réputé difficile et qui n'aura bientôt plus aucun secret pour vous ! Grâce à la Philosophie pour ceux qui ont tout oublié, partez à la découverte du savoir de façon simple, accessible et amusante. Laissez-vous conter la vie et l'oeuvre de près de 100 philosophes, de Socrate à Adorno, en passant par Platon, Pascal, Montaigne, Rousseau, Kant, Nietzsche, Freud, Sartre, Ricoeur, Baudrillard, et bien d'autres encore ! Abandonnez vos idées reçues, vivez et voyez les choses sous un angle inattendu grâce à plus de 30 concepts qui vous aideront à comprendre et à construire des problématiques. L'art obéit-il à des règles précises ou ne relève-t-il que de l'inspiration et du génie ? Le bonheur est-il seulement possible ? Puis-je avoir conscience de moi sans avoir conscience de l'autre ? Comment concilier l'autorité de l'Etat et la liberté des individus ? Peut-on être responsable sans être libre ni conscient ? La politique est-elle un art ou une science ? Les animaux ont-ils des droits ? Enrichi d'anecdotes, d'encadrés insolites, de citations mémorables et de dessins humoristiques, ce livre permet à tous de s'initier à la philosophie, de l'Antiquité à nos jours.
Les citations sont regroupées autour des 25 grandes notions philosophiques étudiées pendant l'année de terminale dans la perspective du baccalauréat. Chaque notion est précédée d'un texte introductif. Le classement des citations se fait dans l'ordre alphabétique des notions et à l'intérieur de ces ensembles dans l'ordre chronologique des citations. Chaque citation est numérotée, ce qui permet d'y accéder par un index des auteurs en fin d'ouvrage. En bonus : des dossiers sur tous les philosophes du programme et une méthode et des conseils pour savoir utiliser les citations à bon escient dans ses dissertations.