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Archéologie du Débarquement et de la Bataille de Normandie
Carpentier Vincent ; Marcigny Cyril
OUEST FRANCE
14,90 €
Épuisé
EAN :9782737363450
Le Débarquement, épisode majeur de la Seconde Guerre mondiale, a laissé une profonde empreinte en Normandie, tant dans la mémoire collective qu'à travers d'innombrables traces, objets ou cicatrices paysagères. Cependant, ce patrimoine disparaît peu à peu, au gré de l'érosion des côtes et des sols, de l'aménagement du territoire, de l'oubli inéluctable lié au décès des derniers témoins. Devant cet effacement inexorable, l'archéologie se doit désormais de réagir, avec le soutien de la communauté publique, en vue de sauvegarder pour les générations futures tout un pan de la mémoire collective de la nation et, au-delà, de l'humanité. Cette discipline contribue de manière inédite à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale en établissant des faits objectifs et en collectant les archives du sol. Ainsi s'élabore, autour du Débarquement et des combats de la Libération menés en Normandie, une archéologie riche, complexe et engagée, faisant appel à des méthodes scientifiques de pointe et des partenariats internationaux. Les découvertes renseignent un champ varié de faits militaires, tactiques ou stratégiques, depuis le quotidien individuel du soldat au combat ou du prisonnier jusqu'à l'aménagement de vastes systèmes logistiques ou de défense dont au premier chef le Mur de l'Atlantique. Vincent Carpentier et Cyril Marcigny, tous deux archéologues à l'Inrap, proposent dans cet ouvrage un état des lieux de la documentation et de la réflexion archéologiques autour du thème de la Seconde Guerre mondiale sur le sol de la Normandie.
Résumé : Après avoir raconté l'émergence et les évolutions récentes de l'archéologie de la Seconde Guerre mondiale, discipline scienti ? que qui met ses chercheurs et ses méthodes au service d'une histoire interdisciplinaire, Vincent Carpentier présente, dans une synthèse inédite, les grandes catégories de vestiges conservés ou mis au jour sur les théâtres de ce con ? it majeur. En premier lieu, il aborde les ouvrages défensifs ou logistiques - lignes forti ? ées de l'Atlantique au Paci ? que, aérodromes, bases de missiles, de U-Boote, abris, etc. -, dans lesquels le béton et l'acier occupent une place de choix. Puis il s'intéresse aux vestiges polymorphes des champs de bataille proprement dits, depuis les grains de sable d'Omaha Beach jusqu'aux épaves sous-marines, en passant par les théâtres d'affrontements ou le relèvement de corps de soldats. En ? n, il évoque les témoins matériels de la violence de masse, emblématique de cette guerre totale, à travers l'archéologie des destructions et les recherches dédiées aux camps d'internement, aux crimes de masse et à la Shoah. Au ? l de ce tour d'horizon international des traces matérielles de la Seconde Guerre mondiale et des ré? exions qu'elles suscitent, Vincent Carpentier interroge les enjeux mémoriels ou idéologiques qui s'y rapportent, et souligne leur résonance avec une actualité marquée tant par les héritages géopolitiques du dernier grand con ? it du XXe siècle que par la guerre qui fait rage aujourd'hui en Ukraine.
Carpentier Vincent ; Ghesquière Emmanuel ; Marcign
Qu'y a-t-il de commun entre le "premier Normand" - un homme de Neandertal, chasseur d'éléphant et de rhinocéros, qui vécut vers Ranville il y a 230 000 ans - et le seigneur de Château-Gaillard? Entre l'artiste du Paléolithique, gravant des nus féminins dans la grotte de Gouy, et celui qui, au Moyen Âge, ciselait des enseignes de pèlerins au Mont-Saint-Michel? Entre les paysans néolithiques de Colombelles, vers - 5200, et ceux de la somptueuse villa gallo-romaine de Touffréville, au premier siècle de notre ère? Entre les mineurs de silex de Bretteville-le-Rabet, vers - 3600, et ceux du Molay-Litry, encore actifs au XIXe siècle dans l'extraction du charbon? Entre les marins du Foudroyant, coulé en 1682 dans la rade de La Hougue et les fantassins du débarquement allié de 1944? Tous ont laissé enfouis des vestiges de leur présence. En Normandie, depuis le XVIIe siècle, les archéologues mettent au jour et décryptent ces traces qui fournissent des informations irremplaçables: pour le Paléolithique, le Néolithique et les âges des Métaux, ce sont les seules sources d'information; pour l'Antiquité, le Moyen Âge, les périodes moderne et contemporaine, ils livrent des données sans équivalent, complémentaires des archives écrites. Au fil des millénaires, on découvre une Normandie changeante: ses côtes se sont déplacées à la fin de l'ère glaciaire; son paysage s'est modifié à plusieurs reprises; la division des très anciennes parcelles y réapparaît; les Vikings n'y laissent que peu de traces; la vache, la pomme et le fromage n'y ont pas toujours été les traits prépondérants de la production agricole; les marques de la vigne, de l'élevage ovin et porcin y sont encore présentes. Archéologues à l'Institut national de recherches archéologiques préventives, les auteurs fouillent en Normandie depuis de nombreuses années. Ils font ici la synthèse de trois siècles d'archéologie en terre normande: des travaux de Cocherel, qui organisa la "fouille de sauvetage" d'une sépulture néolithique dès 1685 à Houbec-Cocherel, aux contributions les plus récentes de l'archéologie préventive, appuyées par les techniques les plus performantes d'analyse et de datation. Une liste de sites, des musées et des structures de l'archéologie, professionnelles et bénévoles, complète ce panorama richement illustré. Biographie de l'auteur Vincent Carpentier est archéologue responsable d'opérations à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), membre du Centre de recherches historiques et archéologiques médiévales (UMR 6577), et doctorant à l'Université de Caen sous la direction de Claude Lorren. Il a conduit et publié de nombreuses fouilles d'habitats ruraux gallo-romains et médiévaux à travers les deux régions normandes, et se consacre depuis plusieurs années à l'étude historique, archéologique et environnementale des zones humides et littorales de la Basse-Normandie. Ses travaux concernent également l'ethnographie, à travers l'étude des anciennes salines ou le relevé des graffitis marins, de l'âge du Fer au XXe siècle. Emmanuel Ghesquière est archéologue responsable d'opérations à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), membre de l'Unité Mixte de Recherche "Civilisations Atlantiques et Archéosciences" (UMR 6566 du CNRS), et doctorant à l'EHESS / Université de Toulouse. Il a conduit de nombreuses études lithiques sur les sites pré et protohistoriques en Basse et Haute-Normandie. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles consacrés à l'habitat et la culture matérielle du Mésolithique à l'âge du Bronze. Cyril Marcigny est archéologue responsable d'opérations à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), membre de l'Unité Mixte de Recherche "Civilisations Atlantiques et Archéosciences" (UMR 6566 du CNRS), et doctorant à l'EHESS / Université de Toulouse sous la direction de Jean Guilaine. Il a dirigé de nombreux chantiers de fouille en Normandie et Pays de la Loire. Il est l'auteur de plusieurs livres, monographies de sites archéologiques ou ouvrages de synthèses, et de nombreux articles consacrés à l'organisation de l'espace rural du Néolithique à l'âge du Fer.
