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Regards croisés sur la banlieue
Carpenter Juliet ; Horvath Christina
PETER LANG AG
55,35 €
Épuisé
EAN :9782875742643
Les banlieues populaires occupent une place particulière dans l'imaginaire français contemporain. Depuis les années 1980, elles se voient progressivement assignées à des images stéréotypées et des identités négatives qui reflètent avant tout les peurs des classes dominantes. Nombreux sont les médias, les politiques et mêmes les chercheurs qui tendent à remettre en cause l'appartenance des banlieues à l'espace commun, contribuant ainsi à l'écart qui les sépare du reste de la société. Les textes rassemblés dans ce volume s'efforcent à faire entendre les voix et préoccupations authentiques des résidents des " cités sensibles ". Comment débarrasser les banlieues des stigmates qui les enferment ? Comment saisir leur complexité et les multiples facettes de leur réalité ? Comment relever le défi qu'elles posent, développer leur potentiel et saisir les opportunités qu'elles offrent ? Ce volume collectif fait appel aux spécialistes d'une dizaine de disciplines pour explorer la manière dont les banlieues sont représentées dans les discours publics, la culture populaire et les arts. Rassembler les résultats des dernières recherches dans une quinzaine de chapitres accompagnés de bibliographies détaillées et inviter le lecteur à repenser les enjeux de la ville du demain, telles sont les principales ambitions de cet ouvrage.
Résumé : David Ogilvie et Jim Larson, comédiens et amis de longue date, forment un duo comique à succès depuis les années soixante, dans la tradition de Dean Martin & Jerry Lewis. Chaque été, David grimpe dans son Alfa et quitte sa maison de Sonoma Mountain, non loin de San Francisco, pour s'en aller rejoindre Jim et les ors de Los Angeles ; le temps de tourner un film puis d'assurer le spectacle à Las Vegas. Chaque année, la même folie du showbiz les attend, les mêmes pressions, le trac maladif de David qui songe à tirer sa révérence, les frasques de Jim, qui confinent à l'autodestruction, les mêmes plaisirs partagés aussi, qui momentanément guérissent de tout : les bars, l'extravagance des soirées hollywoodiennes, la drogue, les filles, la magie du public... la célébrité dans tous ses états. Carpenter, qui aura passé douze années de sa vie à pousser les portes des coulisses de Hollywood, embrasse l'extraordinaire histoire d'amitié de ces duettistes et décrit sans moralisme, cynisme ni naïveté les fastes et abîmes de cette Babylone américaine. En dépit des doutes et des fêlures qui habitent ses personnages, une énergie irrésistible émane de ce roma, baigné du soleil radieux de la Californie.
Edward Carpenter (1844-1929), philosophe et poète, est un éminent représentant de l'anarchisme anglais. Proche du mouvement d'inspiration anti-industrielle Arts & crafts de William Morris, il figure aussi parmi les premiers activistes homosexuels. Avec une radicalité teintée d'ironie, il pose, en substance la question suivante : si nous allons si mal, est-ce parce que la civilisation est en crise ou, au contraire, parce qu'elle se porte un peu trop bien ?
Oeuvre posthume, "Un dernier verre au bar sans nom" met en scène un couple d'écrivains, Jaime Froward et Charlie Monel, depuis leur rencontre à l'université jusqu'au moment de leur séparation, une quinzaine d'années plus tard. Tableau de la vie littéraire sur la côte Ouest des Etats-Unis au tournant des années 1960-70, le roman concentre la plupart des thématiques chères à Carpenter : comme "Sale Temps pour les braves", le livre présente un épisode carcéral ; comme dans "Deux Comédiens", Hollywood y apparaît dans sa démesure et sa folie ; comme dans tous ses romans, la fragilité des destins humains et l'angoisse de la perte, la dépression et la nécessité de faire face apparaissent comme les motifs majeurs de ce livre ? avec, comme un corollaire inéluctable, comme une évidence bien ancrée au c?ur de ces vies : l'alcool. Le livre s'ouvre sur la gueule de bois consécutive au mariage express de Jaime et Charlie, et s'achève sur ces mots " il lui restait beaucoup de verres à boire ". La publication de ce roman demeuré inédit vingt ans après la mort de l'auteur, dont l'édition a été confiée à Jonathan Lethem, a fait événement aux Etats-Unis.
Anna adore son père, le charismatique Noel, qu'elle a toujours cru être un banquier new-yorkais à succès. Mais Noel meurt dans une avalanche en Suisse la veille du mariage d'Anna, laissant derrière lui bien des zones d'ombres. Quelques mois plus tard, alors qu'elle est en lune de miel dans le sud de la France, Anna fait une rencontre troublante. Un ancien collègue de Noel lui promet des révélations sur le passé de son père. Et de retour à New York, la jeune femme reçoit une clé USB. Sur celle-ci, des vidéos de Noel au centre d'un interrogatoire impitoyable. Tout ce qu'Anna croyait savoir sur la vie de son père - et sur son décès - vole alors en éclats. Avec beaucoup d'intelligence et de rythme, Rouge Blanc Bleu plonge dans les arcanes de la CIA et dans le coeur d'une jeune femme qui apprend à découvrir l'inconnu qu'était son père.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.