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L'Europe au 19e siècle. Des nations aux nationalismes (1815-1915), 3e édition
Caron Jean-Claude ; Vernus Michel
ARMAND COLIN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782200600068
La construction d'un espace politique, économique, social et culturel européen n'est pas une idée neuve. Mais au 19e siècle, l'idée se heurta à la force de la nation comme modèle politique. De 1815 à 1871, l'Europe des nations domine la vie politique du temps : du congrès de Vienne et de la Sainte- Alliance à l'achèvement de l'unité italienne et allemande, des peuples aspirent à former des nations érigées en Etats, sous l'oeil bienveillant ou hostile des grandes puissances. Tout en dressant le portrait de ces puissances et des régions particulièrement concernées par la question des nationalités, cet ouvrage s'intéresse aux grands mouvements culturels européens, comme le romantisme, et montre l'essor économique parallèle de l'Europe. Il analyse ensuite l'Europe des nationalismes de 1871 à 1914, période de tensions politiques, économiques, culturelles, militaires (naissance de la Triple-Entente et de la Triple- Alliance). L'accent est mis sur les mouvements d'idées, sur l'émergence simultanée de courants socialistes pacifistes et internationalistes et de courants nationalistes bellicistes et antisémites. L'Europe domine le monde par la colonisation et par la culture, mais cette domination externe s'accompagne de déchirements internes, autour des Balkans ou du Rhin, qui entraînent l'Europe sur la voie de la "marche à la guerre".
Résumé : Ce manuel de référence sur l'histoire de la France à l'époque de la monarchie constitutionnelle est entièrement revu et et mis à jour par les derniers apports historiographiques. L'accent est mis sur l'histoire politique, sociale et culturelle, ainsi que sur la politique extérieure et modifie sensiblement l'approche traditionnelle des années 1815-1848 en montrant qu'elles sont essentielles et novatrices dans ces domaines.
Résumé : En révélant à Adolphe Thiers au printemps 1832 la cachette de la duchesse de Berry, clandestine depuis l'échec du soulèvement de la Vendée, Simon Deutz devient instantanément la réincarnation de Judas, "l'homme qui a livré une femme" que stigmatise Victor Hugo. Mais au moment de sa trahison, ce fils du grand-rabbin de France est catholique, depuis sa conversion à Rome en 1828. Devenu un paria dans son propre pays, il s'exile en 1842 à La Nouvelle-Orléans où il meurt sous le nom de Sylvain Delatour. C'est l'histoire de ce parcours, qui commence en Allemagne en 1802 et s'achève en Louisiane en 1844, qu'on retrace ici : celle d'un homme aux identités multiples dans la France postrévolutionnaire. Incarnation du "traître juif" avant que Dreyfus ne le supplante, Deutz cristallise l'émergence d'un antijudaïsme multiforme et devient de son vivant l'objet d'une "légende noire". En mobilisant la figure de Judas, les nombreux opposants à la monarchie de Juillet entendent aussi mettre en accusation ceux qui ont eu recours à la trahison de Deutz pour capturer la duchesse de Berry : Adolphe Thiers, ministre de l'Intérieur, et le roi Louis-Philippe. Si ce nouveau juif errant meurt oublié en exil, la littérature perpétue sa mémoire en en faisant, sous son nom ou sous des noms d'emprunt, l'archétype du traître littéraire dont on souligne à l'envi la judéité.