Billard Cyrille ; Carpentier Vincent ; Jacquemot S
Depuis une vingtaine d'années, l'archéologie des conflits contemporains, nouveau champ de l'archéologie française, a connu un développement actif et continu. La disparition des derniers témoins de ces conflits n'est certainement pas étrangère à ces nouveaux développements. Comme toute thématique émergente, celle-ci n'est pas sans soulever de nombreuses questions : en quoi réside l'apport de la recherche archéologique à la connaissance de ces conflits récents et du quotidien des soldats, tant au combat qu'en marge des opérations ? Comment documenter la vie et la survie des civils en temps de guerre et dans l'immédiat après-guerre ? Ou encore éclairer la privation de liberté, aussi bien dans les camps de prisonniers, les camps d'internement ou les camps de concentration ? Comment aborder des sites bien connus, déjà étudiés par les historiens et abondamment documentés par des archives, souvent des photographies, voire d'autres sources plus originales encore, récits, dessins, oeuvres d'art ou graffiti ? Quel besoin de conserver les objets retrouvés, qui sont généralement de l'ordre du multiple ou de l'industriel ? En relevant ces nombreux défis, l'archéologie est aujourd'hui en capacité de faire émerger une documentation alternative complémentaire dans un cadre pluridisciplinaire. L'objectif du présent volume est de proposer un premier bilan sur la méthode en abordant en outre les questions de valorisation et de gestion des vestiges, mais aussi de faire le point sur les acquis de la recherche et les problématiques émergentes.
Résumé : Avec ses 340 kilomètres de côte, les Côtes-d'Armor n'ont pas volé leur nom. De Perros-Guirec à Bréat, de Binic au Cap Fréhel, les bords de la Manche vous invitent à prendre la mer, côté Terre. et à chanter l'air du large. Mais les vents vivifiants de l'Armor ne doivent pas souffler la vedette aux merveilles de l'Argoat, secrète et sauvage. Du bord de mer à la montagne, de lande en bocage, nous avons sillonné les Côtes-d'Armor à la recherche de ce qui fait le charme et la personnalité de ce département aux mille pays.
Résumé : Depuis le petit Port-Racine si cher à Prévert, à la pointe du Cotentin, aux jardins de Monet à Giverny, la Normandie est un paradis pour les promeneurs. Qu'ils soient intéressés par l'histoire, la littérature, la peinture, les sports ou même la gastronomie, les visiteurs trouveront forcément un lieu leur correspondant. Impossible d'en faire un inventaire exhaustif ni définitif. Aussi, au fil des pages de ce petit livre, les auteurs ont voulu, par un texte court, transmettre leur intérêt et les données pratiques indispensables pour que le lecteur y trouve un prétexte de balade, selon ses envies et ses humeurs, afin de multiplier par cent les plaisirs normands.
Résumé : Les croisades se sont déroulées durant deux cents ans sur les territoires actuels de la Syrie, du Liban, d'Israël, de Palestine et de Jordanie. Elles sont restées très présentes dans la mémoire collective des peuples. Leur interprétation a fait pendant longtemps une part sans doute excessive au seul point de vue occidental sans tenir compte suffisamment de celui du monde islamique et sans s'interroger sur ce que ces croisades avaient pu représenter pour les populations locales chrétiennes. L'actualité parfois brûlante fournit l'occasion d'une nouvelle analyse et de nouvelles réflexions sur cette période historique en nous permettant ainsi de mieux comprendre le présent à la lumière d'une meilleure connaissance du passé.
Mignon, vous allez être un grand roi": Louis XV fut longtemps impressionné par les dernières paroles qui lui avaient été adressées par Louis XIV sur son lit de mort. Son arrière-grand-père l'avait exhorté à éviter la guerre à tout prix. Le Bien-Aimé s'appliqua à régner pacifiquement et fut le premier roi à épargner à la France le traumatisme de l'invasion de son territoire. Il profita d'une nouvelle ère de prospérité économique pour jeter les bases d'une réforme économique et fiscale et mettre en place une administration moderne. Son règne fut aussi celui de grands progrès scientifiques et de l'épanouissement des arts.