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La politique d'aménagement du territoire. Racines, logiques et résultats
Caro Patrice ; Dard Olivier ; Daumas Jean-Claude
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782868476647
Le présent ouvrage tiré d'un colloque tenu à Besançon en 2000, offre une lecture interdisciplinaire et comparatiste de l'histoire de l'aménagement du territoire en France. Il répond à trois grandes questions : Quelles sont les racines de cette politique ? Selon quelle logique s'est-elle construite ? Pour quels résultats, durant les " trente glorieuses " et depuis la crise des années 70 ? Il rend compte de l'épaisseur historique d'une politique qui n'est pas seulement le produit de la Reconstruction des années cinquante et d'un volontarisme étatique mais aussi le point d'aboutissement de processus (mise en réseaux) et de réflexions (sur la région, la ville ou l'Etat) qui jalonnent l'histoire de la France depuis la fin du XIXe siècle. Grande affaire des années de croissance, l'aménagement du territoire n'a pas géré avec le même bonheur les conséquences de la crise et de la désindustrialisation. Echec d'une politique ? Mutation des mentalités ? L'ouvrage dresse un bilan suggestif des politiques de reconversions industrielles. Il s'interroge aussi sur l'avenir de l'aménagement du territoire à l'heure où l'Etat-nation est remis en cause par la région, l'Europe et la mondialisation. Si les décennies récentes ont mis à mal un type d'aménagement du territoire impulsé par un Etat centralisateur, le XXIe siècle naissant ne favorisera t-il pas, en France comme dans d'autres pays européens, un aménagement privilégiant les initiatives locales ? A l'heure où la confiance dans l'Etat est effritée et où le local est sacralisé, c'est là un des scénarios du possible, mais comme les premières tentatives pour le concrétiser le montrent, il n'est nullement dépourvu d'effets pervers.
Caro Patrice ; Rouault Rémi ; Cassan-Blanc Donatie
Dans un contexte économique et politique français fragilisé (notamment par la crise internationale), le service public d'éducation ne fait pas figure d'exception. L'accumulation des réformes est à la fois une marque et un facteur indéniable de son instabilité. Le projet politique fondé sur la réduction des dépenses publiques tend vers la "libéralisation" du système scolaire et perpétue les clivages traditionnels en matière d'enseignement. Beaucoup d'élèves de quartiers difficiles se trouvent relégués dans des établissements dépendant de l'éducation prioritaire, fuis par les familles les plus aisées; les enfants issus des classes populaires sont plus nombreux à être confrontés à l'échec scolaire que les fils et filles de cadres; les performances des élèves d'outre-mer sont loin d'être comparables à celles des enfants de métropole... Alors que l'"égalité des chances" a toujours été le maître mot des autorités politiques, voire leur caution, les disparités sociales et territoriales ne s'atténuent pas et ont même tendance à se renforcer. Cet atlas présente une géographie de l'école, de la maternelle à l'entrée (ou non) dans les études supérieures, qui pointe de nombreuses inégalités à différentes échelles (européenne, régionale, académique, départementale, communale, locale). Offre de formation, moyens humains et financiers, stratégies de scolarisation à l'heure de la suppression de la carte scolaire, enseignement privé, apprentissage... l'ensemble du système scolaire est ainsi passé au crible, à la lumière de statistiques officielles, révélant le portrait d'une école à plusieurs vitesses qui s'éloigne peu à peu de sa mission de service public.
«Une femme se retourne et nous fait signe de nous taire, une femme un peu moche et pas du tout dans le chagrin. Ça devient vraiment n'importe quoi ces enterrements.» À force de courir les funérailles, le narrateur est devenu un expert en la matière. Mais à bien regarder l'assistance, il semblerait qu'il ne soit pas le seul¿ Un premier roman qui révèle l'univers déjanté de Fabrice Caro, dans la lignée de sa bande dessinée Zaï zaï zaï zaï.
Fabrice Caro est né en 1973. Il a écrit et dessiné une trentaine de bandes dessinées, dont le fameux Zaï Zaï Zaï Zaï. Il est aussi l'auteur d'un roman paru chez Gallimard en 2006, Figurec.4e de couverture : «Tu sais, ça ferait très plaisir à ta s?ur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie.» C'est le début d'un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu'il vient d'envoyer à son ex. Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques. Un récit savamment construit où le rire le dispute à l'émotion.
Buendia Patrice ; Stalner Jean-Marc ; Romanet Caro
Résumé : Le chef-d'oeuvre de Charles Dickens en bande dessinée ! Ebenezer Scrooge est un vieillard avare, grincheux et acariâtre. Sans-coeur, l'argent est le seul bonheur de sa vie jusqu'à l'arrivée de Tiny Tim et des apparitions des trois esprits qui vont transformer son existence ! Cette nuit-là, il doit faire face à son passé, son présent et son avenir, découvrant la bonté et le vrai sens de Noël. Chacun des trois fantômes va lui faire revivre un moment de sa vie et le convaincre de se consacrer aux autres pour trouver la paix. La magie de Noël opère et un cruel grippe-sou se mue en homme généreux...
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.