Résumé : A lire les multiples biographies qui lui sont consacrées, Van Gogh reste l'objet de représentations que tout oppose : tantôt on en fait une victime de la société, tantôt un manipulateur ; mais aussi un individu formant avec son frère Theo un couple de spéculateurs, misant sur le succès final de sa production ; ou encore un anarchiste et un anticlérical. Fondé sur sa correspondance, cet ouvrage se propose d'entendre la voix même de Vincent et de saisir la personnalité complexe d'un homme vivant dans une époque dont il questionne les mutations. Dans ses lettres, notamment celles à son frère Theo, il évoque sa passion pour la lecture et l'éclectisme de ses goûts littéraires, son rêve d'une communauté artistique dont il serait l'initiateur, sa relation à sa terre d'accueil, la France, mais aussi à d'exotiques terres imaginaires, sa vision mythifiée d'un passé révolu et regretté comme d'un futur à la fois espéré et redouté. Mais aussi sa foi chrétienne virant au mysticisme puis au doute, sa relation à la nature avec laquelle Dieu finit par se confondre, son besoin inassouvi d'amour et sa vaine quête d'une femme avec qui faire couple. Ces lettres à la tonalité autobiographique et romanesque révèlent le moi profond d'un homme qui, confronté à l'absence de reconnaissance de sa production artistique, se vit comme une sorte de paria de la société qui n'a pourtant de cesse d'espérer en un avenir meilleur. Jean-Claude Caron est professeur émérite d'histoire contemporaine à l'Université Clermont Auvergne et membre honoraire de l'Institut universitaire de France. Parmi ses publications chez Champ Vallon, Les Deux Vies du général Foy (1775-1825). Guerrier et législateur, 2014 et Simon Deutz, un Judas romantique, 2019.
Aux armes citoyens! Aux armes pour défendre la patrie, notre honneur, notre existence! Consentirons-nous à devenir un troupeau d'esclaves sous le fouet des jésuites? Non, non! Plutôt mourir!" Cette proclamation d'Auguste Blanqui fait écho aux premières barricades qui se dressent entre le Palais-Royal et la Bourse en ce 27 juillet 1830. Étudiants libéraux ou républicains haranguent les ouvriers et déjà apparaissent les drapeaux tricolores. Malgré la réaction des régiments commandés par Marmont, l'émeute se transforme, dès le lendemain, en insurrection... La révolution est en marche. S'appuyant sur les Mémoires des contemporains, de Chateaubriand à Dumas en passant par Guizot et La Fayette, Jean-Claude Caron retrace ici le déroulement des Trois Glorieuses, rendues célèbres par le tableau d'Eugène Delacroix, la Liberté guidant le peuple, et pourtant la moins connue des révolutions du XIXe siècle.
Singly François de ; Giraud Christophe ; Martin Ol
Résumé : Comment faire de la sociologie ? Comment réaliser une analyse sociologique d'un fait de société ? A partir de terrains qui leur sont familiers, une vingtaine de sociologues expérimentés montrent comment ils font de la sociologie. En partant d'expériences ordinaires de la vie ("je joue au foot" ; "je deviens ingénieure" ; "je lis des BD" ; "je sèche des cours"), ils révèlent la manière dont ces expériences peuvent faire l'objet d'analyses sociologiques. Dix-sept exemples variés permettent de se familiariser avec les étapes du raisonnement sociologique : illustrant les trois grandes variables sociologiques (sexe, âge et position sociale), ils indiquent comment articuler questionnement, concepts et enquête de terrain. Rompant avec une approche académique et abstraite, ce manuel dont il s'agit ici de la troisième édition, enrichie d'un chapitre inédit propose une nouvelle manière d'apprendre à faire de la sociologie. Avec lui, les étudiants et les lecteurs curieux disposeront de tous les outils utiles à l'apprentissage de la démarche sociologique.
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
Cet atlas historique du Moyen Age présente en 42 fiches dix siècles d'époque médiévale. De l'Antiquité tardive au Bas Moyen Age, soit du Ve au XVe siècle, il aborde les grandes thématiques et les événements importants de la période. En s'ouvrant aux espaces lointains -Asie, Afrique, Amérique du Sud- il donne à voir et à comprendre la période médiévale dans toute sa diversité. S'appuyant sur un déroulé chronologique, l'ouvrage permet de dégager la trame générale des grandes phases de l'époque médiévale et montre les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou d'un courant artistique. Un index des thèmes, des noms propres et des lieux facilite la compréhension de la période. Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.