Cet ouvrage s'inscrit dans un contexte de changements de l'enseignement supérieur : massification, harmonisation des cursus de formation à l'échelle européenne et internationalisation de la recherche. Il interroge la manière dont se construisent les identités dans des universités nouvelles en émettant l'hypothèse que la proximité, déclinée de différentes manières, peut être un marqueur de ces dernières. L'analyse porte sur les pratiques enseignantes, la vie étudiante et la recherche principalement en France, mais avec une ouverture sur d'autres systèmes nationaux (Italie, Belgique, Etats-Unis). Ces universités nouvelles constituent des lieux incontournables de socialisation et d'émancipation pour les étudiants, qui exercent, d'après les enseignants qui y sont affectés une véritable mission d'universalité. La proximité renvoie surtout à la petite taille qui favorise les relations et l'émergence de groupes qui respectent toutefois l'expression des individualités. La proximité joue moins à l'échelle de la ville qu'à celui du territoire : c'est dans ce dernier que l'université trouve des ressources qui lui permettent de nouer d'étroites relations qui nourrissent notamment les partenariats de recherche.
À partir d'une enquête de victimation et de violence auto-déclarée, l'auteur interroge les élèves et les enseignants de l'école élémentaire sur leur expérience de la violence rencontrée. L'analyse de contextes diversifiés de scolarisation montre le poids des variables socio-économiques, mais aussi l'importance du climat scolaire sur la variation du phénomène de violence selon les écoles.
Une enseignante bousculée par des parents dans une école d'un quartier « pourtant calme », des élèves abattus dans un pays qui n'est « pourtant » pas les États-Unis. Les réactions politiques se multiplient: discours de soutien aux victimes ou de dénonciation des auteurs de violence, lois, circulaires, plans de lutte. Des états généraux sont convoqués, des commissions créées, des recherches commanditées et de nouvelles lois votées. Faut-il plus de fermeté et plus de sanctions? Faut-il construire des dispositifs particuliers pour les élèves violents?Depuis le début des années 1990, s'est imposée dans le débat public une évidence de la violence. Face à ce phénomène, ce livre cherche moins à imposer un discours de plus sur la violence à l'école qu'à proposer les outils permettant de mieux saisir les enjeux, de sa dénonciation et de son traitement, des manières de l'étudier et des conceptions sous-jacentes de l'individu et de la société qu'elles supposent. Il dresse ainsi un état actuel des recherches et évaluations existantes sur les formes de violences à l école.
Comment en une poignée d'années, la violence s'est-elle imposée dans le débat public comme le problème central de l'école, en France comme dans la plupart des pays occidentaux ? Les incidents ne manquent pourtant pas de jalonner l'histoire des établissements scolaires, mais aujourd'hui la Violence a été élevée au rang de gangrène de l'école mettant à mal son ambition et son efficacité. Or, que sait-on de ces incidents que dénoncent enseignants, médias et politiques ? Quels comportements, ou quelles situations, sont-ils maintenant désignés comme des violences ? Où en sont les recherches nous permettant d'en comprendre les causes ? Etablissements entourés de murs et vidéo-surveillés dans lesquels enseignants et élèves se rejoignent, au moins, dans leur désir d'en partir au plus vite, contre école ouverte sur l'environnement où personnels et habitants tentent de se concilier : vers quelle école nous conduit l'avalanche des mesures pour lutter contre la violence à l'école ?
Résumé : Un long voyage de noces est le rêve que Cécile et Bruno caressent depuis longtemps. Lorsqu'ils se marient, en juillet 2000, ils transforment la traditionnelle " liste de mariage " en " liste de voyage ", et partent ainsi neuf mois sur les routes de l'Asie. Habitués à tenir des carnets de voyage, ce périple est l'occasion de faire un travail à deux mains : observer, noter, dessiner les différentes caractéristiques des pays visités, chacun avec sa sensibilité. Dans le Transsibérien, de retour vers l'Europe, ils imaginent un livre retranscrivant les émotions vécues ensemble, grâce aux centaines d'aquarelles réalisées sur le vif, et aux notes prises journellement.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.