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Etre et identité. Méditation sur la Logique de Hegel et sur son essence
Caron Maxence ; Mabille Bernard
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204080248
Cet ouvrage a pour but de laisser parler le cœur de la pensée hégélienne, sa Logique afin de la voir parvenir au bout de ce qu'elle peut. Patiemment mis au contact de ce que cette pensée comporte de plus puissant, le lecteur est paradoxalement conduit à la regarder se renverser de l'intérieur. La philosophie hégélienne n'est pas une opinion offerte à une réfutation protéiforme, elle n'est ni une simple représentation ni une supplémentaire conception du monde, mais une nef colossale dont il ne suffit pas de contredire avec plus ou moins d'inspiration l'une ou l'autre base pour espérer la faire chavirer. Cette œuvre relève le vertigineux défi de déployer un mouvement qui précède son lecteur. On ne "sort" de ce cercle que pour l'étendre, l'enrichir et y contribuer. C'est un fait : la pensée de Hegel est, sur son terrain, indépassable, ou, en dehors de son terrain, jamais atteinte puisque ce n'est pas d'elle que l'on parle quand on croit la mettre en cause. Nous voyons ainsi, plus que pour toute autre pensée, deux camps ennemis s'affronter autour du système hégélien : d'une part, ceux qui, croyant préserver la "liberté" de leur "esprit critique", ne veulent ni lire véritablement, ni comprendre en profondeur, ni entendre parler de Hegel, d'autre part, ceux qui n'en sortent plus et répètent Hegel comme on répète encore une pièce quand on la joue pour la millième fois. Conscient de ces deux écueils, nous avons voulu suivre la voie d'une herméneutique phénoménologique : laisser apparaître l'œuvre comme elle se donne. Attentif aux métamorphoses de cette notion d'identité qui est l'expressive figure dans laquelle se lisent les diverses motions de l'Idée absolue, nous laissons cette dernière s'ouvrir, révéler ses différents aspects et nous conduire d'elle-même à ce qu'elle veut nous dire. La méditation de la notion d'identité fait précisément apparaître les différents moments de la rythmique hégélienne et en fait pénétrer le sens ontologique. Chemin faisant, si l'affaire s'expose, elle s'expose intégralement, et elle se met donc également à nu. Un cohérent principe de connivence avec une grande pensée ne s'interdit nullement les voies de la clairvoyance ; il produit au contraire les conditions de sa juste et saine apparition. Cet ouvrage est donc une exposition ou une manifestation du penser hégélien au terne de laquelle doit logiquement apparaître l'essence de ce dernier, car l'objet d'une méditation approfondie laisse non seulement apparaître le tout, mais il laisse aussi tout apparaître, c'est-à-dire des limites et des inconséquences qui sont désormais les siennes et non celles que l'arbitraire critique importe pour la commodité de ses préjugés. Cette méditation se donne donc à la fois comme un cours sur la pensée hégélienne et comme une irrémédiable prise de distance. "
Obsédée par l'opinion de chacun, l'époque veut absorber l'art dans ses débats. Mais le principe de l'art résiste aux préoccupations de la cité. Se tenant dans ce que Rimbaud nomme "le dégagement rêvé", l'art est le lieu d'une absence totale d'implication civile. Ce livre est un traité De l'art ; conçu comme une odyssée, il progresse en sept étapes. La première, à travers l'analyse des slogans partisans, établit la vacuité d'une psychose volontaire : la relation au politique. En rupture avec cette maladie, les étapes suivantes sont les cinq degrés de progressive élévation dans la relation que l'artiste entretient avec l'art. Les figures symboliques de Ph Muray (dont on lit pour la première fois le Journal intime), de Wagner, de Rousseau, de G Gould et de saint Augustin permettent à cette odyssée hors de l'implication civile de déployer la richesse de son sens. L'étape finale est l'expression directe du Poëme qui se tient au coeur de l'art : un chant de solitude. Ici, on ne parle pas extérieurement de l'art, on le fait. Et l'oeuvre vient couronner la pensée de l'oeuvre.
Le Système de la seule philosophie est achevé. La philosophie, qui avant lui n'avait pas commencé, est maintenant accomplie. L'histoire entre définitivement, à ma suite, dans une tout autre dimension dont j'ai seul dit le langage et préparé l'habitation. Une langue neuve révèle ici la neuve réalité qu'elle transmet. C'est une renaissance déstabilisante et monumentale, telle qu'on n'en a encore jamais vu". Maxence Système nouveau de la pensée et de son histoire passée, présente et à venir Plan de la Tétralogie I. La Vérité captive (De la philosophie, I) II. La Transcendance offusquée (De la philosophie, II) III. Le Verbe proscrit (De la philosophie, III) IV. Traité fondamental de la seule Philosophie (De la philosophie, IV)
Quand un homme, écrit Yeats, fait une oeuvre de génie, quand il invente une nouvelle façon de créer, n'est-ce pas parce qu'une connaissance ou une force venue de par-delà son esprit a fécondé son esprit ? " Ces paroles du grand poète irlandais nous aident à prendre la mesure de l'acte créateur mis en oeuvre par Maxence Caron, et qui est certainement le plus important vu depuis longtemps en philosophie. Ce bouleversement et cette renaissance de la langue et de la pensée étaient aussi désirés qu'inespérés en notre temps.
