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Liberté & Cie. Quand la liberté des salariés fait le bonheur des entreprises
Carney Brian ; Getz Isaac ; Demange Odile
FAYARD
25,71 €
Épuisé
EAN :9782213662817
Notre société a érigé la liberté comme l?une de ses valeurs cardinales, censée gouverner notre système politique comme nos vies privées. Les patrons sont souvent les premiers à vanter ses vertus, en faisant un pilier du capitalisme. Mais ces belles paroles s?arrêtent net à la porte des entreprises: en effet, dans le monde du travail, la hiérarchie, le contrôle, la surveillance continue semblent bien la règle. Pourtant, l?enquête de Brian Carney et d?Isaac Getz montre qu?il existe une autre manière d?agir et nous invite dans des entreprises où la liberté est devenue le principe de management. On y écoute les salariés au lieu de leur dire quoi faire. On les traite en adultes responsables au lieu de limiter les informations dont ils disposent et de faire contrôler chacun de leurs faits et gestes par une hiérarchie pléthorique. On encourage la prise de risque et l?initiative individuelle. Situées en France, aux États-Unis ou encore en Finlande, ces entreprises ont été « libérées » par des dirigeants visionnaires qui ont totalement révolutionné la culture de leurs firmes. En réveillant le potentiel humain qu?elles recelaient, ils leur ont fait battre des records de rentabilité. À travers leurs histoires, Brian Carney et Isaac Getz nous révèlent une autre manière d?être, enfin, libres, heureux et efficaces au travail. « Ce livre est d?une importance capitale. Il trace un chemin pour refonder le pacte entre les organisations et le milieu humain avec lequel elles se développent. » Enjeux ? Les Échos
Chaque année, des millions de sportifs s'adonnent aux exigences élevées du Crossfit, relèvent des défis à l'occasion des courses à obstacles, repoussent leurs limites physiques et mentales. Ces athlètes ont en commun, sans parfois même en avoir conscience, un lien très fort avec leur environnement qui leur permet d'exploiter pleinement leur potentiel primaire. Personne n'incarne mieux que Wim Hof les ressources inépuisables du corps humain. En effet, la capacité de celui-ci à réguler sa température corporelle dans des situations de froid extrême a provoqué un véritable séisme dans le monde scientifique et suscité de nombreuses études. À travers ses exploits, nous commençons à peine à comprendre comment l'adaptation au froid pourrait combattre les maladies auto-immunes, les douleurs chroniques et même guérir l'un des maux les plus meurtriers de notre époque : le diabète. Scott Carney, journaliste récompensé à plusieurs reprises pour ses travaux, explore le monde fascinant des transformations que peut déclencher le corps humain dans des situations extrêmes. Lorsqu'il rencontre pour la première fois Wim Hof, il ne doute pas un instant qu'il va pouvoir révéler la supercherie de celui qui s'est acquis une solide réputation dans le monde du fitness. Mais après une semaine de pratique de sa méthode, Scott Carney n'a d'autre choix que d'accepter l'évidence : il parvient lui-même aux mêmes exploits que Wim Hof. Sa propre expérience culmine dans un record à la hauteur de ses découvertes : l'ascension du Mont Kilimanjaro avec pour tout vêtement un short et une paire de chaussures de running. Dans ce livre, il révèle pour la première fois des techniques que chacun peut appliquer au quotidien pour accroître ses capacités d'adaptation.
Figures emblématiques et controversées du mouvement breton, Mordrel, Delaporte, Lainé et Fouéré font partie de ces intellectuels qui, trop jeunes pour être appelés au combat, et ayant nourri le sentiment d'être les injustes survivants de 14-18, ont reporté sur la cause nationale l'ardeur de leur génération inutile. En ce sens, le nationalisme breton de l'entre-deux-guerres est la Grande Guerre continuée au prix de sa transfiguration. Ce combat s'est inscrit très tôt dans un horizon international mais, faute d'écho du côté des Irlandais, des Ecossais et des Gallois, le panceltisme a tourné court, au profit de relations plus fructueuses avec des interlocuteurs flamands, corses, alsaciens ou allemands. En croisant les itinéraires de ces acteurs majeurs de la scène bretonne, on s'aperçoit en effet qu'ils participent de la nébuleuse non-conformiste qui se forme en Europe à la fin des années 1920. La mystique nationale de Breiz Atao rejoint donc, à bien des égards, celle des autres "relèves" qui s'expriment à la même époque et qui développent, sous des formes diverses, le projet d'une révolution conservatrice. Mais elle est aussi, par certains aspects, la projection des angoisses ou des ambitions personnelles de ses dirigeants. Idéologie, pragmatisme ou concours de circonstances amènent ceux-ci à entretenir une alliance avec l'occupant entre 1940 et 1944, chacun à sa façon et pas tous au même degré. Même s'ils en ont obtenu bien moins que ce qu'ils espéraient, cet engagement est ce dans quoi, par la suite, on les a trop souvent enfermés. Or, on ne comprendra rien à Mordrel, Delaporte. Lainé ou Fouéré, tant qu'on s'obstinera à n'en faire que des "collabos". L'histoire du mouvement breton ne se réduit pas à des épisodes spectaculaires et dramatiques de la Seconde Guerre mondiale : ceux-ci ne furent que la mise en application d'idées énoncées bien avant, partout en Europe, et adaptées à la Bretagne par quelques personnalités hors norme.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).