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Les économistes distingués. Logique sociale d'un champ scientifique
Caro Jean-Yves
SCIENCES PO
20,50 €
Épuisé
EAN :9782724604849
Cher ami, vous qui êtes économiste, dites-nous quels sont les remèdes à la crise ?" Propos de salon, bien sûr, mais qui ne diffèrent guère de certaines demandes des étudiants en sciences économiques. Et l'offre suit... A moins qu'elle ne précède ? A la ville comme du haut de sa chaire, l'économiste semble, en effet, toujours disposé à rendre des oracles sur la politique économique. Grand prodige que cette belle assurance ! D'abord parce que les connaissances d'économie appliquée disqualifient son discours omniscient. Ensuite parce qu'on ne voit guère quels vertigineux raccourcis lui permettent de passer de la haute théorie à la connaissance des situations concrètes. D'où vient, alors, la légitimité, intériorisée par tous, de ses prestations ? Ce livre en situe les ressorts dans la cohérence sociale de l'économie pure. Nombre d'auteurs, parmi les plus célèbres, ont critiqué sévèrement cette production de théorèmes sur le fonctionnement d'économies imaginaires mais les économistes continuent à y voir le sommet de leur science. J. -Y. Caro analyse ce paradoxe et la figure contradictoire de l'économiste distingué. Il explore le jeu magique et essentiel de sa distinction, enjeu indissociablement scientifique et social.
Revivals et remakes, culture pop revisitée, mode et musique vintages, retro ou hipster, samples à l'infini, recyclages à gogo et nostalgie écrasante... Il semble que la "retromania" soit une des caractéristiques principales, si ce n'est le phénomène central, de la pop culture d'aujourd'hui, de la musique en particulier. Si la culture de la citation a toujours existé, à l'heure de YouTube, de l'iPad et de l'Internet 2.0, elle a pris une importance jusqu'ici inégalée. Telle est la thèse présentée ici par Simon Reynolds. Et de s'interroger: ces formes de la nostalgie bloquent-elles le chemin à toute créativité ou bien nous retrouvons-nous nostalgiques précisément parce que notre époque viendrait à manquer d élan créatif?Retromania est un ouvrage de référence pour repenser un rock qui s'épuise à force de se parodier.
Que font les peuples avec les lieux qu'ils habitent ? Cette question est aussi lointaine que les peuples et les lieux eux-mêmes ; aussi lointaine que l'attachement des êtres humains envers certains endroits de la planète ; aussi lointaine, peut-être, que la notion de foyer - "notre terre" par opposition à "la leur". Dans l'époque turbulente qui est la nôtre, marquée par le déracinement des populations et l'ampleur des diasporas, il devient de plus en plus difficile de se raccrocher à des lieux, de prendre pleinement conscience de ce qu'ils ont à nous offrir, et je crains que cela soit considéré partout comme un privilège et un don dans les années à venir. Les Indiens d'Amérique, qui furent les premiers à peupler ce continent et les premiers à en être chassés, ne le comprennent déjà que trop bien. Puissions-nous apprendre de leur expérience."
Grâce à son choix inspiré de DJ, son mélange d'electro, de soul et de hip-hop, ses liens avec New York, son ouverture musicale et son refus du snobisme, l'Haçienda n'était pas seulement en mesure de réagir à la révolution rave: elle avait créé les conditions mêmes de son épanouissement. Et quel épanouissement. Quelques semaines à peine après l'arrivée de I'ecstasy dans le club, toutes les soirées firent carton plein. L'ouverture musicale de l'Haçienda portait enfin ses fruits. Les soirées Nude affichaient complet, tout comme le Temperance Club et Wide. Puis les soirées Hot débutèrent. C'est en 1982 à Manchester que le club FAC 5 I, plus connu sous le nom de l'Haçienda, voit le jour. Financé par Factory, le label de Joy Division et New Order, il devient vite un club de légende. Espace novateur dans sa programmation, lieu de naissance de l'acid house, épicentre de Madchester, l'Haçienda attire les artistes, les foules... et les ennuis! Là où les propriétaires du lieu ont voulu une énergie collective, ils réalisent rapidement que l'affaire tourne au chaos, complètement ingérable: on leur vole du matériel qu'on leur reloue ensuite, des caisses de bouteilles disparaissent continuellement, les problèmes de sécurité s'accumulent, les pertes augmentent et tout le monde, les gangs, la police, les comptables, sont après eux. En 1997, le club ferme ses portes. Avec verve et franc-parler, Peter Hook nous raconte cette histoire telle qu'il la vécue.
Le temps des rock stars, comme celui des cowboys, est révolu. Tué par le streaming, les réseaux sociaux, I'électro, le hip hop... Mais comme pour les cowboys, le mythe continue de vivre dans notre imagination. On demandait aux rock stars de littéralement incarner leurs chansons, d'être tout ce que l'on n'était pas, et de nous ressembler en même temps. D'accompagner notre vie. Et surtout de symboliser la jeunesse éternelle. Mission accomplie. Ce livre nous entraîne dans un long et bruyant voyage, à la recherche du mythe de la rock star, à travers quarante portraits d'icônes du genre, quarante instantanés aux allures de polaroïds saisis à un moment clé de leur carrière. Little Richard hurlant comme un putois aux accents de "Tutti Frutti", le jeune McCartney croisant John Lennon à la kermesse de Woolton, Brian Wilson sombrant dans la folie, les Rolling Stones virant Stu Stewart de leur groupe en plein devenir, Bruce Springsteen écoutant les conseils de Jon Landau, Prince renonçant à son nom pour enregistrer plus de musique, ou Kurt Cobain sonnant le glas de quatre fabuleuses décades... Rock'n'roll Animals constitue non seulement une réflexion inédite et un hommage plein de nostalgie sur le mythe de la rock star, mais aussi un formidable abrégé de l'histoire du rock et de ses héros. De notre histoire.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.