La pensée heideggerienne est une pensée plus accessible qu'il n'y paraît, pour peu que l'on veuille prendre au sérieux cette accessibilité même et se dispense d'alimenter les mirages de problèmes imaginaires dictés par l'esprit du temps. Le but de cet ouvrage est de rendre à sa légitime clarté la dernière grande pensée de l'histoire. Le livre est composé de trois parties: une synthèse de la trajectoire heideggerienne, un vocabulaire des principaux concepts (Dasein, Temps, Mort, Ereignis...) puis un vocabulaire des noms propres où, à la lumière de la magistrale anamorphose heidegerienne, l'on verra le sens et goûtera la dimension que prennent certaines incontournables figures de la philosophie et de la poésie. Un seul souffle parcourt l'oeuvre de Heidegger: une irréfragable Parole que l'errance individuelle et collective fait prendre pour du silence, nous requiert depuis le fond des choses, la Parole de l'être, dont l'humanité est désormais le sémaphore insu.
Maintenant, tu demanderas : qu'est donc le détachement, pour qu'il cache en lui pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l'esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger." Une méditation lumineuse, une parole vivante conviant à l'apaisement et à la contemplation.
La philosophie hégélienne a connu ses heures de gloire mais aussi bien des revers de fortune. Elle a profondément inspiré des courants et des doctrines divers et possède une postérité très riche. Pourtant, elle est aussi l'objet des critiques les plus fortes portées contre l'esprit de système et l'exigence de totalisation. Certains des thèmes qu'elle a introduits, devenus plus que célèbres, comme la négation de la négation, la fin de l'histoire, la ruse de la raison, le savoir absolu et la dialectique du maître et de l'esclave, font maintenant écran, comme un miroir déformant qui rend difficile une lecture de l'oeuvre qui ne soit pas une caricature. Ce livre propose, à partir de l'exposition de dix concepts majeurs et de l'explication de grands textes, de relire la philosophie de Hegel avec le souci de sa complexité et de ses aspérités mais aussi des problèmes qu'elle soulève aujourd'hui.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Bienenstock Myriam
L'histoire mondiale est le progrès dans la conscience de la liberté ": cette leçon magistrale, quintessence de La Philosophie de l'histoire - le livre le plus lu, peut-être aussi le plus discuté de Hegel - sous-tend toute son oeuvre. Hegel donnait régulièrement des cours sur la philosophie de l'histoire, mais ne publia pas ses manuscrits lui-même. La nouvelle traduction française présentée ici tranche avec les anciennes éditions de l'ouvrage, qui dépendaient de compilations de notes d'origines diverses, faites après la mort de Hegel. Elle a été établie en tenant compte des recherches éditoriales les plus récentes et se fonde sur des manuscrits de Hegel et sur la copie de l'un de ses cours. Dans un Dossier complémentaire figurent également des extraits d'autres travaux de Hegel sur l'histoire, ainsi qu'un choix de textes rédigés par plusieurs auteurs, contemporains de Hegel mais aussi postérieurs à lui, héritiers ou au contraire adversaires. Cet ensemble fait de ce volume un exceptionnel instrument de travail sur la philosophie de l'histoire, discipline qui suscite aujourd'hui un net regain d'intérêt, à la mesure de nos questionnements sur l'histoire et sur la politique."
Résumé : Le temps relevant chez Hegel de la nature et de l'esprit, on ne peut se borner à dire que tout advient et passe dans le temps, car il est lui-même ce surgissement et ce passage. Si la mobilité est le concept fondamental d'une logique permettant de penser la nature et l'esprit, la question de la temporalité traverse ces deux règnes et met fini la rupture entre nature et histoire. Forme de l'extériorité du vrai appelant sa suppression, le temps ouvre une histoire par laquelle l'éternité vit dans un temps effectif auquel elle donne sens. Hegel a compris en quoi l'être procède du temps, qui est expression de la mobilité infinie du devenir, extériorisation d'une négativité advenant dans le monde comme histoire. La pensée du temps est pensée du présent et non métaphysique de la présence : tel est le sens de ce que l'on peut appeler le hégélianisme.